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LewisJoly-ACF-MOYAMBA_042 © Lewis Joly pour Action contre la Faim

À la Une

Faim

Pourquoi la faim dans le monde existe-t-elle toujours ?

Le constat est alarmant. La crise du COVID pourrait ajouter de personnes supplémentaires aux rangs des personnes sous-alimentées .  Environ 660 millions de personnes pourraient encore souffrir de la faim en 2030 en partie en raison des effets durables du COVID-19 – soit 30 millions de personnes de plus que si la pandémie n’avait pas eu lieu.

Il faut donc poursuivre nos efforts de solidarité collective et appuyer davantage de réformes politiques.

 

Quelles sont les populations les plus touchées par la faim dans le monde ?

Les personnes les plus touchées sont les enfants et les femmes et plus particulièrement les paysans et petits producteurs agricoles. Les femmes, victimes d’inégalités dans certains pays, n’ont pas d’accès à la nourriture ou les ressources suffisantes pour s’en procurer à leur faim. Les enfants ont un système immunitaire plus fragile et sont donc très vulnérables.

Il est indispensable de revoir le système alimentaire mondial. Les dirigeants doivent profiter d’occasions comme le sommet du G7 pour encourager un changement global et espérer atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) promus par l’ONU, d’ici 2030 pour garantir un monde durable pour tous[2].

 

 

Elle utilise de nombreuses techniques respectueuses de l’environnement comme la recherche de complémentarité entre les espèces par exemple. Elle est meilleure par rapport aux pratiques agricoles industrielles qui appauvrissent et dégradent les sols et qui constituent une autre cause de la faim. L’agroécologie valorise également les savoir-faire paysans et œuvre pour des systèmes alimentaires économiquement viables et justes.  

 

Quelles sont Les causes de la faim dans le monde ?

La faim découle principalement des conflits, des inégalités et des dérèglements climatiques, tous trois sont étroitement liés.

 

Les conflits

En 2016 environ 60% de la population mondiale souffrant de la faim se trouvait dans des pays en conflit. Les deux tiers des personnes souffrant de la faim vivent dans 8 pays : l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Nigeria, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen. La plupart de ces pays sont en conflit ou souffrent encore des conséquences d’un conflit passé. [3]

Aujourd’hui, dans de nombreux pays la faim est utilisée comme une arme de guerre. Affamer les populations, empoisonner des puits, brûler des champs, ces pratiques sont aujourd’hui des tactiques de utilisées pour asservir les populations. Pour lutter contre cela nous avons appuyé la Résolution 2417 qui punit l’utilisation de la faim comme arme de guerre.

Les conflits peuvent naître d’un accès inégal aux ressources mais aussi des mouvements de population provoqués par d’autres conflits, la pauvreté et même les changements climatiques.

 

Le climat

La crise climatique et les conditions météorologiques extrêmes ont fait basculer 34 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire en 2019. Cyclones, inondations, sécheresses, ces événements destructeurs plongent chaque année des milliers de personnes dans la précarité. Après avoir vécu une catastrophe naturelle les populations sont privées de leurs terres, leur revenus, leurs habitations. Les aléas climatiques poussent les populations à se déplacer et à chercher refuge dans d’autres pays, ou à chercher d’autres ressources ce qui peut provoquer des conflits lorsque l’accès est insuffisant et qu’il faut de plus le partager.

Aujourd’hui, notre modèle agro-industriel nourrit lui-même les causes de la faim dans le monde : l’agriculture est à la fois victime et bourreau, car si les événements climatiques extrêmes sont la principale cause de pertes agricoles au niveau mondial, le système alimentaire agro-industriel émet à lui seul un tiers des émissions de gaz à effet de serre, dont 50 % et 60 % des émissions de méthane et de protoxyde d’azote, qui ont respectivement un pouvoir de réchauffement 25 et 298 fois supérieur à celui du CO25. 

Nous encourageons la création de jardins, les pratiques comme l’agroforesterie ou l’agroécologie et les banques de semences en formant les communautés ou en leur fournissant le matériel nécessaire. Sans un environnement durable et protégé, tous nos efforts communs contre la faim seront compromis.

Lewis Joly pour Action contre la Faim

© Lewis Joly pour Action contre la Faim

Distribution Niger © Lys Arango pour Action contre la Faim

© Lys Arango pour Action contre la Faim

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Les inégalités

L’accès aux principales ressources nécessaires à la survie, à savoir : l’eau, des terres cultivables, l’éducation, la santé, est inégal à travers le monde. Aujourd’hui encore, des millions de personnes n’ont pas l’eau courante alors que les maladies liées à l’eau favorisent le développement de la malnutrition. L’OMS estime que 50% des cas de malnutrition infantile sont directement liés à la consommation d’eau impropre à la consommation ainsi qu’ à un manque d’hygiène et d’assainissement.  Pour lutter contre la faim durablement et efficacement, il est indispensable de garantir l’ODD numéro 6 : l’accès à l’eau pour tous.

