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À la Une

L'agriculture est un levier incontournable mais pas suffisant pour enrayer la faim

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Des populations déjà précarisées mises en danger par la hausse des prix

La hausse des prix est internationale, elle est visible notamment dans les pays où intervient Action contre la Faim, et semble risquer de perdurer. Au-delà des études de prix sur les marchés, c’est surtout dans l’augmentation des cas de malnutrition et dans la vulnérabilité grandissante des bénéficiaires de nos programmes, que nos équipes constatent ce phénomène.

En effet, avant cette hausse des prix, 854 millions de personnes étaient déjà dans une situation d’insécurité alimentaire, c’est-à-dire, avec un accès difficile à une nourriture en quantité et en qualité suffisante. Aujourd’hui ce sont donc ces personnes qui se retrouvent dans une vulnérabilité grandissante voire en danger de mort.

Par exemple, à Monrovia, au Libéria, Action contre la Faim s’inquiète des taux de malnutrition aigue alarmants chez les enfants de moins de 5 ans. Dans les provinces de Day Kundi et Ghor, au centre de l’Afghanistan, les prix des denrées ont augmenté en moyenne de 85%. Conséquence directe de cette augmentation fulgurante, les stocks de nourriture sont presque vides. Pour faire face à cette urgence, Action contre la Faim a modifié son programme d’aide et prévoit de distribuer de la nourriture au lieu de distribuer de l’argent, dont le montant serait insuffisant face aux prix démesurés des denrées.

Liée à de nombreux autres facteurs, la hausse des prix a donc une répercussion directe sur la vie des populations les plus vulnérables. Action contre la Faim souhaite mobiliser la communauté internationale sur la réponse à apporter à la malnutrition en parallèle du traitement des causes profondes de la crise.

 

Aider la production agricole locale, une solution nécessaire mais pas suffisante au problème de la faim

Les discussions actuelles sur les solutions à apporter à la crise alimentaire portent principalement sur la déficience de l’agriculture. Or ce problème n’est qu’une cause partielle de la flambée des prix et de l’insécurité alimentaire.

S’ajoutent à cette cause, l’augmentation du prix du pétrole, la pauvreté, les aléas climatiques, des contextes locaux instables, la spéculation …

L’Afghanistan subit, par exemple, sa septième année de sécheresse, réduisant fortement les capacités de récolte.

Le Libéria sort d’une guerre civile de 15 ans qui a ravagé le pays, son économie et les infrastructures, nécessaires au développement du pays en général.

Les prises de position sur une aide supplémentaire pour relancer l’agriculture ou, à plus long terme, une réforme des politiques agricoles au niveau international et national, sont donc une initiative incontournable, pouvant améliorer la situation à long terme et éviter une catastrophe de plus grande ampleur. Mais cette réponse n’est pas suffisante pour résoudre tous les problèmes de la faim, et notamment ses conséquences immédiates.

 

Appel à une solution globale pour lutter contre la faim et la malnutrition

La lutte contre la faim recoupe de multiples aspects : la production agricole mais aussi la relance de l’économie, l’accès à l’eau et à l’assainissement, la mise en place d’infrastructures de santé, ou encore la réduction de la pauvreté endémique.

Les acteurs qui interviennent dans la lutte contre la faim et la malnutrition sont nombreux, chacun d’entre eux intervenant dans un domaine d’expertise bien identifié. Résoudre durablement la crise alimentaire et ainsi prévenir l’augmentation du nombre des victimes de la malnutrition requiert une approche intégrée.

Action contre la Faim constate tous les jours que cette approche fonctionne sur le terrain et appelle à une coordination en ce sens de tous les acteurs. Il manque aujourd’hui un organisme international capable de coordonner des financements additionnels qui permettraient de réduire fortement la malnutrition et de traiter en profondeur les causes de la faim.
ACF demande donc la création d’un Fonds mondial dédié à la lutte contre la faim et la malnutrition regroupant les moyens et les expertises au sein d’une même entité.

POINT PRESSE

Vendredi 30 mai 2008 à 14h

Siège d’Action contre la Faim

4, rue Niepce – PARIS 14ème – Métro Pernety (ligne 13)

en présence de

Bertrand Brequeville, Chef de mission ACF en Afghanistan

Bérengère de Penanster, Chef de mission ACF au Libéria

Claire Ficini, Chef de mission ACF au Burkina Faso

et

François Danel, Directeur Général d’Action contre la Faim

 

Contact :

Annabel Hervieu: 01 43 35 82 26 ou ahervieu@actioncontrelafaim.org

Contact urgence et jours fériés : 06 70 01 58 43

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