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RCA © Christophe Da Silva pour Action contre la Faim

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Campagne

Nourrir ça veut dire s’émanciper

Ces inégalités ont un impact direct sur la vie et la santé des femmes. Par exemple, par manque de fer dans leur alimentation, une femme sur trois dans le monde souffre d’anémie.

Ces inégalités ont aussi des conséquences sur leur famille et enfants. Afin d’analyser l’impact des inégalités et déterminer les facteurs à risques qui conduisent et encouragent la malnutrition infantile, nous avons mené une étude auprès de 27 communautés dans 20 pays différents en Afrique, Asie et aux Caraïbes. Parmi toutes les conséquences des inégalités femmes-hommes, la surcharge du travail des femmes est ressortie comme le principal facteur à risque pour la sous-nutrition infantile. La plupart du temps, en plus du travail, les femmes sont aussi responsables de s’occuper des enfants, d’aller chercher l’eau, le bois et d’assurer la totalité des tâches domestiques, et ce, même pendant la grossesse. Elles n’ont alors pas le temps d’apporter les soins nécessaires à leurs enfants, ce qui affecte fortement leur santé nutritionnelle.

 

 

A la surcharge de travail s’ajoute une dimension culturelle qui dans beaucoup de cas constitue une barrière supplémentaire à l’émancipation des femmes. Au Niger par exemple, 76% des jeunes filles sont mariées avant 18 ans. Autre exemple en Inde où lorsqu’une femme a ses règles elle est considérée comme impure et doit quitter sa maison pendant plusieurs jours. Dans beaucoup de pays, les filles n’ont toujours pas le même accès à l’éducation que les garçons.

 

Favoriser l’Empowerment

 

L’empowerment des femmes signifie que les femmes peuvent « prendre le contrôle de leur vie » : choisir leur emploi du temps, avoir accès à l’éducation, à de la formation (que leur connaissances et capacités soient reconnues), accroître leur confiance en elles et développer leur autonomie. Cela a un impact sur leur niveau d’indépendance sociale et financière dont le pouvoir de décision, sur leurs opportunités en termes d’éducation et d’emploi, et leur accès aux ressources.

 

 

Nous encourageons les femmes à s’émanciper en les formant au dépistage de la sous-nutrition. Nos bénévoles se déplacent dans les communautés et agissent au plus près de la population, elles assument un rôle important et les membres des communautés les respectent car elles représentent un accès à la santé, à des connaissances qui dans des milieux ruraux et éloignés ne sont pas assez accessibles. Elles sont des actrices du changement et en transmettant leurs connaissances à d’autres femmes et d’autres communautés, elles transmettent ce pouvoir également.

Dans notre lutte contre la faim, il est primordial de fournir aux femmes les mêmes opportunités que les hommes : leur permettre d’avoir accès à la santé, au travail… Nous avons toutes et tous un rôle à jouer dans la lutte pour l’égalité de genre, en réduisant les inégalités de genre et travaillant ensemble. Tout cela est possible et nous le faisons chaque jour à travers des ateliers de sensibilisation notamment.

 

Donner le pouvoir aux femmes

 

En Côte d’Ivoire, nous avons mis en place des ateliers pour que les hommes, les maris notamment puissent comprendre et se rendre compte de la charge de travail de leur femme. Dans le pays, la femme est souvent seule à s’occuper des enfants, à les nourrir, à réaliser les tâches ménagères et ce même quand elle est enceinte. Nous avons donc conçu un costume que les hommes peuvent enfiler qui imite la forme et le poids du ventre et de la poitrine d’une femme enceinte. Ils ont ensuite été invités à réaliser les mêmes activités que leur femme pendant une journée et se sont très vite rendu compte de la lourdeur de cette charge de travail.

Au Nigéria, nous effectuons des distributions d’argent liquide par le biais de cartes électroniques. Nous avons décidé de distribuer cet argent aux femmes et non aux hommes. En parallèle, nous avons créé des « groupes de pères » pour briser les barrières du genre. Ces ateliers de sensibilisation qui se concentrent sur ce que les hommes peuvent faire pour améliorer la nutrition et la santé de leurs épouses et enfants. Ces ateliers visent également à créer la synergie nécessaire dans la prise de décision au foyer entre le mari et la femme.

 

 

C’est en mettant en place plus de programmes destinés aux femmes, c’est en encourageant les filles à suivre des études supérieures, c’est en donnant le pouvoir aux femmes qu’elles pourront s’émanciper et que la faim reculera.

 

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