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Liban choléra © Iván Alvarez Colomina pour Action contre la Faim

Communiqués de presse

Liban

Le choléra refait surface au Liban près de 30 ans plus tard

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le Liban est le tout dernier pays touché par cette épidémie dévastatrice qui a commencé en Afghanistan en juin 2022, puis qui s’est propagée au Pakistan, en Iran, en Irak et en Syrie.  

Il y a désormais au moins 2 255 cas suspects et confirmés de choléra au Liban, la plupart dans la zone rurale d’Akkar, dans le nord du pays (où le premier cas a été détecté), dans la plaine de la Bekaa et à Hermel, ainsi qu’à Zahlé et dans certaines régions du sud. Dix-sept personnes sont décédées

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë qui se propage généralement par l’eau et les aliments contaminés par des matières fécales en raison d’une mauvaise gestion des eaux usées et de mauvaises pratiques d’hygiène. Sa propagation est donc étroitement liée à un accès insuffisant à l’eau potable et à l’assainissement. Le choléra peut avoir de graves conséquences sur la santé, voire entraîner la mort s’il n’est pas traité. La diarrhée et la déshydratation sévères en sont les principales complications.

Action contre la Faim, une organisation humanitaire présente au Liban depuis 2006, s’efforce de prévenir et contenir la propagation de la maladie au Liban. L’organisation distribue des solutions de réhydratation orale pour traiter la diarrhée et la déshydratation sévères. Au total, 201 unités ont été distribuées à la population touchée.  

L’équipe d’urgence de l’organisation a été déployée et des campagnes de nettoyage des réservoirs d’eau ont été lancées dans les camps informels touchés. L’organisation distribue 35 litres d’eau potable par jour aux habitants des camps informels d’Ersal et de Deir El Ahmar. 

Action contre la Faim surveille également la qualité de l’eau dans les camions et les réservoirs d’eau des fournisseurs, afin de s’assurer que les niveaux de chlore sont suffisants pour éliminer tout risque potentiel de contamination.  

Des camions vident les fosses septiques des latrines dans tous les camps informels d’Ersal, de Labweh, de Qaa, d’Hermel et de Deir El Ahmar, et vidangent toutes les fosses lorsqu’un cas est confirmé.

À ce jour, 822 kits d’hygiène et 788 kits de désinfection ont été distribués dans les camps touchés d’Ersal, et des campagnes de sensibilisation au choléra et de promotion de l’hygiène ont été menées, touchant plus de 1 800 personnes dans la Bekaa et au Liban du Sud.

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© Lubaina pour Action contre la Faim

Liban

© Lubaina Gosp-Server pour Action contre la Faim

Disinfection Training-27.10.2022- TyreAhmad Moustafa (1) © Ahmad Moustafa pour Action contre la Faim

Liban

© Ahmad Moustafa pour Action contre la Faim

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© Iván Alvarez Colomina pour Action contre la Faim

Liban

© Iván Alvarez Colomina pour Action contre la Faim

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ACCÈS LIMITÉ À L’EAU POTABLE ET AUX SERVICES D’ASSAINISSEMENT AU LIBAN 

 

Au Liban, le secteur de l’eau et de l’assainissement ne s’est jamais remis des répercussions d’une guerre civile qui a duré 15 ans, de deux décennies d’après-conflit en plus de la crise multidimensionnelle. Le réseau d’approvisionnement ne fournit pas suffisamment d’eau potable pour la consommation humaine, ce qui oblige une grande partie de la population à consommer de l’eau non traitée et contaminée.  

La gestion des eaux usées est également essentielle pour contrôler les maladies d’origine hydrique telles que le choléra. Mais au Liban, 92% des eaux usées restent non traitées et sont rejetées directement dans l’environnement, ce qui constitue une grave menace pour la santé publique et qui augmente le risque de propagation du choléra dans le pays.  

Cet accès limité à l’eau potable et aux services d’assainissement rend les camps informels qui se trouvent à proximité de la frontière syrienne très vulnérables à la propagation de maladies. Selon le coordinateur des interventions d’urgence d’Action contre la Faim, Iván Álvarez Colomina, qui travaille sur le terrain, « il est très probable que la situation empire en raison des conditions dans lesquelles se trouve le pays. Le Liban est embourbé dans une crise économique très dure, avec une inflation forte et persistante. Les systèmes d’eau et d’assainissement ne fonctionnent pas en raison de la hausse des coûts de l’énergie. Il n’y a pas assez de fonds pour faire face à la situation, en particulier dans les camps de la plaine de la Bekaa, où vivent environ 800 000 réfugiés. » 

Selon une évaluation menée par l’équipe d’Action contre la Faim au Liban dans 493 camps informels de Baalbek-Hermel, la région la plus touchée et où vivent plus de 19 000 personnes, 80 % des foyers utilisent une eau insalubre. En plus de cela, 57 % d’entre eux consomment de l’eau contaminée par des matières fécales, et 20 % des camps pratiquent la défécation à l’air libre en raison du manque d’infrastructures d’assainissement.

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