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RCA © Paul Lorgerie pour Action contre la Faim

À la Une

Z Event

A quoi vont servir les dons du Z Event ?

Le Z Event, ce marathon de streaming caritatif qui réunit chaque année une cinquantaine de streamers en continu sur un week-end, a collecté plus de 10 millions d’euros pour Action contre la Faim. Un record. 

Nous avons créé un fonds dédié aux dons du Z Event 2021. Ces dons seront utilisés pour soutenir plusieurs de nos programmes qui ont des besoins de financement ou qui se trouvent dans des contextes difficiles comme des conflits ou des problèmes d’accès humanitaires.

Les dons des particuliers nous permettent de sauver plus de vies, toucher plus de gens, avoir un meilleur impact et une meilleure efficacité. Ils garantissent également notre liberté d’action, qui ne dépend pas des bailleurs de fonds publics.

Notre mission est de sauver des vies et de réduire l’insécurité alimentaire dans ces pays. Nos programmes s’articulent autour de 7 domaines d’expertise.

Nous avons déjà identifié une vingtaine de projets dans 18 de nos pays d’intervention qui recevront une partie des dons. 

infographie Z Event

A quoi vont servir les dons du Z Event ?

infographie Z Event

A quoi vont servir les dons du Z Event ?

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A quoi vont servir les dons du Z Event ?

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A quoi vont servir les dons du Z Event ?

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A quoi vont servir les dons du Z Event ?

De nombreux projets financés grâce à vous !

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    En Centrafrique, priorité à la santé et à la relance agricole

     

    Soutien au Centre Pédiatrique de Bangui

     

    La Centrafrique est l’un des pays les plus pauvres au monde : plus de 60% des Centrafricains dépendent de l’aide humanitaire et on estime que plus de 40% de la population sont en état d’insécurité alimentaire. Grâce aux dons du Z Event, nous pourrons notamment renforcer notre soutien au Centre Pédiatrique de Bangui.

    La moitié de la population centrafricaine habite à Bangui. Il est donc nécessaire de continuer à apporter notre soutien à ce centre ainsi qu’aux centres nutritionnels de la ville. L’objectif est de pouvoir prendre en charge 3500 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Nous formerons également 53 personnels de santé de Bangui et 21 enseignants de santé et plus de 500 étudiants en médecine, infirmiers et professions paramédicales à la prise en charge de la malnutrition sévère ainsi qu’en psychologie.

     

    Soutien à l’hôpital d’Alindao

     

    Dans la province de Basse-Kotto, l’hôpital de District d’Alindao est la seule structure de santé qui délivre des soins de santé primaires et secondaires de qualité gratuitement aux populations. Dans ce pays où l’extrême pauvreté prive souvent les personnes d’accès aux services de base, la gratuité est primordiale.

    Avec les dons du Z Event, nos équipes mettront en place une pompe et un système de traitement de l’eau pour que l’hôpital ait de l’eau potable et propre en quantité. Nous renforcerons les activités de prise en charge des enfants de moins de cinq ans, pour les maladies infantiles et la sous-nutrition ainsi que celles des femmes enceintes et allaitantes tout au long de leur parcours de maternité. Nous fournirons aussi l’équipement médical et nous embaucherons du personnel pour renforcer l’équipe de l’hôpital. L’objectif est de soutenir 18 500 patients.

     

    Relance agricole dans l’Ouham

     

    En Centrafrique, la production agricole représente 75% des revenus des populations. Cependant l’insécurité, la réduction des surfaces cultivables, les difficultés d’accès aux semences de qualité, le changement climatique, les maladies des cultures et les attaques de nuisibles entraînent souvent une production faible qui laissent les agriculteurs avec peu de ressources pour se nourrir et faire du commerce.

    Pour aider les producteurs centrafricains à faire face à ces défis, nos équipes fournirons des semences de maïs, d’arachides et de sésame ainsi que des outils et formeront 1 750 familles (soit 8 750 personnes) à des techniques agricoles durables grâce à des Champs de démonstrations. Nos équipes accompagneront également des groupements des multiplicateurs de semences pour pérenniser ces actions. Parmi les 1750 familles, 700 ménages particulièrement vulnérables (car composés de femmes enceintes ou allaitantes ou d’enfants de moins de cinq ans) seront accompagnés pour développer des jardins de case avec la plantation de tomates, épinards, oignons, carottes, laitues et gombos.

    L’objectif est d’accompagner ces familles vers une alimentation équilibrée et nutritive pour lutter contre la sous-nutrition grâce à des démonstrations culinaires et des conseils pour l’alimentation et la nourriture des jeunes enfants, et globalement de contribuer à la sécurité nutritionnelle des populations affectées par la crise sécuritaire.

