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@Sébastien Duijndam pour Action contre la Faim @Sébastien Duijndam pour Action contre la Faim

Témoignages

Nigeria

Vivre ou survivre au Nigéria, l’histoire de Kolom

Nous avons rencontré Kolom dans le camp où elle s’est réfugiée avec sa famille et ses enfants. Kolom est gravement malade, elle souffre d’hypertension mais aussi du paludisme et de la fièvre typhoïde. Pour survivre, ils ont fui les conflits avec les groupes armés et n’ont aujourd’hui pas assez de revenus pour survivre. Nous les soutenons à travers différents programmes. Kolom de par sa situation et celle de sa famille a été identifiée comme particulièrement vulnérable. Elle fait donc partie du programme de transfert d’argent et celui des Porridge Mums.

Après avoir fui les conflits elle a pu trouver refuge dans un camp avec d’autres déplacés. « Je vis ici depuis trois ans avec mon mari et mes trois enfants. Je viens du gouvernement local de Marte. Nous avons vécu deux ans sous le joug des insurgés. » Explique Kolom, assise dans son abri de fortune d’une pièce. Une lumière faible perce le voile rouge qui fait office de porte. À l’extérieur, la température atteint 40 degrés et les traits de Kolom brillent de sueur.

 

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La peur au ventre

« En tant que femme, je n’avais pas le droit de sortir. À cause des personnes armées qui entouraient notre communauté, nous manquions de nourriture. Si nous avions de la chance, nous cuisinions un repas par jour. Nous avons passé deux ans dans une tristesse infinie car même si nous avions la nourriture, nous ne pouvions pas cuisiner ; et même si nous cuisinions, nous avions peur de commencer à manger parce que nous craignions d’être attaqués par surprise.  Certains hommes avaient l’habitude de sortir en cachette la nuit, vers 3 heures du matin, pour chercher de la nourriture. Ils devaient attendre jusqu’à la nuit suivante pour revenir, car s’ils étaient surpris en plein jour, ils auraient été tués. La nourriture était également un problème pour les insurgés ; ils attaquaient les villages, pillaient les vendeurs, bloquaient même les routes pour en trouver. »

Du conflit au camp

Kolom se souvient très bien de sa fuite. « Mon mari a pu fuir un mois avant moi. Il est venu ici pour trouver un logement, puis il est revenu nous chercher, mais nous n’avons pas pu bouger à cause de la présence des groupes armés. » Puis, les frappes aériennes de l’armée se sont mises à pleuvoir et ont semé le chaos dans le village ; Kolom en a profité pour s’échapper avec ses enfants.  « Nous avons marché dans la brousse pendant quatre jours. A notre arrivée à Maiduguri, mes enfants et moi-même étions épuisés par la fatigue et la faim. »

"Je souffre de maladies rénales, d'hypertension, de paludisme et de typhoïde. "
Kolom
Yobe, Nigeria

« Dès que je suis allé à l’hôpital, je dois être à crédit pour obtenir un médicament de l’hôpital, ce que je ne peux pas me permettre.« 

 Identifiée comme une personne vulnérable, Kolom a rejoint le programme de soutien monétaire et le groupe Porridge Mums il y a environ un an. Aujourd’hui, elle est trésorière d’un groupe de Porridge Mums et avec le secrétaire du groupe, elles se rendent toutes les deux à Maidaguri, capitale et principale ville de l’état de Borno au Nigeria pour acheter les provisions du groupe et cuisinent ensemble pour s’entrainer à cuisiner de nouvelles recettes chaque semaine. Indirectement le groupe de Porridge Mum fait aussi office de groupe de soutien, les mères peuvent se confier et échanger des conseils sur leur vie dans le camp ou l’état de santé de leurs enfants.

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