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Cristophe Da Silva pour Action contre la Faim Cristophe Da Silva pour Action contre la Faim

À la Une

Nutrition et Santé

Comment nous dépistons, traitons et prévenons la sous-nutrition ?

Parler de la faim, c’est parler de ces plus de 820 millions de personnes qui en souffrent. Pour nous, la faim est une maladie qui porte le nom de sous-nutrition. Dans nos pays d’intervention la faim va bien au-delà de la sensation d’avoir envie et même besoin de manger. Cette maladie se manifeste dans des zones de conflit, où les femmes, hommes et enfants peuvent survivre plusieurs jours sans manger ou n’ont pas accès à une nourriture assez variée. Elle apparaît également après des catastrophes naturelles, lorsque l’accès à l’eau est restreint voire inexistant, l’accès au travail et à la santé également.

 

Au niveau global, 49,5 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de sous nutrition, les deux tiers d’entre eux vivent en Asie.

La faim est aussi une conséquence des changements climatiques, les principales victimes en sont les petits producteurs qui doivent faire face à des inondations, sécheresses et autres aléas climatiques. La faim se dépiste, se soigne et se prévient. Parmi nos activités nous menons un grand nombre de programmes en Nutrition et Santé.

Dépister

Il est possible de dépister la faim, ses premiers signes et ces symptômes à travers des outils simples. Le bracelet MUAC permet de mesurer le tour du bras du patient. A travers un code couleur et des mesures il indique un bon état de santé en vert, lorsque le patient est en risque de sous nutrition c’est la couleur orange et enfin les cas les plus graves sont indiqués par la couleur rouge. Cette dernière indique un état critique du patient, le plus souvent des enfants, dont le tour de bras sera extrêmement fin. Chaque mesure du tour de bras du patient est comparée avec sa taille et son poids. Chez les enfants, cela nous permet de déterminer s’il est atteint de retard de croissance, s’il a un poids adapté pour son âge et sa taille et ainsi savoir s’il est atteint de sous-nutrition et de quel type.

Ensuite, il faut mesurer le patient, une étape compliquée pour les enfants. Nous les allongeons sur une structure en bois qui servira à les mesurer. Pour s’assurer de la précision il faut que la tête et les pieds de l’enfant soient maintenus bien doits, cette partie de l’examen a tendance à effrayer les plus petits il faut donc faire en sorte qu’elle dure le moins longtemps possible. Le patient sera ensuite pesé pour compléter les différentes mesures et déterminer son état.

Le patient sera également ausculté s’il présente déjà des signes de sous-nutrition, afin de déterminer si le cas et grave et s’il comporte d’autres complications comme des œdèmes. Symptomatiques de la sous-nutrition il est important de les détecter à temps. Pour s’assurer que le patient n’en a pas il suffit de prendre les mains ou les pieds du patient en exerçant une légère pression. Si un œdème est présent, la peau prendra plus de temps à reprendre sa couleur normal après l’effet « pression ».

Cristophe Da Silva pour Action contre la Faim Cameroun Cristophe Da Silva pour Action contre la Faim

Cristophe Da Silva pour Action contre la Faim

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Notre priorité pour lutter efficacement contre la faim est de fournir un accès aux soins au plus grand nombre. C’est pourquoi nos centres de santé sont implantés localement. Nous nous chargeons de former sur place de nombreux bénévoles, parents et personnel de santé au dépistage de la sous-nutrition afin de la traiter des les premiers signes avant que l’état du patient ne devienne trop critique. Dans le cas échéant, les patients seront redirigés vers nos centres de santé et de stabilisation afin qu’ils puissent avoir accès à un suivi plus poussé et que la famille puisse recevoir un accompagnement psychologique.

Prise en charge

Nos centres de santé accueillent enfants et mères allaitantes pour les dépister, les traiter et les accompagner dans ce processus. L’accès à la santé, dans les zones isolées notamment, est primordial pour faire reculer la maladie.

Une fois arrivés les patients et notamment les enfants passent un test d’appétit qui nous permet de vérifier si l’enfant ressent encore la sensation de faim et s’il peut ingérer et digérer de la nourriture.

Selon les résultats, les patients seront ensuite dirigés vers deux types de centres. Le premier est vise à prendre en charge les patients souffrant de sous-nutrition modérée, l’état de maladie n’est pas encore sévère et peut donc être traitée depuis le domicile des patients. Les parents repartent avec des doses d’aliment thérapeutique prêt à l’emploi et soignent leur enfant chez eux avant de revenir pour une consultation et un suivi quelques semaines plus tard.

Le second type de centre est un endroit où l’on traite les patients qui souffrent de la forme la plus grave de la maladie, la sous-nutrition aiguë sévère et nécessitent d’être internés. Cette situation peut s’avérer compliquée pour la famille lorsque les parents travaillent et se trouvent loin du centre ou lorsqu’ils doivent s’occuper du reste de la famille. Dans les cas les plus graves et lorsque l’enfant ne peut plus s’alimenter il est placé sous sonde. On lui administre des aliments par le biais d’une petite sonde qui passe par les voies orales le temps qu’il reprenne des forces pour pouvoir manger des aliments plus consistants.

Un entretien médical et un accompagnement psychologique sont fournis dans les deux centres afin de soutenir au mieux les patients.

La sous-nutrition maternelle et infantile contribue à 45 pour cent des décès d’enfants de moins de cinq ans.

Prévenir

Nous ne sommes pas seuls à nous attaquer à une maladie d’une telle ampleur. Nous formons des femmes, des hommes, des membres des communautés, des mères, des pères et du personnel de santé dans les pays dans lesquels nous intervenons. La sensibilisation est une étape primordiale dans la lutte contre la faim et contre la sous-nutrition. Ces séances passent par la formation de bénévoles mais aussi par des ateliers de prévention auprès des communautés et des parents.

La formation de bénévoles permet de fournir un accès à la santé même dans les zones isolées. Les bénévoles apprennent à dépister la maladie et à en reconnaître les premiers signes. Les bénévoles auscultent les patients en cherchant des œdèmes, en mesurant, en pesant les patients.

Grâce à eux l’accès à la santé est de plus en plus présent, nous somme capables à travers nos bénévoles de détecter la malnutrition et la sous-nutrition où qu’elle soit ! Leur rôle consiste également à faire évoluer les mentalités dans certaines régions reculées et de changer les habitudes pour adopter de bonnes pratiques. Nous faisons beaucoup appel à eux, et dans certaines communautés il est nécessaire d’avoir une personne en qui la communauté a confiance, qui parle la langue et connait la culture. Les parents sont en pleine confiance et sont plus à même de laisser des bénévoles qu’ils connaissent dépister leur enfant. Lorsque les bénévoles dépistent un enfant dont le cas est plus grave et nécessite un suivi plus poussé, ils le redirigent vers nos centres de santé.

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