Mali
Depuis 1996
Mali
Lieux d’intervention

En 2025, le Mali a continué de faire face à l’insécurité, aux déplacements et à la détérioration des conditions de vie. La violence dans les régions du centre et du nord du pays a limité l’accès des acteurs humanitaires et perturbé des services essentiels tels que la nutrition, les soins de santé et l’aide alimentaire. En juin 2025, environ 402 000 personnes avaient abandonné leur domicile et avaient besoin d’une aide urgente. La situation économique est restée difficile, l’inflation ayant entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires et compliqué l’accès aux produits de première nécessité pour les familles.
L’insécurité alimentaire est restée grave. Entre juin et août 2025, environ 1,47 million de personnes ont fait face à des niveaux de faim correspondant à la phase 3 de l’IPC (Crise) ou pire, près de 97 000 ayant atteint la phase 4 (Urgence) et près de 3 500 la phase 5 (Catastrophe), la plupart dans des zones touchées par le conflit ou difficiles d’accès. Les niveaux de sous-nutrition étaient eux aussi alarmants, en particulier chez les enfants et les femmes enceintes et allaitantes, qui souffraient aussi d’autres maladies comme le paludisme, d’infections respiratoires et de diarrhée.
Action contre la Faim a soutenu plus de 1,5 million de personnes au Mali en 2025. Nous avons privilégié des approches préventives axées sur la communauté pour répondre aux crises prolongées et aux problèmes d’accès. L’essentiel du soutien a été apporté dans les domaines de la santé et de la nutrition, touchant 943 060 personnes.
Nos activités EAH ont bénéficié à 327 620 personnes, et 254 058 personnes ont reçu un soutien en SAME.
L’accent a été mis sur le changement des comportements et le renforcement des services de santé et de nutrition, notamment à travers des cliniques mobiles. Nous avons mis en œuvre des interventions visant à soutenir l’alimentation des nourrissons en situation d’urgence au niveau communautaire, notamment au moyen de la promotion de pratiques d’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants sûres, d’une aide financière ou alimentaire aux familles vulnérables et de services de SMPS.
En 2025, 83 % des foyers soutenus ont fait état d’une meilleure consommation alimentaire et d’une diminution du recours à des stratégies d’adaptation négatives, comme sauter des repas ou vendre des ressources. L’alimentation des femmes s’est également améliorée, 80 % d’entre elles ayant signalé une amélioration sensible de leur diversité alimentaire. Malgré des circonstances difficiles, les taux de guérison de la malnutrition aiguë sévère sont restés élevés, s’élevant à 84,7 %.
Suivez le bureau pays sur les réseaux sociaux !