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Adèle Poukadé © Paul Lorgerie pour Action contre la Faim

Témoignages

République centrafricaine

La survie, un combat quotidien pour Adèle Poukade

Je viens de Pavika, à 20 km au sud-est d’Alindao. Là-bas, j’étais infirmière dans le centre de santé. Mais le jour où la guerre a éclaté dans notre région, en mai 2017, j’ai fui avec mes dix enfants vers Alindao. Mon mari ayant perdu la vie dans les événements de mai, je me suis installée dans le camp de l’Evêché pour y construire une nouvelle maison, seule.

Sans emploi ni mari, il m’a fallu trouver un travail, un petit travail. J’ai donc commencé à ramasser le bois, à l’assembler en fagots et à aller le vendre dans le centre-ville d’Alindao. 500 francs CFA (75 cts d’euros) le fagot, autant dire une faible somme pour nourrir 11 bouches.

Adèle Poukadé © Paul Lorgerie pour Action contre la Faim

Donc pour pallier au manque de moyen, j’ai crée un jardin sur la petite parcelle devant ma maison. J’y cultive différents légumes, et les enfants arrosent. Cela m’a permis de souffler un peu, et même d’aller exercer mon métier au centre de santé du camp, en tant que bénévole. C’est pourquoi, tous les week-ends, je continue à aller vendre mes fagots sur le marché d’Alindao. Mais dès que le pays se redressera, je retournerai dans ma maison, je retrouverai ma vie d’avant et je continuerai à cultiver mon jardin.

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