     

    Madagascar face à la crise climatique

     

    Depuis une dizaine d’années, nos équipes observent des aléas climatiques de plus en plus intenses dans cette région du pays (diminution de la pluviométrie, augmentation des températures, fréquence des cyclones, etc.). Ces aléas s’ajoutent à une situation préexistante de pauvreté, de manque d’eau, de manque d’infrastructures et de crise sanitaire. On estime aujourd’hui que plus 1,6 millions de personnes souffrent de la faim dans le Grand Sud de Madagascar.

    Face à cette situation il y a donc un enjeu de prise en charge immédiate des populations souffrant de la faim mais également de prévention et mitigation des risques liés aux aléas climatiques. Grâce aux dons du Z Event, nous pourrons renforcer les capacités de préparation et de réponses aux aléas climatiques dans la région Atsimo Andrefana en appuyant notamment les communautés à la mise en place de plan de contingence et en positionnant des stocks d’urgence comprenant notamment des kits de premiers secours en cas de crise.

     

    MAD_FSL_2021_Stephane Rakotomalala -300 (12) © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    Madagascar

    © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    MAD_FSL_2021_Stephane Rakotomalala -1111 (5) © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    Madagascar

    © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    MAD_FSL_2021_Stephane Rakotomalala -34 © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    Madagascar

    © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    MAD_FSL_2021_Stephane Rakotomalala -36 © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    Madagascar

    © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    MAD_FSL_2021_Stephane Rakotomalala -23 © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

    Madagascar

    © Stéphane Rakotomalala pour Action contre la Faim

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    En Côte d’Ivoire, soutien aux jeunes entrepreneurs en agriculture urbaine

     

    En Côte d’Ivoire, 39,4 % de la population est en situation d’extrême pauvreté. 21,6 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de sous-nutrition chronique et 10,8 % de la population est en situation d’insécurité alimentaire.

    Dans ce contexte, où l’accès aux ressources reste un enjeu primordial pour la population et notamment les jeunes, les équipes d’Action contre la Faim ont développé le projet Jeunes Entrepreneurs en Agriculture Urbaine à Abidjan.

    L’objectif est de créer des emplois pour les jeunes des quartiers défavorisés d’Abidjan en les formant à la culture de maraîchers hors sol et sous abri et de promouvoir une agriculture de proximité en circuit court. Plus de 30 jeunes ont déjà bénéficié de 100 heures de formations afin d’améliorer leur capacité en termes de gestion financière, technique et organisationnelle et une tonne de tomates a été récoltée l’année dernière.

    La pandémie COVID-19 a eu un impact sur le système de santé ivoirien, déjà fragile, réduisant les capacités et l’accès aux services de santé en particulier pour les personnes vulnérables comme les femmes enceintes et les adolescentes.

    Ce projet commun avec le Libéria et la Sierra Leone et cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) est mis en œuvre depuis 2018, afin de renforcer les services de soins de santé primaires, restaurer la confiance des communautés dans leur système de santé et les inciter à adopter des comportements appropriés liés à leur santé.

    Ce programme a permis à Action contre la Faim de développer son expertise en matière de santé des jeunes via la mise en place d’application mobile e-Health mais également dans le domaine de la santé des populations rurales et dans le secteur de la santé publique en général.

     

     

    Prévention de la sous-nutrition au Burkina Faso et à Madagascar

     

    Le Burkina Faso et Madagascar sont deux pays fortement touchés par l’insécurité alimentaire à cause des conflits au Burkina Faso, de la pauvreté et des chocs climatiques à Madagascar. Au Burkina Faso, on estime que d’ici l’été 2022 ce sont 2,6 millions de personnes qui souffriront de la faim.

    Le programme dans ces deux pays propose :

    • Des activités de renforcement des systèmes de santé au niveau local et national pour assurer la prise en charge de la malnutrition aigüe dans le paquet de soins primaires de santé
    • L’amélioration des méthodes agricoles pour assurer des moyens d’existence pérennes et une diversité alimentaire adéquate
    • Le renforcement des pratiques d’hygiène pour limiter les maladies diarrhéiques via la promotion de stations de lavage des mains

     

    Le Burkina Faso fait face à des crises alimentaires et nutritionnelles dues principalement aux effets du changement climatique, à la faiblesse des productions agropastorales et à la faible résilience des ménages du fait de l’extrême pauvreté. Depuis 2016, une forte dégradation du contexte sécuritaire engendre des déplacements massifs de population et exacerbe la situation alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables qui étaient déjà en situation de pauvreté. En effet, toutes les régions du pays enregistrent l’arrivée de mouvements de population fuyant les zones de conflit notamment le Nord, le Centre-Nord et le Sahel. Le nombre de personnes déplacées internes s’élève aujourd’hui à près de 2 millions.

