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© Conrad Duroseau pour Action contre la Faim © Conrad Duroseau pour Action contre la Faim

Publication

Politique Eau, Assainissement & Hygiène

Le taux de mortalité infantile liée aux maladies hydriques a également chuté de manière spectaculaire durant les 25 dernières années. Le bilan des Objectif de Développement du Millénaire (ODM) de 2000 à 2015 est globalement satisfaisant pour le secteur, avec un accès à l’eau potable qui a été considérablement étendu, même si les progrès en termes d’assainissement sont moindres. Les ODM ont laissé place aux ODD, incluant la reconnaissance d’un objectif spécifique pour le secteur (ODD n°6) ainsi que des cibles ambitieuses pour 2030. Des progrès ont aussi eu lieu en termes de recherche et de prise de conscience des liens potentiels entre l’EAH et la Nutrition, ce qui a conduit à une meilleure intégration de ces deux secteurs dans nos interventions. L’importance de la gouvernance et du plaidoyer en EAH est maintenant bien comprise des partenaires d’Action contre la Faim comme de ses collaborateurs, elle s’illustre par l’adoption du Droit à l’Eau Potable, aux Nations Unies le 29 juillet 2010, à laquelle Action contre la Faim a fortement contribué. Les efforts d’Action contre la Faim pour adresser le changement de comportement de manière efficace commencent à porter leurs fruits, comme en témoignent les nombreux projets incluant des activités de marketing de l’assainissement, ou des Analyses des Barrières, même si de nombreux efforts restent à faire, notamment dans les situations d’urgence.

Le bilan est cependant moins positif dans d’autres domaines. Malgré les efforts entrepris par Action contre la Faim, la pérennité des services EAH mis en place dans les institutions publiques comme les écoles ou les centres de santé, ainsi que dans de nombreuses communautés toujours fragiles, reste incertaine. L’enjeu croissant du péri-urbain reste également un défi majeur du secteur. Les causes premières en sont une gouvernance défaillante, la mauvaise gestion des infrastructures, les inégalités liées au genre, la corruption ou les conflits. Les cadres d’intégration multisectorielle sont bien en place tant au niveau des organisations humanitaires que des agences des Nations Unies ou des plateformes de coordination, mais peinent à être déclinés au niveau opérationnel. Le secteur EAH souffre d’un manque de financement et de solutions techniques adaptées aux situations d’urgence (comme le remplissage trop rapide des fosses de latrines, ou le drainage des eaux usées autour des points d’eau). Les systèmes de gestion de la connaissance peinent à absorber le flux toujours croissant d’information tant interne qu’externe et à la rendre disponible au moment voulu. Le besoin croissant de ressources humaines formées et pérennes reste enfin un enjeu majeur.

En 2018, Action contre la Faim compte 50 bureaux pays ou régionaux et près de 8 000 employés. L’organisation apporte une assistance EAH annuelle à plus de 6 millions de personnes par la construction ou la réhabilitation de points d’eau, d’infrastructures sanitaires et l’amélioration des comportements liés à l’hygiène. Le secteur EAH représente 25 % des projets opérationnels d’Action contre la Faim, soit plus de 120 projets chaque année. Les domaines où le secteur EAH s’est largement développé au sein d’Action contre la Faim, en plus de l’approche opérationnelle citée plus haut, sont la recherche, le plaidoyer et les partenariats stratégiques, illustrés par notre forte implication dans le système des Clusters liés à la Reforme Humanitaire.

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