Communiqué de presse

Précarité alimentaire : Après le succès de Vital’im, La Seine-saint-denis lance Vital’im 2 pour les familles monoparentales
Fort des résultats de sa première expérimentation, le Département de la Seine-Saint-Denis lance Vital'im 2. À partir du printemps 2027, 1 700 familles monoparentales en situation de précarité comprenant une femme enceinte ou un enfant de moins de trois ans, bénéficieront d'une aide de 50 € par mois pour leur alimentation avec une bonification pour les aliments sains et durables et d'un accompagnement vers une alimentation durable.
Déployée entre mai 2024 et décembre 2025 sur quatre communes, la première expérimentation Vital’im a accompagné 1 351 personnes, soit 529 ménages, pendant six mois. Chaque usager recevait un chèque alimentaire de 50 € par mois, bonifié jusqu’à 50 % pour l’achat de produits sains et durables, et pouvait participer à des activités autour de l’alimentation durable. Le bilan est positif : l’insuffisance alimentaire en quantité des usagers a diminué de moitié, 75 % des ménages ont diversifié leur alimentation et 32 % des participants poursuivent les activités proposées après la fin du dispositif. Vital’im a ainsi démontré qu’il est possible de concilier lutte contre la précarité et transition écologique, à condition de commencer par sécuriser financièrement les personnes.
Vital’im 2 est une nouvelle expérimentation qui tire les enseignements de la première. Elle se concentre sur les familles monoparentales, qui représentent près d’un tiers des familles séquano-dionysiennes et sont le plus souvent composées de femmes seules avec leurs enfants. En ciblant les 1 000 premiers jours et un peu au-delà de l’enfant, le Département agit sur une période déterminante pour la santé de la mère comme pour le développement de l’enfant. L’orientation vers le dispositif sera assurée par les travailleurs sociaux du service social départemental, et les ateliers d’accompagnement en santé, nutrition et alimentation durable se tiendront dans les centres de PMI et d’autres lieux de proximité. Le fonctionnement est simplifié et les lieux éligibles seront élargis.
L’expérimentation sera déployée à La Courneuve, au Blanc-Mesnil, à Dugny, au Bourget, à Romainville, à Noisy-le-Sec, à Tremblay-en-France, à Villepinte, à Rosny-sous-Bois, au Raincy et à Villemomble. Elle sera coordonnée par le Conseil départemental avec l’appui d’Action contre la Faim et suivi par un comité incluant des acteurs de la recherche.
Avec Vital’im 2, le Département entend aussi peser dans le débat national. En Seine-Saint-Denis, 85,2 % des habitants vivent dans une commune à risque de précarité alimentaire, contre 55,3 % en Île-de-France. Les résultats de l’expérimentation viendront nourrir son plaidoyer pour une évolution des politiques publiques et pour le droit de chacun à une alimentation saine, durable et choisie.
« Vital’im a fait la preuve qu’en donnant aux familles les moyens de choisir, on améliore à la fois leur alimentation, leur santé et leur dignité. Avec Vital’im 2, nous concentrons nos efforts sur les mères seules et les tout-petits, parce que c’est dès les premiers jours que se jouent les inégalités. Et nous comptons bien démontrer à l’État qu’une autre politique pour l’accès de toutes et tous à une alimentation saine et durable est possible, notamment en créant une sécurité sociale de l’alimentation, que nous portons avec Tessa Chaumillon, conseillère départementale déléguée au plan alimentaire territorial. »Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.
Les premiers ménages seront orientés vers le dispositif à partir de février 2027. Le budget de l’expérimentation s’élève à 1,295 M€ sur 18 mois, dont 430 000 € apportés par l’État dans le cadre du contrat local des solidarités et du fonds Mieux manger pour tous.
« Les résultats de Vital’im ont démontré qu’il est possible de concilier justice sociale, santé et transition écologique lorsque les personnes disposent enfin des moyens de choisir leur alimentation. Avec Vital’im 2, nous poursuivons ce travail aux côtés de la Seine-Saint-Denis pour produire des preuves utiles aux territoires, mais aussi pour nourrir le débat national pour avancer vers un droit à l’alimentation enfin reconnu et effectif en France »Hélène Quéau, directrice Pays Mission France, Action contre la Faim.
Contact presse
Paul Boucaud : pboucaud@seinesaintdenis.fr – 06 16 94 54 38