    Pour venir en aide aux personnes déplacées, les équipes d’Action contre la Faim mène un projet dans les provinces de Kénédougou et de Houet, dans la région des Hauts-Bassins afin d’améliorer la situation alimentaire, le statut socio-économique et la résilience de groupes de populations particulièrement vulnérables (enfants en bas âge, femmes, personnes handicapées et ménages particulièrement pauvres).

     

     

    Au Bangladesh, priorité à la santé avec le renforcement du centre de stabilisation nutritionnel

     

    860 000 réfugiés Rohingyas vivent au Bangladesh après avoir fui les violences dans l’Etat voisin du Myanmar.

    Les dons du Z Event nous permettront de renforcer notre intervention en nutrition dans le district de Cox’s Bazar, où vivent la plupart des réfugiés Rohingyas, grâce au renforcement de notre centre de stabilisation nutritionnel prenant en charge les enfants de moins de 5 ans souffrant des formes les plus graves de sous-nutrition.

    Bangladesh 2019 - Action contre la Faim ©Tom Gustin
    pour Action contre la Faim

    Bangladesh

    Tom Gustin pour Action contre la Faim

    Dildar Begum and her children.
    Kathleen Prior

    Bangladesh

    Sébastien Duijndamn pour Action contre la Faim

    Mohosena-Bangladesh.jpg

    Bangladesh

    Sébastien Duijndamn pour Action contre la Faim

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    Au Yémen : Maintenir l’accès et la qualité des services de santé et de nutrition

     

    Le Yémen connaît l’une des plus graves crises humanitaires au monde. Plus de la moitié de la population yéménite est exposée à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire, tandis que les cas de malnutrition aiguë atteignent des taux records parmi les enfants de moins de cinq ans. L’intensification des hostilités depuis le mois décembre 2021 combinée à une crise de financement continuent d’entraver l’acheminement d’une aide humanitaire pourtant vitale pour éviter la famine. En l’absence d’un financement durable, plusieurs structures de santé ont déjà dû fermer ou suspendre leurs services en 2020, interrompant l’accès aux soins de santé essentiels pour les populations affectées par le conflit. Les enfants et les femmes enceintes et allaitantes sont particulièrement affectés par l’interruption des services de santé.

    Face à cette situation dramatique, il est impératif de soutenir les services de santé et de nutrition pour empêcher le pays de basculer dans la famine. Grâce aux dons du Z Event, nous pourrons renforcer notre soutien auprès de 33 établissements de santé et 3 équipes mobiles au nord et au sud du pays, dans les gouvernorats de Hodeidah, Lahj et Abyan.

    Notre programme a deux objectifs. 

     

    Garantir l’accès à la santé

     

    Alors que 20 millions de personnes n’ont pas accès aux soins de santé de base, on estime qu’un enfant décède de maladies évitables toutes les dix minutes. C’est pourquoi nous appuierons les centres de santé pour garantir l’accès des personnes les plus vulnérables aux consultations de santé primaire et reproductive, ainsi qu’aux vaccins recommandés (contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite notamment) pour les enfants en bas âge.

    En parallèle, nous appuierons la prise en charge et le traitement des maladies infantiles détectées chez les enfants de moins de cinq ans dans les centres de santé adaptés. Nous renforcerons aussi l’accueil et le suivi médical des femmes enceintes tout au long de leur parcours de maternité, avant et après leur accouchement. Enfin, nous renforcerons la qualité et la sécurité des 33 structures de santé, à travers la réhabilitation d’infrastructures sanitaires, la livraison de médicaments et d’équipements essentiels.

     

     

    Yémen Florian Seriex pour
    Action contre la Faim

    Yémen

    © Florian Seriex pour Action contre la Faim

    RE1A3984 Florian Seriex

    Yémen

    © Florian Seriex pour Action contre la Faim

    Yemen © Florian Seriex
    pour Action contre la Faim

    Yémen

    © Florian Seriex pour Action contre la Faim

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    Traiter et prévenir la sous-nutrition

     

    Au Yémen, plus de 2,25 millions d’enfants de moins de cinq ans et 1 million de femmes enceintes et allaitantes souffrent de malnutrition aiguë. Les ménages ont une consommation alimentaire largement insuffisante se traduisant par une malnutrition aigüe et une mortalité élevée, ainsi qu’au recours à des stratégies de subsistances négatives telles que la vente de leurs avoirs.

    Face à ce constat dramatique, le traitement de la sous-nutrition et la diffusion des pratiques nutritionnelles chez les nourrissons est essentielle pour contribuer à la sécurité alimentaire des personnes affectées par le conflit. Pour cela, nous soutiendrons les établissements de santé dans la prise en charge et le traitement de la malnutrition sévère et aigüe chez les enfants de moins de cinq ans, ainsi que chez les femmes enceintes et allaitantes. Ces traitements cibleront en priorité les personnes déplacées et les communautés d’accueil vulnérables et affectées par le conflit.

