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À la Une

Ouverture d'une mission Action contre la Faim au Cameroun

la mobilisation internationale doit se concrétiser

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Après l’évaluation, l’heure est aux solutions : ACF prépare une réponse multisectorielle et l’ouverture de bases opérationnelles au Cameroun, mais la mobilisation des donateurs et bailleurs de fonds publics demeure très insuffisante.

Aujourd’hui, grâce à un premier soutien financier du gouvernement suédois via la Swedish International Development Cooperation Agency (SIDA), le déploiement des programmes et l’ouverture de la mission se concrétisent.

Ces trois dernières semaines, une équipe d’urgence d’ACF, experte en évaluations des besoins, a sillonné l’Est du Cameroun, le long de la frontière avec la RCA où l’on recense au moins 29 points de passage entre les deux pays.

Selon le Haut-Commissariat pour les Réfugiés, ce sont déjà plus de 100 000 personnes qui ont trouvé refuge auprès des populations locales ou dans des camps de déplacés mis en place avec l’appui du gouvernement camerounais. Environ 15 000 personnes continuent d’affluer tous les mois. Des enfants, des femmes, des futures mamans, des personnes âgées et des hommes, tous ont subi le choc et la peur des violences, tous ont dû fuir devant les exactions et les risques pour leur sécurité.

Avec ou sans bétail, ils et elles sont désormais déplacé(e)s et doivent faire face à des conditions de vie qui inquiètent les autorités et les ONG.

Dans les sites d’accueil identifiés par les équipes, le premier volet d’intervention planifié par ACF comprend des programmes en eau, hygiène et assainissement (WASH), en nutrition pour les enfants de moins de cinq ans, de prise en charge des mamans et d’accompagnement à l’allaitement, de soutien psychologique via l’appui à la relation parents-enfants et aux pratiques de soins, de formation des personnels locaux et des relais communautaires.

10 000 à 20 000 personnes vont bénéficier de ces programmes dans les districts de Ketté et Ndélélé dès l’aboutissement des recherches de financement.

La qualité de l’eau et les précautions d’hygiène demeurent des enjeux majeurs de l’urgence humanitaire et participent à la prévention des maladies hydriques. ACF prépare une intervention en assainissement, accès à l’eau potable et en formation aux pratiques d’hygiène auprès de 5 000 à 8 000 personnes dans les sites d’accueil de Mbilé et Lolo.

Les enfants de moins de 5 ans sont les plus vulnérables face à la malnutrition : après des jours voire des semaines de fuite à travers la RCA, les familles se sont épuisées et les denrées se sont raréfiées. La fatigue et le traumatisme subis par les parents ou la maman allaitante ont également un impact sur la qualité de la nutrition des enfants.

Dans les cas avérés de sous-nutrition, les programmes d’ACF doivent immédiatement prendre le relai sur les sites de Lolo et Mbilé où 4 000 enfants sont concernés.

 

La santé mentale et les pratiques de soins font partie de l’action globale d’assistance aux populations vulnérables et victimes de conflits. 5 000 bénéficiaires auront accès à une prise en charge personnelle ou en groupe, à travers des ateliers avec des personnels formés et des psychologues, entre adultes ou avec des enfants, autour du jeu et du soin à prodiguer. Ces programmes ont fait la preuve de leur efficacité et permettent aux adultes la reconnaissance de leur traumatisme, la réappropriation de leur rôle auprès de leurs enfants et de leur place comme membre actif de la communauté.

Dans un second temps, ACF accompagnera les populations déplacées et les populations d’accueil à travers des solutions de sécurité alimentaire notamment. Les ressources des villages d’accueil sont limitées et l’afflux de déplacés risque d’aggraver la situation, aussi il est impératif d’éviter l’apparition de tensions liées à l’accès à l’eau, à la nourriture et aux terres.

Ce projet d’ouverture et de mise en route des programmes peut débuter grâce au soutien de SIDA, premier bailleur à appuyer l’arrivée d’ACF au Cameroun où peu d’acteurs peuvent faire face à l’urgence humanitaire déclenchée par le conflit en RCA. La solidarité internationale doit se concrétiser et l’ensemble des bailleurs présents doit confirmer très rapidement les ressources allouées.

 

 

 

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