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Communiqués de presse

Y a-t-il de la place pour tous ?

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Si Malthus s’interrogeait déjà il y a plus d’un siècle sur les possibilités de nourrir le milliard hommes de son époque, que penserait-il d’une terre abritant 7 milliards d’êtres humains ? Alors que 925 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim, la possibilité de nourrir tous les habitants de la planète peut sembler un défi impossible à relever. Cette question taraude les spécialistes et inquiète l’opinion publique. Il est pourtant possible de rétablir un équilibre alimentaire mondial et d’agir efficacement pour favoriser l’accès de tous et en particulier des plus pauvres à la nourriture.

De la nourriture pour tous, mais inaccessible

L’annonce par les Nations Unies du passage symbolique de la barre des 7 milliards d’habitants a ravivé la crainte que la Terre ne puisse pas produire assez de nourriture pour tous ses habitants. Il est pourtant possible de balayer cette crainte très rapidement car il est reconnu que l’agriculture mondiale peut nourrir 12 milliards d’êtres humains, soit près de deux fois la population actuelle. Ce constat établi, il est pourtant remis en perspective par le fait intolérable que 3,5 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de sous nutrition. Il rappelle également que la question ne se pose pas tant en terme de manque de nourriture que d’accès à celle-ci pour tous et dans un environnement sain. Les chiffres globaux de la faim cachent également de fortes disparités régionales. Les récentes crises alimentaires comme celle de la Corne de l’Afrique illustrent la fragilité de certaines zones géographiques et la vulnérabilité de leurs populations.

Renforcer des capacités locales pour nourrir la planète

Il est paradoxal de constater que les premières victimes de la faim sont les petits agriculteurs. Alors qu’ils sont essentiels pour limiter la dépendance des états vis-à-vis de l’importation des denrées alimentaires et qu’ils devraient pouvoir, de par leur activité, être autosuffisants, ce sont les populations les plus fragiles. De moins en moins résistants aux chocs, ils sont victimes du manque d’investissement, de l’accaparement des terres, des changements climatiques, de la volatilité des prix… Il est donc essentiel que l’investissement dans l’agriculture durable et familiale soit soutenu, en particulier en renforçant le rôle des femmes. Cela dans le but d’améliorer les capacités des populations à produire une alimentation nutritive pour leur propre consommation, à travers des interventions et investissements visant spécifiquement l’impact nutritionnel. Cela peut se faire notamment en favorisant une plus grande variété de cultures chez les petits exploitants.

Les denrées de bases inabordables pour les plus pauvres

Cette année encore la hausse des prix des denrées alimentaires a fait basculer près de 70 millions de personnes dans l’extrême pauvreté selon la FAO. La demande croissante de biocarburants, les conditions météorologiques exceptionnelles, les conflits et l’instabilité politique, ont un fort impact sur la hausse et la volatilité des prix alimentaires. S’ajoutent à cela la spéculation des marchés financiers ainsi que les mesures de protectionnisme aux frontières des pays. La volatilité des prix est particulièrement néfaste aux personnes les plus pauvres, qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à leur alimentation. En conséquence de quoi de nombreux ménages doivent réduire leur consommation alimentaire et ne privilégier que les denrées de base. Selon les études menées par Action contre la Faim dans la zone d’Ansongo / Ménaka, au Mali, 75% ont réduit leur nombre de repas par jour en octobre, contre 65% à la même époque l’an dernier. Alors que cet été 6 régions de Somalie étaient déclarées en état de famine, on constatait sur les étals des marchés que l’offre de nourriture n’avait pas disparu mais que la hausse des prix la rendait inabordable. En une année le Sorgho rouge avait par exemple subi une augmentation de plus de 240%.

Des mesures pour améliorer la sécurité alimentaire mondiale

Des solutions simples peuvent être mises en place au niveau politique, économique et agricole afin d’améliorer l’accès à la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous, comme par exemple :

  • Soutenir et développer la production locale vivrière afin d’optimiser les stocks alimentaires des populations et de limiter l’impact des mouvements spéculatifs et des cours des marchés mondiaux.
  • Améliorer la productivité des petites exploitations en prenant en compte les ressources à disposition et en mettant en place des   mesures d’adaptation comme par exemple la promotion de techniques agro-écologiques applicables aux terres détériorées et marginales, ainsi que l’amélioration de la gestion de l’eau. C’est en effet pour eux que la sécurité alimentaire présente le plus fort potentiel d’amélioration.
  • Diversifier la production afin de diminuer les risques d’impacts des changements climatiques et améliorer l’équilibre alimentaire
  • Renforcer les capacités de gestion des stocks et la transformation de la nourriture pour limiter les pertes après-récolte.
  • Développer les infrastructures et les connections avec les marchés
  • Prévoir des « filets de sécurité alimentaire » qui auront pour objectif de soutenir les populations, notamment les producteurs dès les premières alertes en leur permettant de mieux résister en cas de crise.
  • Renforcer les moyens et la préparation aux urgences pour répondre plus efficacement aux crises alimentaires lorsqu’elles n’ont pu être prévenues ?

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