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Comment favoriser les interactions économiques bénéfiques entre transhumants et sédentaires au Sahel ?
© Fanny Mantaux pour Action contre la Faim
  • Etude

Comment favoriser les interactions économiques bénéfiques entre transhumants et sédentaires au Sahel ?

  • Recherche, analyses et apprentissage

Au Sahel, la cohabitation entre des populations sédentaires et des transhumants repose sur des interactions complexes. Parfois bénéfiques (favorisant les échanges commerciaux, la fertilisation des sols, la valorisation des espaces herbacés), elles sont aussi source de tensions (compétition pour l’accès à l’eau, destruction de cultures et griefs mutuels), pouvant entraîner des conflits et créer un climat plus favorable à l’adhésion à des mouvements armés. Action contre la Faim (ACF) et l’université de Maroua, avec l’appui de l’Agence française de développement, ont mené une étude visant à quantifier ces interactions, caractérisées par des inégalités de coûts et des déséquilibres dans les échanges et donc d’apprécier si leur ampleur pourrait expliquer les conflits.

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L’étude, menée dans trois villages du Nord Cameroun, repose sur l’enquête de 124 ménages (60 éleveurs transhumants et 64 cultivateurs et éleveurs sédentaires. Cet échantillon, par la diversité des ethnies en présence, le contexte agroécologique et les dynamiques économiques saisonnières qui se mettent en place, illustre bien des situations habituelles au Sahel. L’étude révèle que, malgré un espace agropastoral identique, les villages suivent des trajectoires distinctes, façonnées par la démographie, l’histoire des relations intercommunautaires et des règles spécifiques d’accès aux ressources qui appellent donc des réponses nuancées, bien qu’un ensemble de recommandations communes puisse en être tiré pour atténuer les tensions.