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MIF projet passerelle aide alimentaire
© Fanny Mantaux pour Action contre la Faim
  • Rapport

Rapport Passerelle Plus 

  • Nutrition et santé

En France, au moins 8 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. La réponse principale à cette problématique reste l’aide alimentaire, en complément de la protection sociale. Majoritairement basé sur la distribution d’aliments, ce système fait cependant face à un fort non-recours (au moins la moitié des personnes en situation de précarité alimentaire), lié à un manque d’information, de liberté de choix, à des enjeux de couverture, d’accès ou d’adéquation aux besoins des dispositifs existants, à des démarches complexes ou à la peur de la stigmatisation. Il est donc essentiel de réfléchir collectivement à des dispositifs alternatifs et complémentaires.  

Les transferts monétaires apparaissent comme une solution efficace, renforçant la liberté de choix, en soutenant l’économie locale et présentant un bon rapport coût-efficacité. Néanmoins, ces dispositifs suscitent des craintes de mésusage, en particulier lorsqu’ils sont non fléchés (c’est à dire libre d’utilisation). Leur déploiement en France dans le cadre de politiques publiques appelle à une meilleure compréhension de leurs effets et modalités de mise en œuvre. Le projet Passerelle Plus, porté par Action contre la Faim, INRAE et la Fondation de l’Armée du Salut depuis 2024, s’inscrit dans cette réflexion en faveur du droit à l’alimentation et de l’accessibilité des aides.  

Ce projet a expérimenté à Montreuil un dispositif de transfert monétaire non fléché et accompagné. Concrètement, le dispositif Passerelle Plus se basait sur trois piliers complémentaires, permettant de redonner du pouvoir d’agir aux personnes, en agissant à la fois sur leurs capacités économiques, leur accès aux droits et leurs connaissances sur l’alimentation :