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© Raphaël de Bengy pour Action contre la Faim

Sécurité alimentaire et moyens d’existence

Une personne sur trois souffre d’insécurité alimentaire.¹

En 2026 environ 645 millions d’individus ont été touchés par l’insécurité alimentaire d’après les données du SOFI, le rapport annuel sur la sécurité alimentaire et la nutrition mondiale.

Comment définir la sécurité alimentaire ?

On entend souvent parler de faim dans le monde, parfois de famine dans les cas extrêmes, voire de malnutrition, mais alors la définition de « l’insécurité alimentaire » ? Est-ce simplement un terme de plus pour parler de faim dans le monde ?

La « sécurité alimentaire » et son contraire « l’insécurité alimentaire » sont des termes qui renvoient à une définition et à des situations que l’on sait décrire et mesurer avec précision. Même si souvent liée à la malnutrition, l’insécurité alimentaire n’est pas la malnutrition, ni une maladie.

La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. Il existe plusieurs indicateurs permettant de caractériser la sévérité de l’insécurité alimentaire.

La sécurité alimentaire est également très différente de la « souveraineté alimentaire ». La souveraineté alimentaire renvoie à une dimension militante selon laquelle les peuples disposent du pouvoir de choisir leurs agricultures et leurs systèmes alimentaires. La souveraineté alimentaire interroge ainsi les moyens et les politiques pour parvenir à la sécurité alimentaire. La faim dans le monde renvoie plutôt à un registre politique et de communication, et la façon de mesurer la « faim » n’est ni établi, ni stabilisé. Enfin la famine est un état de privation alimentaire extrême, associé à une forte surmortalité, en particulier infantile, et une malnutrition aiguë extrêmement critique.

Comment mesurer l’insécurité alimentaire ?

Au cours de ces 10 dernières années, Action contre la Faim a contribué à construire avec trois ONGs internationales et quelques agences de l’ONU un système pour évaluer la sévérité de l’insécurité alimentaire, anticiper les crises alimentaires dans le monde. Grâce à ce système, il est désormais possible de prévenir bailleurs et décideurs afin qu’ils débloquent des fonds d’urgence pour une intervention rapide d’Action contre la Faim et des autres ONGs. Ce système, appelé “Cadre Intégré pour la Classification de l’insécurité Alimentaire’ (IPC / CH) est opérationnel dans plus de 30 pays, régulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire et a contribué à éviter des situations de famine ces dernières années. La classification comporte 5 niveaux d’insécurité alimentaire, allant d’une insécurité alimentaire minimale (phase 1) à une situation extrêmement aiguë caractéristique de la famine (phase 5). Des interventions de type “assistance alimentaire “ doivent être menées dès la phase de crise (phase 3) et grandement renforcées dans la phase “urgence” (phase 4). Ces situations sont déjà caractérisées par une surmortalité, en particulier des enfants, liée à la malnutrition. Pour Action contre la Faim, l’objectif est d’éviter ces situations de crises alimentaires et renforcer l’autonomie et la résilience des communautés de manière à ce qu’elles puissent subvenir à leurs besoins alimentaires de manière autonome. Toutefois, les situations très complexes sont nombreuses car attisées par une recrudescence des conflits et la multiplication des dérèglements climatiques. Les financements sont limités au regard des besoins et ne permettent pas de couvrir la totalité des besoins humanitaires.

Action contre la Faim et ses partenaires locaux recueillent les informations directement auprès des populations qu’elles appuient, pour calculer les résultats des indicateurs et interpréter les niveaux d’insécurité alimentaire. Toutefois, au niveau global, les agences Onusiennes comme l’Agence pour l’Agriculture et l’alimentation (FAO) emploient un enième terme, la sous-alimentation. Cette sous-alimentation est le plus souvent calculée à l’échelle d’un pays à partir de données macro socio-économiques, et reflète la population consommant trop peu de kilocalories pour rester active.

Quelles sont les causes de l’insécurité alimentaire ?

