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Maria Josefina - Guatemala © Lys Arango pour Action contre la Faim

Publication

Agroforesterie : « L’arbre qui ne cache pas la forêt »

Il consiste en un système dynamique de gestion des ressources naturelles reposant sur des fondements écologiques qui intègrent des arbres dans les exploitations agricoles et le paysage rural et permet ainsi de diversifier et maintenir la production afin d’améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales de l’ensemble des utilisateurs de la terre (ICRAF)1 .

L’agroforesterie fait partie des principes de l’agroécologie qui vise à valoriser les interactions et intégrations entre cultures, arbres et animaux. Cette intégration peut être spatiale (les plantes cultivées avec les arbres) ou temporelle (par exemple, les jachères améliorées, les rotations des cultures et le parcage des animaux).

L’arbre présente de nombreuses vertus :

  • Il enrichit la matière organique du sol via la chute des feuilles.
  • Il freine la vitesse d’écoulement de l’eau et favorise son infiltration dans le sol jusqu’aux racines des cultures.
  • Grâce à ses profondes racines, il récupère l’eau et les éléments minéraux qui s’infiltrent dans les profondeurs du sol et les rend disponibles aux plantes cultivées.
  • Ses racines stabilisent le sol et améliorent sa structure

 

TYPES D’AGROFORESTERIE

 

Selon les essences végétales présentes sur la parcelle et selon l’intégration ou non des animaux à l’exploitation, l’on distingue plusieurs types d’agroforesterie :

  • Systèmes agroforestiers (arbres en plein champ, associés aux cultures) – zones cultivées avec des arbres dispersés (souvent indigènes) d’où la diversité des espèces d’arbres qui les composent
  • Systèmes multi-étages – groupes d’arbres ou d’arbustes plantés ou existants, gérés comme un étage supérieur d’arbres et de plantes ligneuses avec un à plusieurs étages plantes en ayant des cultures maraichères, des arbres fruitiers et des palmiers dattiers ; ces derniers protégeant les cultures maraichères (effet « oasis).
  • Arbres en bocage ou haie vive autour d’une parcelle cultivée – servant à protéger la parcelle du vent, lutter contre l’érosion, fertiliser le sol, et produire du bois et/ ou des fruits sur un espace réduit (Gret, 2015)
  • Parcs agroforestiers avec parcage d’animaux dans lesquels sont plantés les arbres et arbustes à feuilles et/ou à gousses, attrayantes pour les agriculteurs en tant que compléments alimentaires pour le bétail car ceux-ci nécessitent peu ou pas d’apports de trésorerie.
  • La régénération naturelle assistée (RNA) qui consiste à assister ou stimuler la régénération naturelle d’espèces ligneuses et/ou leur développement et leur intégration dans l’espace agricole cultivée.

En tant que pratique, l’agroforesterie procure un certain nombre de services écosystémiques dont la création d’habitats et de ressources pour la biodiversité, le stockage de carbone, la protection contre les vents (haies vives, brise-vents), restauration de la matière organique du sol, etc. te tableau suivant résume les avantages et les quelques contraintes liées à l’agroforesterie.

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