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Somalie FSL 2017 © Khadija Farah pour Action contre la Faim

À la Une

Climat

Changement climatique : quels impacts sur la faim ?

Cette instabilité climatique est un facteur majeur de l’augmentation de la faim dans le monde et est l’une des principales causes des graves crises alimentaires d’après l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

D’autre part, les niveaux d’insécurité alimentaire et de vulnérabilité des populations augmentent sensiblement. Aujourd’hui plus de 821 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim pour diverses raisons et le changement climatique est l’une d’entre elles. Selon le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD), si rien n’est fait, 600 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de la faim d’ici à 2080 à cause du changement climatique.

 

 

Qu’est-ce que le changement climatique ?

 

Le changement climatique ou dérèglement climatique regroupe tous les changements importants des phénomènes climatiques comme l’augmentation des canicules, des périodes de sécheresses plus longues et plus intenses, des inondations, des tempêtes, etc… On parle aussi de réchauffement climatique lorsqu’on constate une augmentation de la température de la surface terrestre moyenne sur de de longues périodes.

ETHIOPIE WASH 2011 © Samuel Hauenstein Swan pour Action contre la Faim

Quelles conséquences pour les populations ?

 

Les effets du changement climatique nuisent fortement à l’accès aux aliments, leurs disponibilités, leur stabilité ainsi qu’aux habitudes alimentaires, pratiques de soins et de santé des populations vulnérables. Le nombre de personnes sous-alimentées a tendance à être plus élevé dans les pays très exposés aux événements climatiques extrêmes, notamment lorsqu’une grande partie de la population vit de l’agriculture locale.

Le changement de climat réduit voire détruit les récoltes des paysans et pèse comme une menace sur le fonctionnement des systèmes de production agricoles (destruction des cultures, appauvrissement des sols, augmentation des prix des aliments…). Très affectées, certaines populations se retrouvent sans accès à la nourriture et privées de leurs moyens de subsistance.

De plus, l’instabilité des récoltes accentue l’instabilité des prix des denrées alimentaires de base sur les marchés internationaux, entraînant des variations de prix néfastes aux producteurs comme aux consommateurs. Ainsi, les changements climatiques amplifient les menaces qui pèsent déjà sur les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.

Quand la situation devient trop grave, les populations n’ont d’autre choix que de se déplacer à la recherche d’alternatives. D’après la Banque mondiale, si rien n’est fait, 143 millions de personnes pourraient devenir réfugiés climatiques d’ici 2050. Trois régions du monde sont particulièrement concernées par cette prévision : l’Afrique subsaharienne, l’Amérique Latine et l’Asie du sud.

"Aujourd’hui 183 millions de personnes sont en stress alimentaire "
FAO

Qui sont les plus touchés par le réchauffement climatique et dans quelles régions ?

 

Les pays en développement sont les premiers touchés par les conséquences du réchauffement climatique. Aujourd’hui 183 millions de personnes sont en stress alimentaire ce qui veut dire qu’elles pourraient basculer dans un état d’insécurité alimentaire grave si les pays les accueillant subissent un autre choc quelque qu’en soit la nature (conflits, épidémies, sécheresses, inondations…). 71% de ces personnes sont réparties dans une trentaine de pays en Afrique. [1]

 

 

L’Afrique compte le plus grand nombre de personnes souffrant d’une grave insécurité alimentaire en besoin d’assistance, particulièrement dans les pays de la Corne de l’Afrique et d’Afrique australe, gravement touchés par les événements climatiques. Entre 2015 et 2016, de nombreux pays ont connu des sécheresses graves dues à une manifestation particulièrement forte du phénomène El Niño. Il est responsable d’un grand nombre d’anomalies climatiques dans plusieurs régions du monde.