Une population peut se trouver en état d’insécurité alimentaire dans plusieurs situations. Parfois, il n’est pas possible de trouver des aliments au niveau local ; on dit qu’il y a un manque de disponibilité des aliments. Plus fréquemment, les aliments sont disponibles mais trop onéreux pour les niveaux de revenus locaux, et les familles ne peuvent les acheter. On dit alors qu’il y a un manque d’accessibilité. Fréquemment, les aliments disponibles et accessibles sont de faible qualité nutritionnelle, et les ressources pour les conserver et les cuisiner sont inadéquates. On dit alors qu’il y a un manque lié à leur « utilisation ». Enfin, les situations de disponibilité, accessibilité et utilisation restent très fragiles et peuvent se dégrader ; on dit alors qu’il y a un manque de « stabilité ».

Les causes de ces dégradations et manques qui caractérisent l’insécurité alimentaire sont bien connues ; elles sont avant tout d’ordre politique et peuvent être prévenues avec des politiques et programmes ambitieux pour lutter contre les inégalités sociales et économiques, en particulier contre les injustices et les maladies provoquées par le système alimentaire globalisé.

La plupart des rapports se limitent à l’évocation des causes primaires de l’insécurité alimentaire, et citent année après année, les conflits toujours plus nombreux, le changement climatique et les chocs économiques. 

Les inégalités économiques

Bien sûr, les guerres, les catastrophes climatiques et les chocs économiques génèrent également une forte insécurité alimentaire, voire plongent les populations dans des crises alimentaires : les paysan.es ne peuvent plus accéder à leurs champs et cultiver, les populations pastorales ne peuvent plus laisser brouter leurs troupeaux sur des pâturages verts, des communautés sont contraintes de fuir les combats se coupant ainsi de leurs moyens d’existence, les familles ne peuvent plus faire face à l’inflation galopante. Les crises souvent prolongées finissent par venir à bout des maigres ressources que les ménages auraient pu accumuler au-fur-et à mesure (un peu d’épargne, quelques animaux, demander un crédit, de l’aide à l’entourage, etc.), épuisant ainsi leurs capacités d’adaptation. Action Contre la Faim agit, aux côtés des populations en détresse, afin de leur permettre de manger aujourd’hui et de reconstruire les capacités à se nourrir par elles-mêmes dans un avenir proche.

Pour une personne ou une famille, l’insécurité alimentaire c’est avant tout une incapacité à accéder à la nourriture suffisante et assez nutritive, et ce principalement en raison de la pauvreté, d’un manque d’argent. Dans tous les pays ou presque, une frange significative de la population, vit sous le seuil de pauvreté, y compris dans les pays dits développés. Cela signifie que ces populations aux revenus trop faibles ou sans revenu ne peuvent se nourrir correctement, si par ailleurs elles n’ont pas accès à des prestations de la protection sociale. En France, par exemple, la demande en aide alimentaire ne cesse d’augmenter ; et plus de 2 millions de personnes sont en situation de précarité alimentaire. Action Contre la France intervient ainsi auprès du tissu associatif local dans les quartiers Nord de Marseille, ainsi que dans le département de Seine Saint-Denis pour venir en aide aux personnes et familles en insécurité alimentaire. Dans des pays qualifiés « en développement », la plupart des familles n’ont pas les moyens financiers d’acheter une nourriture assez nutritive pour les maintenir en bonne santé. Par exemple, plus de 80% des Africain.es vivant au sud du Sahara n’ont pas les moyens de dépenser les 3,5 dollars US par jour et par personne, que coûtent en moyenne une alimentation saine. Par ailleurs, les données statistiques indiquent qu’1% de la population européenne ne peut réaliser cette dépense et 32% au niveau mondiale.

Les conflits : une menace directe

Les conflits et les problèmes de sécurité sont une cause directe de l’insécurité alimentaire. Les conflits peuvent entraîner la destruction de surfaces agricoles et des élevages, des outils de production et des moyens d’existence des populations. La faim est alors utilisée comme une arme de guerre. Une pratique dénoncée par les ONG comme Action contre la Faim et condamnée par le conseil de sécurité de l’ONU à travers la résolution 2417 adoptée en 2018.

