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RAPPORT MONDIAL 2015 SUR LA NUTRITION (RÉACTION)

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« Nous saluons la parution du second rapport mondial sur la nutrition qui fait ressortir la manière dont les 193 pays dans le monde sont touchés par la malnutrition. Ce rapport révèle, de manière stupéfiante, qu’une personne sur trois souffre de malnutrition dans le monde. Nous espérons qu’il donnera un nouvel élan aux chefs d’État se réunissant à New York à la fin de la semaine afin qu’ils s’engagent pleinement dans l’éradication de la faim dans le monde et de toutes les formes de malnutrition existantes d’ici  2030, et ce dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’après 2015.

La malnutrition tue. Elle freine le développement physique et mental des personnes qui en souffrent.  Elle réduit leurs moyens d’existence.  Elle les maintient dans un état de pauvreté.   Elle a des conséquences négatives sur les futures générations.  Elle fait peser des charges énormes sur chaque individu dans la société du fait de coûts de santé accrus et de besoins de soins pour les personnes qui en souffrent. Le rapport mondial sur la nutrition , paru en 2015, souligne le rôle joué par l’amélioration de la nutrition dans la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable et, à juste titre, requiert que les objectifs, cibles et indicateurs relatifs à la nutrition y soient intégrés afin de responsabiliser tous les acteurs concernés pour les 15 prochaines années.

Même si des progrès sont réalisés dans le but de réduire la malnutrition dans le monde, à l’heure actuelle cela se fait bien trop lentement et de manière inégale. A l’échelle mondiale, on estime que moins de 15 pour cent des enfants émaciés reçoivent à l’heure actuelle le traitement dont ils ont besoin – dans certains pays, ce pourcentage est beaucoup plus faible. Ces statistiques devraient préoccuper les nations dans le monde entier, étant donné que l’émaciation tue chaque année jusqu’à un million de jeunes enfants. Le rapport mondial sur la nutrition de 2015 montre que le nombre de pays qui sont sur la bonne voie en termes de croissance a presque triplé par rapport à celui de l’émaciation. Que s’est-il passé depuis la parution du rapport de l’année dernière, qui indiquait que « l’émaciation est l’indicateur par lequel le plus grand nombre de pays enregistrent de réels progrès »? Mais les pays doivent encore faire davantage pour sauver les vies des enfants. Et très rapidement. L’ampleur de la souffrance qu’elle induit exige un calendrier ambitieux et rigoureux pour la mise en place d’actions concrètes.

Le 25 septembre prochain, nous demandons instamment à tous les gouvernements qui ont adopté les objectifs de l’après-2015 de se mettre au travail sur le champ, en vue de la définition d’une série d’objectifs nationaux dédiés à la nutrition afin de s’assurer que le monde peut atteindre de nouveaux objectifs mondiaux à la fois ambitieux et appelant à une transformation. Comme le montre très clairement le rapport mondial sur la nutrition, une action urgente et décisive est également requise de la part de tous si l’on souhaite atteindre les objectifs de l’après-2015.

Il est indispensable d’investir davantage d’argent dans l’aide à la nutrition (il est suggéré un montant de 10 milliards de dollars par an). Selon le Rapport, le financement de l’aide à la nutrition a doublé entre 2012 et 2013, passant d’un peu moins de 0,5 milliard de dollars US à 1 milliard de dollars US. Mais nous sommes encore loin du compte en termes de financement et nous devons prolonger la dynamique amorcée.  Il est absolument essentiel d’utiliser le financement actuel de manière plus stratégique, et une possibilité de le faire consisterait à optimiser l’impact des interventions susceptibles d’avoir l’effet le plus marquant sur la nutrition. Cependant, dans l’intervalle, cela peut nous permettre de nous assurer de tirer le meilleur parti de l’argent déjà investi en demandant aux donateurs et aux gouvernements nationaux de rendre des comptes sur leurs engagements.

Au bout du compte, le succès du Programme de développement de l’après-2015 ne sera pas estimé d’après les engagements de ce mois-ci, mais sur les actions concrètes et mesurables à partir d’aujourd’hui et dans les années à venir.

Il est impératif que les gouvernements du monde entier travaillent maintenant main dans la main. Tous ensemble, au cours de notre vie, nous pourrons mettre un terme à la mortalité infantile due à une malnutrition sévère et nous pourrons atteindre les objectifs mondiaux relatifs à la sous-alimentation des enfants. Le monde entier est à l’écoute. »

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