L’égalité entre les sexes joue elle aussi un rôle dans la progression ou la lutte contre la faim. Les femmes jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la faim mais font face à une discrimination quasi-systématique dans certaines régions du globe.

Partout dans le monde, les femmes n’ont pas un accès égal à la terre, aux outils, et aux moyens financiers pour s’émanciper, sont mariées de force ou manquent d’accès à l’éducation ce qui les pousse à rester dans le cercle vicieux de la pauvreté. Or, si les femmes et les hommes jouissaient du même accès aux terres la faim pourrait reculer de 12 à 17%. Les femmes sont aussi plus à même d’être affectées par les dérèglements climatiques, les déplacements de population et les conflits. [4]

Le Covid-19 aggrave la faim dans le monde

 

La crise sanitaire a beaucoup impacté les systèmes alimentaires dans le monde. Les restrictions et les confinements mis en place un peu partout pour lutter contre le virus ont conduit à la perte de récoltes et de revenus ce qui a plongé des millions de personnes dans un état de précarité. A cause du coronavirus, plusieurs millions de personnes rencontrent aujourd’hui des difficultés pour s’alimenter correctement, révélant les inégalités sociales, ce qui nécessité aussi le soutien à la protection sociale

En France par exemple, une étude d’Action contre la Faim démontre que la moitié des personnes qui bénéficient des aides alimentaires en 2021 n’avaient pas recours à ces aides avant la crise sanitaire. Actuellement dans le monde, 3 milliards de personnes n’arrivent pas à avoir un régime alimentaire sain pour des raisons économiques.  

La malnutrition connait une augmentation inquiétante, surtout dans les pays dont les systèmes de santé étaient déjà fragilisés par les conflits, les aléas climatiques et la pauvreté, avant l’arrivée du Covid-19. Les impacts de la crise sanitaire ont accentué la faim chez ces populations. 

Dans son dernier rapport mondial sur l’insécurité alimentaire, l’Agence des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture a identifié des pays tels que le Burkina Faso, le Yémen, le Nigéria, le Sud Soudan comme étant à risque de famine. Ces zones sont en conflit et les populations vivaient déjà une situation alimentaire difficile avant le début de la crise sanitaire. La pandémie est venue s’ajouter à la liste des défis. Il est donc important de permettre à ces personnes d’avoir accès à la santé et à l’aide humanitaire. Ces zones sont souvent difficiles d’accès pour les acteurs de l’humanitaire à cause des contraintes administratives et sécuritaires. 

 

Améliorer les systèmes alimentaires

 

La pandémie du coronavirus a montré les failles des systèmes alimentaires. Face à l’augmentation continue du nombre de personnes souffrant de la faim, il est nécessaire d’agir en s’attaquant aux sources du problème. Nous devons d’abord soutenir au plus vite les personnes victimes des crises alimentaires pour éviter que la situation ne s’aggrave et pour empêcher des morts.

Action contre la Faim appelle les décideurs et gouvernements du monde entier à prendre des mesures. Il est urgent d’inverser la tendance en transformant radicalement les systèmes alimentaires en faveur de l’agroécologie paysanne. Les Etats doivent orienter leurs efforts vers l’agroécologie et vers des systèmes alimentaires locaux et pérennes. L’agroécologie permet d’amplifier la production alimentaire tout en diminuant les pressions environnementales telles que : les gaz à effet de serrele recours aux produits phytosanitaires, etc. 

 

Depuis plus de 40 ans, Action contre la Faim agit pour prévenir, dépister et traiter la malnutrition, ses causes et ses conséquences sur les populations les plus vulnérables. Comme la faim à plusieurs causes, notre approche est multisectorielle pour répondre aux besoins des populations vulnérables. Il est important de continuer nos efforts pour enfin venir à bout de la faim dans le monde.

 

 


Sources

[1] Source Indice de la faim dans le monde sorti en 2020
[2] 17 Objectifs de Développements durables définis par l’ONU pour sauver le monde.
[3] Rapport World Food Program 2020 : https://www.wfp.org/publications/2020-global-report-food-crises.
[4] Source Rapport mondial sur les crises alimentaires de 2019
Rapport « Une Pincée d’agroécologie pour une louche d’agro–industrie » ACF/Oxfam/CCFD

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