    En parallèle, nous proposerons des sessions de suivi et d’accompagnement sur les bonnes pratiques nutritionnelles aux femmes enceintes et allaitantes. Des formations seront également proposées aux personnels de santé et aux travailleurs communautaires pour renforcer leurs compétences en matière de nutrition.

    Dans les prochains mois, nous continuerons de vous détailler les efforts accomplis sur le terrain et d’autres projets seront identifiés pour pouvoir continuer à travailler dans des zones oubliées où les besoins demeurent immenses.

     

    Renforcer la sécurité alimentaire des familles par la production de cultures négligées et sous-utilisées au Népal

     

    Environ 65% de la population totale du Népal dépend de l’agriculture pour vivre. Selon l’Organisation internationale du travail, le secteur fait vivre 68 % de la population népalaise et représente 34 % du PIB. Néanmoins, le Népal peine à produire un approvisionnement suffisant en nourriture pour ses citoyens. Les agriculteurs ont un accès limité aux semences améliorées, aux nouvelles technologies et aux opportunités de marché. En l’absence d’infrastructures, de systèmes de marché et de connaissances fiables, ainsi que d’un système alimentaire et agricole non durable, le secteur est sous-exploité et les moyens de subsistance qui y sont associés sont limités.

    Le Népal possède une grande diversité de cultures dites négligées, sous-utilisées ou encore marginalisées. Ces cultures comme l’acacia, le moringa, le champignon, l’épinard etc… ont d’énormes valeurs nutritionnelles, médicinales et économiques qui pourraient contribuer à la réduction de la pauvreté, principalement dans les zones rurales, et à l’amélioration de l’état nutritionnel et sanitaire de la population locale.

    En lien avec l’association locale SAHARA, les équipes d’Action contre la Faim interviennent dans le district d’Udayapur, zone particulièrement vulnérable aux événements climatiques, dans le but d’améliorer la sécurité alimentaire des familles les plus vulnérables par le biais du développement de la chaîne de valeur du bambou, des champignons et d’autres espèces de cultures négligées et sous-utilisées.

     

    Améliorer la santé et l’état nutritionnel des enfants et des mères au Pakistan

     

    Depuis des décennies, la malnutrition est répandue à tous les âges au Pakistan. La malnutrition ne touche pas seulement les enfants, mais aussi les femmes en âge de procréer qui souffrent d’anémie, généralement liée à une carence en fer dans les communautés les plus pauvres, en partie due à l’insécurité alimentaire.

    Le pays compte le troisième plus grand nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant d’un retard de croissance au monde (45 % à l’échelle nationale, 50 % dans la province de Sindh et 63 % en moyenne dans les zones rurales).

    Action contre la Faim contribue à l’élimination de la sous-nutrition et de la faim en améliorant la santé et l’état nutritionnel des enfants et des mères en renforçant ses interventions spécifiques en matière de nutrition dans huit districts ciblés de la province de Sindh, région très exposée aux risques de catastrophes naturelles.

    Meres et enfants attendent leur tour devant l'OTP au RHC Bulri Shah Karim District Tando Mohammad Khan Sindh Pakistan le 18 aout 2020. © Khaula Jamil pour Action contre la Faim
    PAK_Nut&Health_2020_KhaulaJamil (1) © Khaula Jamil pour Action contre la Faim
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    Venir en aide aux personnes déplacées par le conflit au Myanmar

     

    Depuis le coup d’Etat du 1er février 2021, plus de 320 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Myanmar. Dans le nord-ouest du pays (État Chin et région du Haut-Sagaing), la situation est particulièrement grave. Les communautés de ces régions ont été exposées à davantage d’insécurité, de pauvreté et de déplacements.

    Dans la région de Sagaing, on estime à près de 80 000 le nombre de personnes déplacées, et plus de 33 000 dans l’État Chin, avec un accès limité aux services. En raison de l’escalade des combats et de la pandémie de COVID-19, la population déplacée et la population d’accueil ont un besoin critique d’aide humanitaire.

    Dans la région de Sagaing, Action contre la Faim, en partenariat avec l’association KMSS-Kalay, répond aux besoins essentiels des populations déplacées touchées par le conflit. Pour pallier aux besoins en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène, l’ONG distribue des kits d’hygiène aux personnes déplacées et aux communautés d’accueil et fournit de l’eau potable dans les zones urbaines. En parallèle, les équipes mènent des activités en santé mentale et soutien psychosocial auprès de ces personnes déplacées touchées par la détresse psychosociale liée au déplacement, au deuil et à la perte de leurs moyens de subsistance.

