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Communiqués de presse

Afghanistan

20 ANS DE PRESENCE AUPRES DES AFGHANS

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2014 a été l’année la plus dangereuse pour les civils afghans et les travailleurs humanitaires, avec 10 548 victimes civiles. Le plus grand nombre de morts civils jamais enregistré en une seule année depuis 2009. L’instabilité sécuritaire s’est encore poursuivie au cours de l’année 2015 avec une augmentation du nombre de pertes civiles et des déplacements de population. Le conflit actuel continue à empêcher les ONG d’accéder à certaines zones pour évaluer les besoins et mettre en place leurs programmes. Des services essentiels pour les populations restent toujours inaccessibles. Parmi les plus affectés se trouvent les communautés rurales et les personnes déplacées à cause de l’insécurité, ainsi que les rapatriés. En 2015, on estime que 7.4 millions d’Afghans avaient un besoin d’aide humanitaire de toute urgence pourtant seuls 3.8 millions de personnes, parmi les plus vulnérables, ont pu être soutenus par la communauté internationale.

Après plus de 20 ans de présence dans le pays Action contre la Faim, s’interroge sur la situation critique de l’Afghanistan et sur les difficultés croissantes rencontrées pour venir en aide aux populations les plus vulnérables.

 

L’espace humanitaire* réduit

Globalement, l’espace humanitaire est en train de se rétrécir face à une augmentation sans précédent de l’incidence, de la fréquence et de la gravité des attaques contre les travailleurs humanitaires. L’Afghanistan n’est pas une exception, les travailleurs humanitaires locaux se trouvent régulièrement sur les lignes de front. Cette année est encore plus brutale que l’an dernier avec 26 morts, 42 enlèvements et 17 blessés parmi les travailleurs humanitaires. La plupart de ces incidents concerne les ONG qui interviennent dans le domaine de la santé, avec des attaques directes sur les structures sanitaires, le personnel médical et les patients, de la part de toutes les parties au conflit.

* L’espace humanitaire désigne un espace symbolique de liberté d’intervention et de respect des principes et valeurs humanitaires.

 

Accès aux soins limité

Bien que le système de santé afghan soit considéré comme l’une des grandes réussites du pays, des problèmes de coordination dans la réponse en santé publique persistent. Août et septembre 2015 ont été extrêmement violents, avec l’augmentation des attaques de drones et de combats au sol, particulièrement dans les provinces vulnérables du sud-est du pays. Ce conflit a significativement réduit ou empêché l’accès des populations aux services de santé et aux autres services essentiels dans des zones comme Nangahgar, Helmand et Paktiya. La situation de la nutrition dans le pays en est un exemple concret. Les déficits dans le domaine de la santé continuent à saper les élans du pays vers des interventions durables et pertinentes pour l’amélioration des conditions de vie des Afghans.

 

La nutrition dans le viseur

L’un des exemples les plus frappants de l’impact du conflit sur les services médicaux concerne le domaine de la nutrition. Action contre la Faim a des équipes de surveillance sur le terrain, en partenariat avec l’UNICEF et le fonds commun humanitaire. Dans toutes les provinces où les équipes se sont rendues, des taux inquiétants de malnutrion aigüe globale et surtout malnutrition aigüe sévère ont été notés, notamment dans le camp de déplacés de Khost qui présente un taux de malnutrition aigüe globale 22% atteignant des seuils d’urgence critiques. Dans le Panjshir, les taux de retard de croissance atteignent jusqu’à 58%, bien au-dessus du seuil d’urgence de 40% (standards Sphere).

La surveillance de la nutrition en Afghanistan a permis d’établir que le conflit et l’insécurité sont des obstacles majeurs dans l’accès aux services, et ce dans toutes les évaluations, avec un impact fort sur la malnutrition chronique. Les retards de croissance sont symptomatiques de la malnutrition chronique ; la situation est jugée sérieuse dans quatre provinces, et critique dans six autres.

 

20 ans de présence sans interruption sur le terrain

Action contre la Faim a mis en place sa première mission en 1979 au Pakistan pour venir en aide aux réfugiés afghans traversant la frontière. Après une période d’absence, l’association est revenue en Afghanistan en 1995 pour y développer des programmes à Kaboul, puis dans le Pansheer et le centre du pays, y compris durant les bombardements de 1995-96 et fin 2001. Entre 2002 et 2003, l’Afghanistan est la plus importante mission d’Action contre la Faim. Depuis 2004, Action contre la Faim, toujours présente dans le pays, s’interroge sur la situation critique de l’Afghanistan et sur les difficultés croissantes rencontrées pour venir en aide aux populations les plus vulnérables. Elle a longtemps concentré sa réponse à une intervention d’urgence auprès des déplacés et des familles impactées par les catastrophes naturelles et les conflits. Désormais elle développe des interventions de plus long terme pour renforcer la capacité des familles à se préparer aux désastres prévisibles qui vont les toucher et améliorer durablement la situation nutritionnelle des enfants. Grâce à ses équipes très engagées et fidèles, elle bénéficie d’une grande connaissance du pays ce qui est un atout indéniable dans sa lutte contre la mortalité des plus jeunes. En 2015, la mission est présente dans 4 régions, à Kaboul auprès des familles déplacées vivant dans des bidonvilles loin des services de base, à Ghor, Mazar et Helmand auprès des victimes des aléas climatiques à répétition (sécheresses, inondations et glissements de terrain…) et des population qui n’ont pas accès aux service de soins primaires. Les équipes soutiennent les acteurs locaux et forment les personnels des centres de santé. En plus des programmes de nutrition, de santé, et de renforcement des pratiques de soins, elles développent également des activités liées à l’eau et l’assainissement afin d’en améliorer l’accès et proposent des programmes de sécurité alimentaires et générateurs de revenus.

 


 

Porte-paroles sont disponibles depuis Paris ou Kaboul

Contacts presse :

Julia Belusa, + 33 1 43 35 82 22 / Anne Degroux + 33 1 43 35 82 24  / + 33 6 70 01 58 43

 

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