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Communiqué de presse

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© Acción contra el Hambre España

Action contre la Faim renforce son intervention pour venir en aide aux communautés rurales

Action contre la Faim intensifie son intervention humanitaire dans le département colombien du Chocó à la suite du séisme de magnitude 7,4 survenu le 10 août dernier, le plus puissant enregistré dans le pays au cours de la dernière décennie.

Alors que les évaluations de l’ampleur des dégâts se poursuivent, l’organisation concentre ses efforts sur les communautés rurales et difficiles d’accès où des milliers de familles ont été touchées et où de graves dégâts persistent au niveau des habitations, des infrastructures et des services de base.

Dans le Chocó, certaines des principales lacunes de l’intervention se concentrent dans les zones rurales, où les difficultés d’accès, les dégâts sur les routes et les ponts, les glissements de terrain ainsi que les coupures d’électricité et de communications compliquent l’acheminement de l’aide et l’évaluation des besoins humanitaires. Rien que dans la commune de San José del Palmar, plus de 29 glissements de terrain liés au séisme ont été recensés.

« Nos équipes sont déjà déployées pour apporter une aide humanitaire dans les communes touchées en distribuant des produits de première nécessité. Depuis notre bureau du Chocó, nous participons, dès les premiers instants de la crise, aux instances de coordination avec les institutions, les autorités et les organisations communautaires »

Mario Dager, Coordinateur pour Action contre la Faim en Colombie

Aide aux communautés rurales

L’organisation a déjà commencé à venir en aide aux familles touchées dans plusieurs communes. À El Tabor, une communauté rurale de Tadó, elle a distribué des kits visant à garantir l’accès à l’eau potable, comprenant notamment des systèmes de filtration et de traitement, des tuyaux, des réservoirs de stockage et d’autres éléments essentiels.

À Nóvita, l’organisation a déployé une équipe humanitaire pour venir en aide aux familles touchées, en particulier celles issues des zones rurales. En l’absence de centre d’hébergement collectif dans la commune, de nombreuses familles sont temporairement hébergées chez des proches ou par des réseaux de soutien communautaires. Sur place, Action contre la Faim a distribué des kits d’hébergement, des kits d’hygiène, d’hygiène menstruelle et pour bébés, ainsi que des kits alimentaires, en coordination avec les autorités locales et les organismes de gestion des risques.

À Quibdó, l’organisation apporte son soutien aux personnes hébergées au Coliseo Municipal, où elle a distribué des kits d’hébergement familiaux afin de répondre aux besoins fondamentaux des 104 personnes accueillies temporairement dans ce lieu. Elle collabore également avec des fondations locales et les autorités pour identifier les foyers prioritaires et faciliter l’accès des familles touchées aux dispositifs officiels d’aide.

Venir en aide aux personnes les plus éloignées

Durant les prochains jours, Action contre la Faim continuera de suivre l’évolution et à recenser les besoins dans les communes où les impacts sont moins visibles, notamment Sipí, Medio Baudó, Lloró et Medio San Juan, tout en poursuivant le travail déjà entamé à Nóvita et Tadó.

« Notre principal défi consiste désormais à atteindre les communautés rurales qui restent isolées et où nous sommes encore en train de mener à bien nos évaluations. Dans de nombreux endroits, il n’est pas possible de connaître l’ampleur réelle des dégâts tant que les équipes n’ont pas réussi à s’y rendre physiquement. C’est pourquoi nous combinons l’aide d’urgence avec un travail permanent d’identification des besoins afin de garantir que personne ne soit laissé de côté » explique Mario Dager.

Eau potable, abris, nourriture et santé comme priorités

Les premières évaluations menées par Action contre la Faim et les organismes de coordination humanitaire identifient comme priorités immédiates l’accès à un hébergement sûr, à l’eau potable, à la nourriture, à l’assainissement et à l’hygiène. La pression croissante sur le système de santé est également préoccupante : celui-ci a besoin de médicaments, de matériel médical et d’évaluations spécifiques dans les centres de santé ruraux.

En matière d’eau et d’assainissement, les autorités ont sollicité un soutien pour la remise en état des réseaux d’adduction d’eau dans plusieurs communes touchées, ainsi que la fourniture de matériel pour la potabilisation, le stockage et l’accès sécurisé à l’eau. Les autorités locales ont également souligné le besoin urgent de matériaux pour la remise en état des logements et des infrastructures endommagées.

Par ailleurs, certaines familles touchées sont hébergées temporairement chez des proches ou au sein de réseaux communautaires de soutien, ce qui accroît la nécessité de distribuer des kits d’hébergement et des aides financières permettant de faire face aux dépenses extraordinaires liées à la situation d’urgence.

Une réponse qui devra s’inscrire dans la durée

« Au cours des prochaines semaines, il sera essentiel de passer de la réponse d’urgence à la relance précoce. La remise en état des systèmes d’approvisionnement en eau, la réparation des logements et le rétablissement des moyens de subsistance seront déterminants pour que les familles puissent reconstruire leur vie. »

Noelia Monge, responsable de l’équipe d’urgence d’Action contre la Faim

Action contre la Faim continuera à apporter son aide, à évaluer les besoins et à coordonner son intervention avec les autorités, les organisations communautaires et les autres acteurs humanitaires. L’intervention sera progressivement adaptée et élargie à mesure que les équipes pourront accéder à de nouvelles communautés et que les principaux besoins non encore couverts seront confirmés.