     

    L’accès à l’eau en Jordanie

     

    En Jordanie, l’accès à l’eau potable ainsi qu’aux services d’hygiène et d’assainissement reste un défi considérable. L’afflux de réfugiés des pays voisins et les conséquences du changement climatique accentuent la pression sur les ressources en eau. En raison d’une baisse de financements, il devient de plus en plus difficile de maintenir l’accès à l’eau et à l’assainissement dans les camps de réfugiés. Dans le camp d’Azraq, l’utilisation et la conservation de l’eau reste un sujet de préoccupation majeur pour les 44 000 résidents syriens. Les systèmes d’approvisionnement en eau, les installations sanitaires et la gestion des déchets restent largement insuffisants pour subvenir aux besoins des réfugiés syriens, en particulier les femmes et les filles.

    Il est donc essentiel de sécuriser l’approvisionnement en eau en promouvant les bonnes pratiques liées à l’hygiène et à l’assainissement. Les dons du Z Event vont permettre d’améliorer l’accès à l’eau et à l’hygiène pour 43 915 réfugiés syriens résidents du camp d’Azraq. L’objectif est de diffuser les bonnes pratiques d’utilisation et de conservation de l’eau, d’améliorer la gouvernance communautaire autour de la gestion des infrastructures sanitaires, et de renforcer l’accès à la santé et l’hygiène menstruelle.

     

    Renforcer les bonnes pratiques liées à l’eau

     

    Depuis 2017, Action contre la Faim travaille sur une stratégie de mobilisation communautaire avec les résidents du camp d’Azraq. Cette approche vise à diffuser les bonnes pratiques liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, afin de promouvoir une gestion responsable et durable des ressources du camp. Grâce à cette mobilisation, nos équipes cherchent à renforcer les structures de gouvernance communautaires dans la gestion de l’eau et des infrastructures sanitaires. Les fonds levés lors du Z Event vont permettre à nos équipes d’accompagner les résidents du camp d’Azraq dans la gestion de l’eau et l’entretien des infrastructures sanitaires. Nos équipes sensibiliseront 20 000 résidents sur les bonnes pratiques d’utilisation et de conservation de l’eau. Afin de responsabiliser les réfugiés, une campagne de communication sensibilisera également les résidents du camp sur l’importance de l’entretien des installations sanitaires.

     

    Améliorer l’accès à l’hygiène et la santé menstruelle

     

    Dans le camp d’Azraq, 89% des femmes rencontrent des difficultés dans la gestion de l’hygiène menstruelle. Parmi les principaux obstacles se trouvent le stigma social qui entoure les menstruations, la faible disponibilité des protections hygiéniques et le coût élevé de ces produits. En effet, le tabou qui entoure les règles peut parfois contraindre les filles et les femmes à s’exclure de toute forme de vie sociale lors de leur menstruation. De plus, lorsque les ressources et les infrastructures sanitaires sont indisponibles ou inadaptées, elles se retrouvent parfois contraintes de recourir à des pratiques néfastes pour gérer leurs menstruations qui menacent leur santé. Il est donc impératif de renforcer l’accès à la santé et à l’hygiène menstruelle dans le camp d’Azraq. Nous renforcerons l’accès aux bonnes pratiques d’hygiène et de santé menstruelle pour 2 000 femmes et adolescentes du camp, à travers une campagne d’information et la distribution de protections menstruelles. En parallèle, nos équipes contribuerons à briser le tabou qui entoure les règles en améliorant les connaissances de 500 hommes et garçons résidents sur l’hygiène et la santé menstruelle

     

    Promotion de l’eau potable et de l’Hygiène en Libye

     

    Suite à près de dix ans de conflit en Libye, le processus de paix et les efforts de réconciliation sociale enclenchés depuis octobre 2020, n’ont pas encore tenu leurs promesses, avec un agenda parfois éloigné des attentes des populations, laissant ces dernières avec des besoins primaires accrus et grandissants – 803 000 personnes ayant besoin d’une aide humanitaire ciblée en décembre 2021 dans le pays – notamment en terme d’eau d’hygiène et d’assainissement (environ 381 000 personnes en décembre 2021).

    Un soutien pour assurer la fonctionnalité de base des installations d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH), notamment dans les zones où les infrastructures d’eau – déjà éprouvées par des décennies de mauvaise gouvernance et vieillissantes – ont été endommagées pendant le conflit (comme les centres urbains), est nécessaire pour garantir l’accès à l’eau potable. Sans investissements importants et de longue durée pour réparer et développer les infrastructures WASH, l’accès à ces services a peu de chances de s’améliorer et pourrait même se détériorer davantage sous l’effet d’une pression supplémentaire. Par ailleurs, en raison des conflits armés qui ont eu lieu au fil des ans, les infrastructures d’eau et d’assainissement sont presque totalement dysfonctionnelles dans plusieurs régions, et de multiples cas de contamination des eaux souterraines par les eaux usées ont été signalés.