L’Ethiopie par exemple, est fréquemment touchée par des sécheresses. Entre 2015 et 2016, le phénomène El Niño a retardé l’arrivée des petites pluies du printemps qui viennent généralement après la saison sèche. Elles permettent d’assurer la survie du bétail, des récoltes et des plantations des agriculteurs. Sans ces pluies, les populations ont vu leurs terres cultivables s’assécher, certaines récoltes endommagées à cause des pluies irrégulières et les périodes de sécheresse.

Certains foyers utilisent leurs récoltes pour leur consommation personnelle et se sont retrouvés sans ressource, obligés de consommer des aliments produits ailleurs qui coûtent beaucoup plus chers. Pour ceux qui vivent de la vente de bétail, c’est leurs moyens de subsistance qui a disparu. Avec les sécheresses, ils ne pouvaient plus nourrir ou abreuver leur bétail qui sont devenus invendables. Les récoltes étant plus rares, les prix ont augmenté et les familles ne pouvaient plus s’acheter la quantité de nourriture nécessaire à leur bonne santé.

En 2016, le décalage de la saison des pluies et les sécheresses à répétition en Ethiopie ont laissé des millions d’habitants dans le besoin d’une aide alimentaire. Le pays avait déjà fait face à l’une des pires famines de ce siècle en 1983 qui avait laissé 2,5 millions de déplacés internes.

En 2019, le cyclone Idai a touché le Mozambique et le Zimbabwe. Suite à la catastrophe une épidémie de choléra s’est propagée et 4000 cas ont été recensés. A la suite d’inondations, le manque d’accès à l’eau potable force les populations à boire de l’eau impure et le premier risque est la prolifération de maladies hydriques comme le choléra. Après la catastrophe rien qu’au Mozambique nous comptions plus de 161 000 déplacés internes.

Ethiopie sécheresse impact population © Lys Arango pour Action contre la Faim Éthiopie
Mozambique 2019 © Anastasia Bosio pour Action contre la Faim
Mozambique 2019 © Anastasia Bosio pour Action contre la Faim
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Quelles solutions contre le changement climatique ?

 

L’impact des changements climatiques est une réalité humanitaire à laquelle les équipes d’Action contre la Faim font face tous les jours. Aux risques de catastrophes climatiques s’ajoutent de graves conséquences sanitaires souvent elles-mêmes liées à la pression accrue sur les ressources naturelles et notamment l’accès à l’eau potable.

Par ailleurs, les changements climatiques impactent déjà fortement la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance d’un grand nombre de petits producteurs. Ils agissent comme un facteur aggravant dans des zones déjà extrêmement vulnérables et peuvent exacerber des tensions inter-communautaires quand l’accès aux ressources naturelles est un enjeu de survie. Parce qu’il représente un fardeau supplémentaire pour les populations les plus fragiles, faire face aux réchauffement climatique est au cœur du mandat d’Action contre la Faim.

En détruisant les habitations et les cultures, les cyclones et les périodes de mousson affectent particulièrement la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations. Nos actions visent à renforcer la résilience des populations et à promouvoir des pratiques respectueuses de la terre et de l’environnement.

Notre objectif est d’apprendre aux populations qui en ont besoin comment cultiver dans le respect des terres en pratiquant l’agro-écologie, l’agro-foresterie ou encore l’hydroponie. Nous mettons en place des formations adaptées aux besoins qui diffèrent d’une population à une autre et d’un endroit à l’autre.

L’agro-écologie constitue une réponse complète aux défis de la sécurité alimentaire, de la nutrition et du changement climatique. Elle contribue à la mise en œuvre du droit à l’alimentation, en proposant de nouvelles bases pour un système alimentaire durable, une agriculture résiliente et une bonne nutrition.

Action contre la Faim se mobilise pour que les bailleurs de fonds contribuent concrètement à la mise en place de programmes d’adaptation, de protection sociale et de réduction des risques de catastrophes naturelles au profit des populations les plus vulnérables. Il est vital que l’aide humanitaire puisse être délivrée aux personnes affectées et que leur accès aux services de base soit assuré.

 


[1] Rapport Global des Crises Alimentaires

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