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20220614-DSC04274 © Said Musse pour Action contre la Faim

À la Une

COP27

Quelles mesures pour une réelle justice climatique et la sécurité alimentaire mondiale ?

En 2022, le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition a de nouveau augmenté, atteignant ainsi 828 millions de personnes. Les raisons sont multiples : l’augmentation des conflits (notamment la guerre en Ukraine), les inégalités mondiales, le manque d’accès aux droits et services essentiels tels que l’eau et la santé ; mais aussi les phénomènes météorologiques extrêmes dus à la crise climatique. Les évènements climatiques augmentent en fréquence et en intensité et poussent des populations déjà vulnérables dans des situations de plus en plus précaires. Aujourd’hui, 27 des 35 pays les plus touchés par le changement climatique connaissent une insécurité alimentaire extrême. D’ici 2050, 8 à 80 millions de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à la faim, notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Amérique centrale.

 

Action contre la Faim demande aux dirigeants politiques et économiques présent.e.s à la COP27, la 27e édition des COP, les conférences annuelles des Nations unies sur le changement climatique, d’assumer enfin leur responsabilité et prendre des mesures à la hauteur de l’urgence climatique.

 

Les pays plus pollueurs doivent prendre leurs responsabilités

 

Les pays responsables de la crise climatique doivent augmenter leurs financements, notamment ceux dédiés à l’adaptation à la crise climatique, parent pauvre de la finance climat. Actuellement, un tiers seulement des financements français vont vers des projets d’adaptation au changement climatique, contre deux tiers pour les projets de réduction d’émissions. S’il est important de continuer de soutenir la baisse des émissions, une réponse de la même ampleur doit être donnée aux impacts climatiques, avec lesquels vivent déjà la majorité des personnes sur la planète.

 

De plus, la France et les pays pollueurs doivent augmenter leurs parts de dons (plutôt que de prêts) auprès des pays du Sud qui sont déjà en crise d’endettement. Ainsi, la France doit aussi augmenter sa finance climat à destination des pays du Sud, en la faisant passer de 6 milliards à 8 milliards d’euros par an d’ici à 2025, afin que les pays riches puissent atteindre la promesse collective qu’ils avaient faite aux pays du Sud de leur fournir 100 milliards de dollars d’ici à 2020.

 

Renforcer l’autonomie locale

 

Les pays des Sud sont les plus exposés aux impacts du changement climatique mais ne reçoivent pas le soutien nécessaire pour s’y adapter. Le financement de l’adaptation à la crise climatique doit être mis directement à la disposition des communautés locales et des organisations de la société civile. Actuellement, les petits agriculteur.ice.s produisent un tiers de la nourriture mondiale, mais ne reçoivent que 1,7 % de la finance climat, alors qu’ils comptent parmi les personnes les plus vulnérables au changement climatique.

 

Les communautés les plus vulnérables doivent également jouer un rôle de premier plan dans les initiatives d’adaptation et d’atténuation afin qu’elles puissent préserver leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les femmes et les filles sont plus susceptibles de souffrir des effets néfastes du changement climatique. Les efforts d’adaptation doivent donc s’attaquer systématiquement et efficacement aux effets du changement climatique avec une approche genre, par exemple en veillant à ce que les paysannes aient accès à la terre, au crédit, à la formation et aux intrants agricoles adaptés à leurs besoins et à leurs priorités.

 

 

L’agroécologie doit être soutenue et financée

 

Les gouvernements doivent transformer les systèmes alimentaires pour promouvoir des régimes alimentaires sains, justes et durables et des méthodes agricoles respectueuses du climat comme l’agroécologie. Un accès stable en aliments nutritifs, diversifiés et abordables dans un climat changeant ne sera pas possible sans une adaptation agricole transformatrice et locale. Les gouvernements et les bailleurs doivent investir dans l’agroécologie pour assurer la résilience à long terme et la sécurité alimentaire et nutritionnelle, en particulier dans les zones les plus vulnérables au changement climatique. Les systèmes alimentaires produisent actuellement jusqu’à un tiers des émissions mondiales, avec des dommages particuliers causés par l’élevage intensif et la production et l’utilisation d’engrais de synthèse. L’agroécologie est une stratégie d’adaptation très efficace qui profite à la santé humaine et à la biodiversité, permet aux agriculteurs de conserver une plus grande partie de leurs revenus et est particulièrement précieuse pour les petits exploitants et les femmes.

 

 

L’accès à l’eau doit être garanti

 

Environ la moitié de la population mondiale connaît une grave pénurie d’eau pendant au moins une partie de l’année. Afin de garantir le droit humain d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, les gouvernements doivent soutenir les services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) pour qu’ils restent résilients aux chocs, notamment climatiques. L’augmentation des investissements et du soutien politique aux infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène doit être une priorité dans les pays très touchés par la malnutrition, avec le soutien des donateurs et des organisations multilatérales.

 

Les eaux souterraines fournissent près de la moitié de l’eau potable dans le monde. Avec la raréfaction de l’eau, la dépendance à l’égard des eaux souterraines augmente et joue un rôle important dans l’adaptation au changement climatique. La ressource en eau souterraine étant essentielle pour atténuer le changement climatique, l’utilisation équitable de la ressource doit être garantie en donnant la priorité aux besoins domestiques et de santé publique.

 

 

Action contre la Faim exige du gouvernement Français et des dirigeant.e.s politiques que des mesures ambitieuses soient prises en urgence afin d’assurer la sécurité alimentaire et de la nutrition des générations actuelles et futures. L’ONG demande que les engagements pour l’objectif de 1,5 degré soient respectés de manière contraignante, que le financement international pour le climat soit considérablement augmenté, que le soutien aux mesures d’adaptation au climat nécessaires dans le monde entier soit développé, et que les systèmes alimentaires mondiaux soient conçus de manière plus durable, résiliente et juste par l’agroécologie paysanne.

 

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