    Action contre la Faim contribue à répondre aux besoins immédiats et urgents des populations dans le mantikas de Benghazi – où les besoins sont prégnants avec 25 400 personnes déplacés internes, 9 800 rapatriés internes et 17 400 migrants – en matière d’eau, d’hygiène et de protection à la COVID-19 tout en augmentant la résilience des populations touchées par le conflit. A travers ce projet, ciblant les communautés et les ménages les plus vulnérables, Action contre la Faim distribue des kits d’articles non-alimentaires aux populations comprenant entre autre des bassines, des jerricanes, des serviettes, des draps, et des produits d’hygiène (ex : serviettes hygiéniques, brosses à dents et dentifrices..) pour permettre aux populations d’acquérir une résilience face aux chocs. De plus, Action contre la Faim cible les écoles au travers de la réhabilitation de leurs infrastructures sanitaires, et la mise en place de sessions de sensibilisations aux bonnes pratiques en matière d’hygiène, afin de réduire la propagation de virus et de maladies hydriques tout en permettant aux enfants, d’avoir des bonnes conditions pour étudier.

     

    Améliorer la résilience et la sécurité alimentaire à Bassora, en Irak, par la promotion de l’agriculture durable

     

    En Irak, le secteur agricole représente 18 % des emplois, 2% de l’économie, et joue un rôle non-négligeable dans l’employabilité des femmes (qui représentent 50% des actifs du secteur), et dans l’amélioration de la résilience des populations, et de leur sécurité alimentaire. Cependant, ce secteur est freiné par la dépendance irakienne à l’égard d’une mono-économie basée sur l’exportation pétrolière – qui représente 70% de l’économie mais seulement 1% des emplois – ainsi que par les impacts du changement climatique tels que la hausse des températures, la baisse des précipitations, la forte salinisation et pollution des cours d’eau, et la perte de nutriments des terres agricoles.

    Un investissement dans le secteur agricole irakien serait un investissement dans la stabilité du pays, ébranlé par la COVID-19 qui a creusé les inégalités de richesse, notamment pour les personnes dépendant d’un emploi informel et de moyens de subsistance alternatifs. Bassora est le lieu prioritaire pour le développement d’une agriculture durable, étant donné sa centralité géopolitique, tant dans le conflit que dans la dynamique du changement climatique dans l’ensemble de l’Irak. Malgré son potentiel agricole, le gouvernorat est actuellement confronté à une pénurie d’eau disproportionnée, ainsi qu’à un niveau élevé de contamination de l’eau, ce qui en diminue la qualité. Par ailleurs, Bassora a un des taux de chômage – notamment chez les jeunes – les plus élevés d’Irak fédéral, et est souvent négligée dans la budgétisation du gouvernement, ce qui a pour conséquence l’aliénation continue d’une sous-classe de plus en plus pauvre.

    Pendant un an, Action contre la Faim œuvrera à renforcer la capacité de production alimentaire locale – tout en adoptant des pratiques plus économes en eau – afin d’améliorer la sécurité alimentaire à Bassora, une des régions d’Irak les plus touchées par le changement climatique. Le programme de revitalisation – incluant au minimum 40% de jeunes – reposera sur deux piliers : l’amélioration de la résilience climatique du secteur et la promotion de la cohésion sociale. Des membres d’associations agricoles, et d’associations d’utilisateurs d’eau seront formés aux bonnes pratiques en matière d’utilisation de l’eau, tandis que des petits exploitants agricoles bénéficieront de nouvelles technologies agricoles adaptées au climat telles que des irrigateurs goutte-à-goutte, ou encore des pompes solaires. Enfin, des éleveurs de buffles et des petits exploitants agricoles seront aussi sensibilisés aux technologies vétérinaires et fourragères afin de réduire la pression sur les ressources financières. Par ailleurs, des ouvriers bénéficieront d’activités de travail contre rémunération à court terme pour construire des bacs à compost.

    Adrienne Surprenant - Mission France - Avril 2020 - 1 © Adrienne Surprenant pour Action contre la Faim France
    Distribution squat mission France
    © Tom Gustin pour Action contre la Faim
    France covid 19 © Julien Helaine pour Action contre la Faim France
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    Améliorer l’accès à l’alimentation pour les personnes précaires en France

     

    L’arrivée de l’épidémie Covid-19 en France a mis en lumière des inégalités sociales de santé fortes et des facteurs de risque multiples pour les populations précaires et exclues. La perte d’activité et de revenu, touchant en tout premier lieu les personnes ayant un travail précaire et/ou informel a entrainé une précarisation de nouvelles populations, avec un probable impact durable sur l’accroissement des inégalités d’ici à 2025.

    Selon les associations, la France compterait un million supplémentaire de personnes vivant sous le seuil de pauvreté venant s’ajouter aux 9,3 millions déjà existants.

