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KEN_2021_FSL_LameckOdodo_2 © Lameck Ododo pour Action contre la Faim

Témoignages

Kenya

Faire face aux sécheresses et prévenir les pénuries alimentaires

Malgré la sécheresse, elle continue de faire pousser des légumes verts. Sarah fait partie d’un groupe local de soutien entre mères, un espace créé par Action contre la Faim pour permettre aux femmes d’échanger et d’apprendre les unes des autres au sujet de la maternité, des enfants, de la santé, de la nutrition et de la vie de famille.

Le groupe de mères de Cheptuyis entretient un potager, où des innovations locales sont utilisées pour cultiver des légumes. Action contre la Faim travaille avec le ministère de la Santé pour apprendre aux femmes à conserver leurs légumes dans le but de prévenir les pénuries. Lorsque nous leur avons rendu visite, les femmes venaient de se rassembler pour récolter une variété de légumes : chou frisé, carottes, oignons, choux, coriandre et tomates. Ensemble, elles cuisinent les légumes et vendent le surplus au reste de la communauté.

KEN_2021_FSL_LameckOdodo_7 © Lameck Ododo pour Action contre la Faim

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Les membres du groupe de soutien entre mères de Cheptuyis dans leur potager.

© Lameck Ododo pour Action contre la Faim

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Des mères de famille se préparent à vendre leurs récoltes.

© Lameck Ododo pour Action contre la Faim

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Cheptuyis, comme de nombreuses régions de West Pokot, est une zone aride. La météo, destructrice pour l’agriculture locale, est l’une des deux principales raisons pour lesquelles le comté enregistre les niveaux les plus élevés de sous-nutrition du Kenya. En effet, 35 % de tous les enfants de moins de cinq ans y souffrent de sous-nutrition. L’autre raison ? Le manque de ressources éducatives sur la façon de maintenir une alimentation saine.

Action contre la Faim partage ces connaissances avec les groupes de soutien entre mères. Mais l’éducation ne suffit pas. Les membres de la communauté doivent pouvoir accéder à des aliments sains. C’est là que les potagers, qui exploitent des solutions tirées de nombreuses disciplines à travers le comté, entrent en jeu.

 

Se renforcer grâce à l’alimentation

 

Grâce au groupe, Sarah et les autres mères ont appris que fournir des repas nutritifs à leurs enfants pouvait réduire voire éliminer les cas de sous-nutrition et d’autres maladies. En effet, les enfants bien nourris ont un système immunitaire plus fort et sont moins susceptibles de tomber malades. Les femmes s’efforcent d’améliorer l’alimentation de leurs enfants et discutent des défis auxquels elles sont confrontées pour appliquer les leçons qu’elles ont apprises de nos équipes.

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Les mères de famille se rassemblent pour parler de santé, de nutrition et d’autres sujets dans leur groupe de soutien.

© Lameck Ododo pour Action contre la Faim

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Une membre du groupe de soutien entres mères de Cheptuyis se tient fièrement devant son bétail.

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« Pour bien faire, il faudrait que je dépense plus de 200 KSh (1,55 €) en légumes par repas pour nourrir toute ma famille. Mais c’est plus que ce que je gagnais en une semaine. Et lorsque je ne gagnais pas assez, nous ne pouvions pas manger », explique Sarah.

Salome Tsindori, responsable du programme d’Action contre la Faim à West Pokot, a expliqué qu’il restait une ressource encore inexploitée : la terre elle-même. Le ministère de l’Agriculture a fait appel à un expert en potagers, Michael Wamalwa, pour apprendre aux femmes à cultiver des aliments nutritifs.

« Lorsqu’il ne pleut pas, il n’y a pas assez de légumes. C’est pour cela que je tiens à m’assurer que chaque communauté dispose d’un potager qui lui fournit suffisamment de légumes pour se nourrir, en plus d’un surplus qui peut être vendu pour répondre à d’autres besoins nutritionnels », explique Michael.

Action contre la Faim a fourni aux mères des graines et un réservoir qui recueille et stocke les quelques gouttes de pluie qui tombent pour irriguer les potagers. Elles ont également appris à construire des potagers verticaux, des systèmes de culture à plusieurs niveaux très utiles lorsque le climat est sec. Des innovations qui, combinées à de nouvelles techniques de fertilisation, permettent aux femmes de cultiver des aliments nutritifs à des endroits où cela serait autrement trop difficile.

 

UN IMPACT DURABLE

 

Rosina Kiralem, membre du groupe de soutien entre mères d’un village voisin, dit avoir appris plus de choses que ce qu’elle imaginait, de la construction d’un potager à la création de son propre compost à partir de déchets de jardin et d’excréments de chèvre.

Et lorsque les légumes sont prêts à être récoltés, les femmes les conservent en utilisant des techniques qu’elles viennent d’apprendre.

« Une fois conservés, les légumes peuvent durer jusqu’à six mois », explique Michael. Action contre la Faim travaille en étroite collaboration avec les communautés locales et les autorités gouvernementales sur ce projet.

"Je ne sais pas d’où vient Action contre la Faim, mais un simple “merci” ne suffit pas pour exprimer toute la gratitude de la communauté de Cheptuyis"
Sarah
Cheptuyis, Kenya

« Plusieurs facteurs sont à l’origine de la sous-nutrition. C’est pour cela que les projets d’Action contre la Faim font appel à nombreux ministères, notamment ceux de l’Agriculture, de l’Irrigation et de la Santé, afin de garantir que les mères puissent accéder à la nourriture dont elles ont besoin », déclare Salome.

En plus de produire suffisamment d’aliments nutritifs pour leurs familles, les femmes du groupe ont économisé de l’argent. Et Sarah en est très reconnaissante.

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