Les conflits provoquent également des déplacements massifs de population. Ces problèmes de sécurité forcent les populations à abandonner leurs terres, leurs bétails et souvent leurs sources de revenus et d’alimentation ce qui les plonge dans une grande précarité, sans ressources financières et alimentaires.

Dans notre monde globalisé, un conflit armé dans un pays, peut avoir des conséquences sur la sécurité alimentaire d’un autre comme c’est le cas par exemple avec le conflit entre la Russie et l’Ukraine, qui sont respectivement 2 des 3 principaux exportateurs de blé mondiaux. La spécialisation des pays dans un type de production agricole ou d’aliments menace la sécurité alimentaire d’autres pays dépendants de leur production. Le conflit ukrainien menace la sécurité alimentaire des pays comme la République Démocratique du Congo ou Madagascar qui importe la quasi-totalité de leur blé, un produit de base pour les populations locales. Ces conflits et les problèmes de sécurité, menacent aussi la stabilité des prix des denrées alimentaires. Le manque de disponibilité d’un produit fait augmenter les prix sur les marchés et impacte donc le pouvoir d’achat des consommateurs.

L’environnement et les changements climatiques

Les changements climatiques participent eux aussi à la destruction des surfaces agricoles. Les sécheresses, les inondations, les invasions de criquets, les tempêtes, détruisent les cultures et menacent l’agriculture des pays du sud, les forçant à s’adapter à la crise climatique. Par exemple, en 2021, Madagascar a fait face à la pire sécheresse de ces 40 dernières années dans le sud du pays rendant toute agriculture dans la région impossible. Cette crise a été reconnue par l’ONU comme étant “la première crise de la faim due au changement climatique“.

Quelle prise en compte des enjeux climatiques et environnementaux ?

En 2021, Action contre la Faim s’est doté d’une politique environnementale et climatique, afin de mieux accompagner les communautés qui subissent de plein fouet les conséquences des extrêmes climatiques, de la perte de la biodiversité, de la dégradation de la qualité des sols et des eaux. Sur le terrain, Action contre la Faim agit ainsi sur la préservation et la restauration des mangroves, sur la protection des insectes pollinisateurs, etc. afin de prévenir et réduire l’impact des prochaines crises humanitaires liées à la dégradation de conditions écologiques. Action contre la Faim agit également avec les acteurs locaux et services météorologiques pour anticiper les évènements climatiques extrêmes et apporter du soutien aux populations les plus vulnérables avant la survenue des fortes pluies, des cyclones, des submersions maritimes des côtes, et des températures extrêmes. Enfin, tout en agissant, Action contre la Faim a elle-même une empreinte environnementale et climatique ; et cherche à présent à réduire celle-ci en rationnalisant ses modes de fonctionnement, ses déplacements et faisant évoluer ses solutions techniques. Ainsi, les interventions en assistance alimentaire, par exemple, ont un impact sur les ressources en bois environnantes, car les communautés cuisinent principalement à partir du bois de chauffe ou du charbon de bois. Des solutions techniques consisteraient à accompagner ces programmes par des fours et foyers améliorés qui consomment moins de ressources ligneuses, par des aliments aux moindres temps de cuisson, par du matériel de cuisson et des pratiques culinaires plus performants. Aujourd’hui, Action contre la Faim se trouve seulement au début de la démarche d’atténuation de son empreinte. Toutefois, elle est une priorité, et les équipes se mobilisent dans cet objectif.

Bien sûr, les guerres, les catastrophes climatiques et les chocs économiques génèrent également une forte insécurité alimentaire, voire plongent les populations dans des crises alimentaires : les paysan.es ne peuvent plus accéder à leurs champs et cultiver, les populations pastorales ne peuvent plus laisser brouter leurs troupeaux sur des pâturages verts, des communautés sont contraintes de fuir les combats se coupant ainsi de leurs moyens d’existence, les familles ne peuvent plus faire face à l’inflation galopante. Les crises souvent prolongées finissent par venir à bout des maigres ressources que les ménages auraient pu accumuler au-fur-et à mesure (un peu d’épargne, quelques animaux, demander un crédit, de l’aide à l’entourage, etc.), épuisant ainsi leurs capacités d’adaptation. Action Contre la Faim agit, aux côtés des populations en détresse, afin de leur permettre de manger aujourd’hui et de reconstruire les capacités à se nourrir par elles-mêmes dans un avenir proche.