    La mission d’Action contre la Faim en France contribue, par son action de terrain et son expertise et aux côtés de ses partenaires opérationnels, à l’amélioration de la réponse aux besoins des plus précaires en France, pour favoriser leur accès à une alimentation saine, durable et de qualité en Ile-de-France et à Marseille.

    Depuis le début du conflit en Ukraine fin février 2022, 4 millions de personnes ont fui l’Ukraine. Si une très large majorité de ces personnes sont restées dans les pays frontaliers, une partie d’entre elles a aussi rejoint d’autres pays dont la France. Au 30 mars 2022, 33.000 personnes fuyant l’Ukraine ont été recensées à l’entrée du territoire français incluant des personnes à besoin spécifique (nourrissons, personnes âgées, personnes à mobilité réduite, …). Une partie de ces personnes étaient en transit mais une grande partie d’entre elles souhaitent rester en France.

    L’objectif du projet est de contribuer à l’amélioration des dispositifs de prise en charge des personnes exilées touchées directement ou indirectement par la crise ukrainienne sur Paris et petite couronne en facilitant leur accès à une prise en charge en santé mentale et soutien psychosocial et à des services permettant de répondre à tous leurs besoins essentiels.

     

     

    Valoriser la production de l’arachide en Sierra Leone

     

    En Sierra Leone, plus de la moitié de la population est en situation d’insécurité alimentaire, une prévalence particulièrement élevée chez les ménages agricoles.

    Le secteur agricole est le pilier de l’économie, mais malgré un potentiel élevé, la croissance actuelle de la production agricole et la transformation professionnelle de ses produits restent faibles en raison du manque de pratiques agricoles modernes.

    L’arachide est la légumineuse la plus cultivée en Sierra Leone et joue un rôle important dans les moyens de subsistance et les régimes alimentaires, car elle est nutritive et génère des revenus. La chaîne de valeur de l’arachide présente cependant des inefficacités à différents niveaux notamment par le manque de compétences et de formation des acteurs.

    La mission d’Action contre la Faim en Sierra Leone vise à contribuer à la réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire dans le pays, en améliorant durablement la production de l’arachide dans le district de Moyamba, en promouvant une meilleure intégration de tous les éléments de sa chaîne de valeur.

     

    Améliorer l’accès aux services de santé

     

    L’épidémie d’Ebola, survenue alors que le pays se remettait encore de la guerre civile, a eu un impact négatif sur le système de santé. Elle a notamment accru la méfiance de la population envers les autorités sanitaires et a lourdement impacté les ressources humaines du secteur de la santé, avec 307 infections et 221 décès parmi le personnel de santé.

    Plus récemment, la pandémie Covid-19 est venue accentuée une situation déjà compliquée. Les équipes d’Action contre la Faim en Sierra Leone participent à renforcer la qualité des services de santé et l’accès à ces derniers, en favorisant la participation active des communautés, et plus particulièrement des femmes et des jeunes, aux questions de santé nationale.

     

    Renforcer la production de volailles et diversifier les moyens de subsistance des familles agricoles au ZIMBABWE

     

    Depuis 20 ans, le Zimbabwe fait face à des problématiques économiques, sociales combinées aux aléas climatiques et à la pandémie Covid-19, qui contribuent à une crise prolongée de la sécurité alimentaire dans le pays où près de 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

    A cause de la pandémie Covid-19, à Mwenezi, dans la province de Masvingo, plus de 80 % des familles ont subi une forte baisse de leurs revenus et de sources de nourriture, et plus de 50 % des familles à Chiredzi. Deux districts particulièrement touchés par la sécheresse et le passage de cyclones.

    La mission d’Action contre la Faim Zimbabwe travaille avec les communautés des districts de Mwenezi et de Chiredzi au renforcement de l’élevage de volailles indigènes, une production non saisonnière permettant d’avoir accès toute l’année à des aliments riches en protéines et à une source de revenus.

    L’objectif de la mission est de diversifier les moyens de subsistance des familles agricoles et de minimiser leur dépendance à l’égard de l’agriculture pluviale, en mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes qui n’ont pas un accès équitable aux moyens de production et aux moyens économiques.

     

    Des cliniques mobiles au Cameroun

     

    A l’Extrême-Nord du Cameroun, les populations déplacées à cause des violences intercommunautaires n’ont plus accès aux soins de santé primaire car les centres de santé sont trop éloignés de leurs lieux de déplacements ou qu’il est trop dangereux de s’y rendre.

    Nos équipes déploient en urgence une clinique mobile auprès de ces personnes dans le département du Logone et Chari. La clinique mobile permet de prendre en charge gratuitement les enfants de moins de cinq ans atteints de malnutrition aiguë sévère.

    En parallèle, parce que les déplacements et les violences entraînent souvent un mal être psychologique, nos équipes mettent en place des activités de prise en charge du trauma adaptées aux adultes et aux enfants.

