Faire un don

Votre navigateur internet n'est pas à jour.

Si vous souhaitez visionnez correctement le site d'Action contre la Faim, mettez à jour votre navigateur.
Trouvez la liste des dernières versions des navigateurs pris en charge ci-dessous.

Xesar © Sébastien Duijndam
pour Action contre la Faim

Témoignages

#WomenAgainstHunger 

Xesar : une battante en Irak

« Je veux soutenir les femmes pour qu’elles puissent elles aussi travailler. Car, nous les femmes, avons les capacités et les compétences pour faire partie de la société et travailler dans tous les corps de métier, pas uniquement dans un salon de coiffure ».

 

Les femmes qui travaillent sont un sujet tabou dans la société irakienne. Même leur famille n’accepte pas qu’une femme ait un emploi, quel qu’il soit.

Le droit de travailler

Avant les femmes ne travaillaient pas en Irak et encore aujourd’hui elles sont peu nombreuses à le faire à cause du stigma qui en découle. La famille de Xesar lui disait : « ne travaille pas, c’est honteux ! ».

« A mon époque, on arrêtait d’emmener les filles à l’école, à cause du qu’en dira-t-on. Les gens disaient : « Ah, la fille d’un tel ne va pas à l’école » ou « elle va à l’école », dans les deux cas, c’était mal. Les gens allaient parler mal de nous. C’est pour cela. » confie Xesar.

Irak © Sébastien Duijndam pour Action contre la Faim

Irak

© Sébastien Duijndam pour Action contre la Faim

Irak © Sébastien Duijndam pour Action contre la Faim

Irak

© Sébastien Duijndam pour Action contre la Faim

Irak © Sébastien Duijndam pour Action contre la Faim

Irak

© Sébastien Duijndam pour Action contre la Faim

1/3

Harcelée par son entourage

Quand elle a parlé à ses parents de son souhait de travailler, ils n’étaient pas d’accord. Aujourd’hui, Xesar est passionnée par son métier de coiffeuse.

« Ma famille était contre. Quelque temps plus tard, j’en ai parlé à mon mari et il m’a soutenue. »

« C’était une période pénible, ma famille nous harcelait mon mari et moi. Ils voulaient m’empêcher d’aller travailler, sous prétexte que les gens allaient mal parler de nous. Je n’ai pas accordé d’importance à leurs dires. Et mon mari m’a dit « Je te soutiens, laisse les gens parler ».

Xesar a travaillé dans plusieurs salons avant d’ouvrir le sien. Aucun de ses employeurs ne l’a soutenue dans son projet de création d’entreprise. Beaucoup l’ont critiquée, dévalorisée.

« Maintenant, elle a créé son propre salon et nous ne sommes pas d’accord. » Disaient ses anciens employeurs.

« Je n’ai pas accordé d’importance à ce qu’ils disaient, ils ne voulaient pas que je monte mon propre salon. Je ne suis pas propriétaire des murs. Mais, ça me permet de travailler. »

Xesar a réalisé son rêve de pouvoir exercer le métier de coiffeuse. Elle n’est pas encore propriétaire du local mais elle est en bonne voie et son entourage l’a remarqué.

« Ils ont vu quand j’ai commencé à y travailler que j’avais du succès. Et que je pouvais à la fois remplir mes obligations familiales et travailler. Mon mari était fier de moi et il en parlait auprès de sa famille. Ses proches étaient contents. Aujourd’hui, ils me considèrent comme quelqu’un d’important. »

Xesar est allée au bout de ses convictions et ne s’est pas laissée faire. Cette femme de 42 ans a tout fait pour réaliser son rêve même si au début, personne ne l’a soutenue. Grâce à des femmes comme Xesar qui sont de réelles actrices du changement nous pouvons changer les mentalités et avancer dans notre combat pour l’égalité, contre la faim. Soutenons-les!

Suivez l’histoire de Xesar sur notre Instagram

#WomenAgainstHunger 

Restez informés de nos dernières nouvelles

En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour nous permettre de réaliser des statistiques de visites. Politique de confidentialité

J'accepte