Quelles sont les crises alimentaires dans le monde ?

Les crises alimentaires sont souvent le résultat de facteurs connus comme les conflits, les chocs économiques, les catastrophes naturelles, les flambées des prix des aliments, etc… On parle de crise alimentaire à partir de la phase 3 des indicateurs IPC/CH. En 2025, environ 295,3 millions de personnes dans 53 pays et territoires ont été confrontées à une insécurité alimentaire grave, soit une augmentation par rapport aux années précédentes.

Quels sont les pays en insécurité alimentaire ?

Chaque année, des publications internationales rapportent l’évolution de la situation alimentaire dans le monde. L’an passé, en 2025, plus de 266 millions de personnes faisaient face à une crise alimentaire dans 47 pays et territoires analysés. Le Nigeria, la République Démocratique du Congo, le Soudan comptent chacun 25 millions et plus de personnes en très forte insécurité alimentaire. Le Yémen, l’Afghanistan, le Myanmar, le Bangladesh, le Pakistan, le Sud-Soudan et la Syrie font partie des pays les plus touchés, sur la base du nombre des populations. En revanche, si l’on considère la prévalence de la très forte insécurité alimentaire, soit le pourcentage des individus durement affectés, ce sont la bande de Gaza , le Sud-Soudan et le Yémen, le Soudan et Haïti qui sont les plus affectés ; plus de la moitié de leur population sont en crise alimentaire. Action contre la Faim intervient auprès des populations les plus durement touchées, en particulier les enfants et les femmes, pour réduire l’insécurité nutritionnelle, et leur redonner des perspectives d’autonomie alimentaire dans un proche avenir.

Deux crises entre insécurité alimentaire et urgence humanitaire 

Chaque année, des publications internationales rapportent l’évolution de la situation alimentaire dans le monde. L’an passé, en 2025, plus de 266 millions de personnes faisaient face à une crise alimentaire dans 47 pays et territoires analysés. Le Nigeria, la République Démocratique du Congo, le Soudan comptent chacun 25 millions et plus de personnes en très forte insécurité alimentaire. Le Yémen, l’Afghanistan, le Myanmar, le Bangladesh, le Pakistan, le Sud-Soudan et la Syrie font partie des pays les plus touchés, sur la base du nombre des populations. En revanche, si l’on considère la prévalence de la très forte insécurité alimentaire, soit le pourcentage des individus durement affectés, ce sont la bande de Gaza , le Sud-Soudan et le Yémen, le Soudan et Haïti qui sont les plus affectés ; plus de la moitié de leur population sont en crise alimentaire. Action contre la Faim intervient auprès des populations les plus durement touchées, en particulier les enfants et les femmes, pour réduire l’insécurité alimentaire, et leur redonner des perspectives d’autonomie alimentaire dans un proche avenir.

À Gaza, la situation humanitaire est devenue catastrophique après des années de conflit, avec plus de 85 % de la population déplacée et un système alimentaire quasiment effondré.
Les pénuries alimentaires, la destruction des infrastructures et les restrictions d’accès à l’aide aggravent une crise nutritionnelle sévère, où la malnutrition touche désormais femmes et enfants. Malgré la présence d’aide humanitaire, celle-ci reste largement insuffisante, bloquée par des contraintes d’accès et des fermetures de frontières. Les habitants dépendent presque entièrement de distributions limitées, souvent peu diversifiées et insuffisantes pour couvrir les besoins nutritionnels.
Ainsi, sans un accès humanitaire libre et massif, la population gazaouie reste exposée à la faim.