     

    Recherche opérationnelle en République Démocratique du Congo

     

    La République Démocratique du Congo est l’un des pays les plus affectés par la malnutrition. 2,4 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë. Cette maladie cause 35 % des décès chez ces enfants de manière directe ou indirecte. A cause des difficultés d’approvisionnement et de distribution des traitements, seuls 15 à 20 % des enfants atteints de malnutrition aigüe pourraient être pris en charge.

    Au Kasaï oriental, nous prenons en charge ces enfants gratuitement, et menons en parallèle une recherche opérationnelle sur l’efficacité d’un traitement avec une dose réduite d’aliment thérapeutique prêt à l’emploi dans la prise en charge de la malnutrition. Une stratégie de réduction, permettant d’ajuster le dosage du produit au plus nécessaire pour la bonne guérison des enfants, permettrait également de traiter plus d’enfants avec la même quantité de traitements.

     

    Libéria : améliorer la santé des populations vulnérables du Liberia

     

    Depuis les années 1980, le Liberia a été touché par de violents conflits, des catastrophes naturelles et des épidémies de grande ampleur (choléra, Ebola, COVID-19).  Si le pays a connu une certaine stabilité, les nombreuses crises et chocs ont fragilisé les services publics qui peinent aujourd’hui à répondre aux besoins de la population.

    Les femmes libériennes sont particulièrement vulnérables pendant la grossesse et l’accouchement. Le Liberia fait partie des douze pays sur 183 ayant les taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde. Les taux élevés de grossesse chez les adolescentes au Libéria (30%) posent les plus grands défis à la santé et à la nutrition des filles ainsi qu’à la croissance saine de leurs enfants. 

    L’intervention d’Action contre la Faim vise à améliorer la santé des populations vulnérables du Liberia, à savoir les femmes, les enfants de moins de cinq ans et les jeunes, grâce à des soins de qualité adaptés aux besoins spécifiques des populations ciblées.

     

    Maintenir les financements au moyen orient

     

    Des besoins croissants confrontés à une baisse de financements

     

    Les conséquences du COVID-19 au Moyen-Orient ont exacerbé des fractures préexistantes, plongeant la région dans une fragilité extrême. Alors que les tentatives embryonnaires de démocratie risquent de s’effondrer en Libye et en Irak, même les pays habituellement plus stables comme la Jordanie sont affectés. Pendant ce temps-là, la guerre au Yémen s’éternise. Alors même que les besoins humanitaires dans la région augmentent, l’attention des pays occidentaux se détourne vers d’autres crises émergentes, comme en Afghanistan, en Ethiopie ou en Ukraine. Les fonds disponibles pour alléger les souffrances des populations au Moyen Orient s’amenuisent et sont de plus en plus difficiles à accéder pour les ONG humanitaires. L’enveloppe de la Commission Européenne pour le financement de la réponse humanitaire en Irak a diminué de 20% par an au cours des cinq dernières années, tandis qu’en Libye, cette enveloppe ne dépasse pas plus de 3 millions d’euros pour couvrir les besoins en 2022.

    Ces évolutions sont révélatrices d’une crise des financements humanitaires au Moyen-Orient, qui entrave et met en péril la capacité des acteurs humanitaires à répondre aux besoins vitaux des populations. Cette baisse de financement est d’autant plus préoccupante que les contextes d’intervention au Moyen-Orient sont extrêmement complexes, tant au niveau administratif qu’au niveau de la sécurité. L’ouverture de notre base à Hodeidah a pris près de deux ans, tandis que notre enregistrement dans l’Irak fédéral s’est finalisé au bout de trois ans. En l’absence de soutien financier, Action contre la Faim pourrait être contraint d’interrompre ses programmes et de fermer certains bureaux d’intervention dans la région, notamment dans le nord du Yémen (Sanaa), au sud de l’Irak (Bassora) et dans l’est de la Libye (Benghazi).

     

    La réponse aux défis croissants du Moyen-Orient

     

    Face aux conséquences de la guerre en Ukraine ; de la pandémie de Covid-19 et du changement climatique, l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la pauvreté au Moyen-Orient risquent d’augmenter fortement dans un futur proche. C’est pourquoi, malgré la baisse des financements disponibles, Action contre la Faim s’engage à maintenir sa présence et à poursuivre ses actions dans la région. Grâce aux fonds du Z Event, nous pouvons garantir la continuité de nos programmes en Irak, en Jordanie, au Yémen et en Libye, au moins jusqu’en 2024. Ce soutien permet notamment à nos équipes sur le terrain de d’apporter une aide cruciale et de mettre en œuvre des projets innovants avec les acteurs locaux pour soutenir les populations face aux nombreux défis de la région, tels que l’insécurité alimentaire, les risques accrus de sécheresse et de stress hydrique et la fragilité des systèmes de santé nationaux.

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