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ALHUGUET_116 © Alexis Huguet pour Action contre la Faim

Communiqués de presse

Les organisations humanitaires appellent les gouvernements à consacrer une seule journée de leurs dépenses militaires à la lutte contre la faim

Un an après que les Nations unies aient donné l’alerte concernant des « famines de proportions bibliques », les donateurs des pays riches n’ont financé que 5 % des 7,8 milliards de dollars demandés par les Nations unies dans un appel à la sécurité alimentaire pour l’année 2021.

Plus de 200 ONG ont publié aujourd’hui une lettre ouverte appelant les gouvernements à augmenter de toute urgence l’aide apportée afin d’éviter que plus de 34 millions de personnes ne se retrouvent au bord de la famine cette année.

Les 5,5 milliards de dollars supplémentaires récemment réclamés par le PAM et la FAO équivalent à moins de 26 heures des 1 900 milliards de dollars déboursés chaque année par l’ensemble des pays au titre de leurs dépenses militaires. Pourtant, alors qu’un nombre grandissant de personnes se couchent le ventre vide, les conflits se multiplient.

À la fin 2020, les Nations unies ont estimé que 270 millions de personnes risquaient fortement de souffrir de faim aiguë ou y étaient déjà confrontées. 174 millions de personnes dans 58 pays ont déjà atteint ce niveau et risquent de mourir de malnutrition ou de manque de nourriture. Ce chiffre ne pourra qu’augmenter au cours des mois à venir à défaut d’action immédiate.

À l’échelle mondiale, les prix moyens des denrées alimentaires sont désormais les plus élevés depuis sept ans.

Les conflits sont le principal facteur des crises alimentaires dans le monde, outre le changement climatique et la pandémie de coronavirus. Du Yémen à l’Afghanistan, en passant par le Sud-Soudan et le Nord du Nigeria, les conflits et la violence conduisent des millions de personnes au bord de la famine.

De nombreux habitants vivant dans les zones de conflit ont rapporté des témoignages terrifiants de cette faim.

Fayda, du gouvernorat de Lahj au Yémen, raconte : « Lorsque les travailleurs humanitaires sont entrés dans ma hutte, ils ont pensé que j’avais de la nourriture, car de la fumée s’échappait de ma cuisine. En réalité, je ne préparais pas de nourriture pour mes enfants. Je ne pouvais leur donner que de l’eau chaude infusée d’herbes, après quoi ils se couchaient affamés. J’ai songé à mettre fin à mes jours à plusieurs reprises, mais je ne l’ai pas fait pour mes enfants. »

Au début de la pandémie de COVID-19, le Secrétaire général des Nations unies a appelé à un cessez-le-feu mondial afin de lutter contre la pandémie. Trop peu de dirigeants ont toutefois cherché à le mettre en œuvre. Les dirigeants mondiaux doivent défendre des solutions durables face aux conflits et ouvrir des voies permettant aux acteurs humanitaires d’accéder aux zones conflictuelles pour leur permettre de sauver des vies.

Amb. Ahmed Shehu, coordinateur régional du Réseau de la société civile du bassin du lac Tchad, a déclaré : « La situation ici est un vrai désastre. Soixante-dix pour cent des habitants de cette région sont des agriculteurs. Ils ne peuvent plus accéder à leurs terres à cause de la violence qui sévit, et ne peuvent donc pas produire de nourriture. Ces agriculteurs, qui ont fourni de la nourriture à des milliers de personnes pendant des années, sont aujourd’hui eux-mêmes devenus des mendiants. La disparition des sources de production alimentaire entraîne la perte d’emplois et de revenus, et les gens ne peuvent finalement plus acheter de nourriture. En outre, en tant que travailleurs humanitaires, nous ne pouvons même pas nous rendre en toute sécurité auprès des gens pour leur apporter notre aide. Certains de nos membres ont pris le risque de se rendre dans certaines communautés affamées et ont été enlevés ; nous ne savons pas où ils se trouvent aujourd’hui. Cela a un impact énorme sur ceux d’entre nous qui cherchent désespérément à aider. »

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