Au Soudan, la guerre a drastiquement aggravé une crise déjà chronique, avec près de 20 millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë. Les combats ont provoqué une flambée des prix, des déplacements massifs et une rupture des marchés, limitant fortement l’accès à la nourriture. Les populations adoptent des stratégies extrêmes, comme réduire les repas ou consommer des aliments non adaptés pour survivre.
Cette situation est aggravée par les chocs climatiques et l’effondrement des services essentiels, notamment de santé et d’approvisionnement.
Dans ce contexte, l’accès humanitaire reste essentiel pour répondre à une crise qui continue de s’intensifier et menace des millions de vies.

Nos interventions en sécurité alimentaire

Autonomisation économique et sécurité alimentaire des femmes

En Côte d’Ivoire, Action contre la Faim renforce la sécurité alimentaire en soutenant l’autonomie économique des femmes , notamment à travers des groupements agricoles et des activités génératrices de revenus. 
Grâce à l’accès aux semences, à des formations techniques et à des systèmes d’épargne, les femmes développent des productions agricoles diversifiées et régulières, améliorant à la fois leurs revenus et l’alimentation de leurs foyers.

Accompagner les populations déplacées et reconstruire les moyens d’existence

En République centrafricaine, l’organisation soutient les personnes retournées et les communautés hôtes à travers des actions combinant accès à l’eau, agriculture et soutien économique. 
Des formations, des appuis matériels et des dispositifs d’épargne permettent aux ménages de relancer des activités agricoles et de retrouver une autonomie alimentaire durable.

Renforcer les moyens de subsistance grâce à des cultures nutritives et résilientes

Action contre la Faim promeut l’intégration des légumineuses dans les systèmes agricoles et alimentaires afin de soutenir les moyens de subsistance des populations vulnérables. 
Faciles à cultiver, peu coûteuses et adaptées aux chocs climatiques, elles permettent aux ménages d’améliorer leur alimentation tout en générant des revenus grâce à leur commercialisation.

Le projet mangrove en Sierra Leone

La Sierra Leone compte parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique. Les communautés côtières notamment connaissent déjà une fréquence et une gravité accrues de l’érosion côtière et des inondations dues aux effets conjoints de la montée des eaux et de la destruction des espaces naturels. La majorité des habitants de ces zones dépendent en effet des ressources naturelles, en particulier des mangroves, pour leur subsistance et une surexploitation de ces milieux fragiles met en péril leur sécurité alimentaire. Nous avons élaboré en Sierra Leone un projet pilote situé sur la zone littorale du district de Bonthe comprenant des diagnostics participatifs des vulnérabilités des communautés face au changement climatique, des actions de restauration des mangroves, des formations en agroécologie , une amélioration des connaissances et de la transmission des informations et alertes climatiques et des actions de plaidoyer.

À Madagascar, restaurer les moyens d’existence après le cyclone Gezani

À Madagascar, le passage du cyclone Gezani a fortement touché les populations rurales, détruisant cultures, réserves alimentaires et infrastructures agricoles. Privées de leurs récoltes et de leurs sources de revenus, de nombreuses familles voient leur sécurité alimentaire fortement compromise.

Face à cette situation, nous intervenons en soutenant la relance rapide des activités agricoles, notamment par la distribution de semences et d’intrants adaptés, ainsi que par l’accompagnement des communautés. Ces actions permettent aux ménages de reconstituer leurs moyens de subsistance, de produire à nouveau leur propre nourriture et de renforcer leur résilience face aux chocs climatiques.

La plupart du temps, nos interventions prennent la forme de programmes agricoles, de développement économique local, de services pour le retour à l’emploi, menés avec et au travers de partenaires locaux. Ces interventions permettent la construction de l’autonomie et la résilience des populations et des familles face aux chocs de grande ampleur (une sécheresse, une inondation, etc.).

Les interventions en « sécurité alimentaire et moyens d’existence » contribuent à prévenir l’insécurité alimentaire bien sûr, également la malnutrition et la surmortalité des enfants principalement, en agissant sur l’accès à une alimentation suffisante, saine et nutritive. Ces actions sont le plus souvent combinées à nos autres expertises, afin d’agir efficacement sur les différents déterminants de la malnutrition.


¹Source : SOFI 2026