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20220305-POL_UKR-refugees-ASUR3825 (1) © Adrienne Surprenant

Témoignages

Ukraine

Plus le temps passe et plus les personnes qui arrivent sont vulnérables

Aujourd’hui plus de 3,5 millions d’Ukrainiens ont fui à l’étranger dont plus de 500 000 via la Roumanie. Face à cette situation les personnes les plus vulnérables arrivent chaque jour un peu plus nombreuses. L’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement devient un enjeu important dans la région.

Quels sont les enjeux actuels, notamment en terme d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, que tu as pu observer sur le terrain ?

Dans les pays frontaliers de l’Ukraine, l’afflux massif de réfugiés partis à la hâte nécessite la mise en place de structures d’accueil conséquentes où les gens peuvent avoir accès à des toilettes ou des douches fonctionnelles. Il y a aussi des points de distribution organisés dans les gares ferroviaires et routières pour fournir aux réfugiés des produits d’hygiène comme des couches ou du savon. Cet enjeu est aussi important à l’intérieur de l’Ukraine où plus de 6,5 millions de personnes sont déplacées et où les centres de transit dans l’Ouest du pays sont parfois débordés. Par exemple, la ville de Chernivtsi au sud-ouest de l’Ukraine a vu sa population passée de 260 000 à plus d’un million d’habitants en quelques jours. Dans l’Est de l’Ukraine les bombardements entrainent aussi la destruction des réseaux d’eau et pose la question de l’accès à l’eau potable pour une bonne partie de la population. À Marioupol et dans ses environs, en raison des bombardements du 3 mars, plusieurs stations de filtration et de pompage ont cessé de fonctionner. 470 000 habitants de Marioupol, Sartana et Staryï Krym n’ont actuellement pas accès à l’eau. Alors que l’eau de bonne qualité se raréfie, le manque de traitement des eaux usées entraine aussi d’importants risques épidémiques. Enfin, il faut souligner que les bombardements sur les industries chimiques créent des risques supplémentaires et aggravent encore la qualité de l’eau.

Où es-tu allé ces derniers jours ?

Nous avons concentré notre action sur le point de passage de Siret dans le nord de la Roumanie à la frontière avec l’Ukraine. En effet, ce passage est le principal point d’entrée dans le pays pour les réfugiés ukrainiens qui viennent du nord de l’Ukraine et notamment des villes de Kyiv, Chernihiv et Kharkiv.  Certains arrivent en voiture, d’autres en bus de la ville voisine de Chernivtsi. La plupart ne reste pas et file vers la ville roumaine de Sucejava où ils passent 2 ou 3 jours avant de rejoindre un autre pays européen où les attendent de la famille ou des contacts. On estime que seulement 10% des réfugiés ukrainiens restent dans la région de la Bukovine, frontalière avec l’Ukraine. Il s’agit essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées qui sont partis en dernier recours sous la menace des bombardements. Plus le temps passe et plus les personnes qui arrivent sont vulnérables et ont vécu des situations traumatisantes.

Quels sont les enjeux opérationnels pour Action contre la Faim en Roumanie ?

A Siret il y a déjà un certain nombre d’organisations non gouvernementales et de structures internationales présentent qui travaillent ensemble de manière étroite et coordonnée avec les autorités roumaines. Il y a un gros enjeu pour assurer une première prise en charge psychologique des personnes qui arrivent et qui sont souvent traumatisées par les bombardements, la perte d’un proche ou par le fait d’avoir laissé des membres de la famille derrière elles. Nous allons donc soutenir les structures d’accueil déjà mises en place par les autorités roumaines ou les points de distributions dans les gares routières ou ferroviaires où les réfugiés peuvent se réapprovisionner en bien de première nécessité et en produits d’hygiène avant de continuer leur voyage. Actuellement il y a 5 personnes d’Action contre la Faim en Roumanie en train de mettre en place cette réponse d’urgence. 

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