Données générales
Mission ACF France
Début de la mission :1991
Personnel national : 69
Expatries : 7
Lieux d'intervention :
Types d'intervention :
- Sécurité alimentaire
- Eau et assainissement
Chiffres-Clés du pays
Population : 5.8 millions habitants (2007)
Espérance de vie : 55 ans (2006)
Indice de Développement Humain : 133ème rang mondial sur 177 (2005)
PNB/habitant : 430 US$ (2005)
Sources : OMS, Banque mondiale, PNUD
Problématique humanitaire
Le Laos, l’un des derniers pays communistes au monde, est également parmi les pays les plus pauvres d’Asie du Sud-Est. En 1975, suite à la révolution organisée par le parti du Pathet Lao, le Laos devient la République Populaire Démocratique du Laos, construite sur le modèle soviétique. Jusqu’en 1986, le pays, quasiment coupé du reste du monde, instaure un régime totalitaire en appliquant les méthodes soviétiques. En 1986, le gouvernement du Laos initie un nouvel ordre économique (NOE) pour tenter de mettre en place de rapides réformes économiques et passer d’une économie planifiée à une économie ouverte au marché. Dans la pratique, dès le début des années 1990, des changements ont été constatés : libéralisation de l’économie, établissement d’entreprises privées et ouverture des frontières aux investissements étrangers et à l’aide internationale. Le NOE a engendré des progrès économiques considérables jusqu’à ce que la crise financière asiatique commence à affecter le Laos à partir du milieu de l’année 1997.
Dans le même temps, pour poursuivre ses objectifs de développement, le gouvernement a commencé à déplacer les populations isolées vivant dans les montagnes vers les plaines, où les projets de développement sont plus facilement possible. Ces relocalisations se passent souvent dans des conditions difficiles pour les populations, qui sont en majorité des minorités ethniques, notamment parce que les nouveaux lieux d’accueil manquent d’infrastructures et de terres cultivables.
Depuis 2001, si le gouvernement n’a pas remis en cause le bien fondé de sa stratégie de relocalisation, il tente d’accompagner davantage l’implantation des familles en plaines. Parallèlement, il a mis en place des mesures pour attirer les investissements étrangers, notamment chinois, et pour orienter l’agriculture de subsistance vers les cultures commerciales. Cette politique incitative a des impacts considérables encore peu maîtrisés et peu connus sur le paysage, l’environnement, l’économie et surtout le mode de vie des populations. Ainsi, les cultures commerciales exercent une pression foncière considérable et prennent petit à petit la place des cultures de subsistance ce qui peut générer à terme des problèmes en termes de sécurité alimentaire.