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À la Une

Le risque d'une crise alimentaire pourrait altérer le processus de paix

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Des familles en état d’insécurité alimentaire permanente

Les excès pluviométriques des deux dernières saisons agricoles ont fortement affecté les Burundais, population à 90% dépendante de leur production agricole. Par conséquent les plus vulnérables ont difficilement accès à la nourriture et leur alimentation est insuffisante.

Déjà fortement fragilisées, certaines populations sont entrées dans un mécanisme de survie extrême. En effet, elles ont du entamer, pour faire face à leurs besoins immédiats, les cultures comme la patate douce ou la pomme de terre, qui ont moins souffert du manque d’eau mais qui ne sont pas encore à maturité, accélérant de fait l’épuisement des stocks vivriers. La saison précédente étant mauvaise, certains ménages ont donc vécu deux récoltes déficitaires et les premiers signes de crise apparaissent : augmentation des prix (par exemple, en province, + 43% pour la patate douce sur ces 3 derniers mois / Source FAO), abandon de l’école par les élèves…

Une vulnérabilité structurelle du pays

De nombreux facteurs aggravent la sécurité alimentaire des ménages : la baisse continue de la fertilité des sols due à la faible disponibilité des engrais, les maladies des cultures à tubercules, la croissance démographique qui conduit à la diminution de la taille des exploitations et à la surexploitation des sols… Par ailleurs, la production vivrière n’a pas suivi le rythme de la croissance de la population. Les besoins caloriques ne sont donc pas couverts et la qualité de l’alimentation se dégrade.

Il est donc évident que sur la base d’une telle vulnérabilité structurelle, les facteurs conjoncturels tels que les aléas climatiques actuels ou les épidémies ont une grave incidence sur la disponibilité alimentaire dans un contexte où une majorité de la population en est déjà réduite à faire moins d’un repas par jour. La situation est donc critique et il est nécessaire de soutenir cette population par une réponse conséquente et coordonnée.

Coordonner l’action des acteurs pour répondre à l’urgence

Dans un contexte de consolidation de la paix et d’insécurité alimentaire, l’assistance se doit de cumuler une réponse rapide par des moyens d’accéder à la nourriture et aux soins tout en dynamisant les marchés locaux.

Présente depuis 1994, Action contre la Faim intervient aujourd’hui dans les provinces de Kayanza, Ngozi et Ruyigi pour répondre aux besoins primaires des populations les plus vulnérables. Les équipes soignent actuellement 547 enfants sévèrement malnutris et 2213 enfants modérément malnutris dans leurs centres de nutrition. Des programmes de soutien aux populations affectées sont mis en place.

Le Programme alimentaire mondial et la FAO ont sollicité des fonds pour répondre à cette crise par une aide alimentaire et semencière. Le Gouvernement a, quant à lui, lancé des appels au soutien international et mis en place un effort de solidarité nationale.

Pourtant sur le terrain, la confusion règne : quelles sont les causes réelles des décès quotidiennement annoncés par la presse, des enquêtes sont elles mises en place… Aujourd’hui la priorité est de coordonner ces aides afin de les répartir équitablement sur le territoire. La consolidation de la paix passera en priorité par un soutien aux populations vulnérables mais également par le renforcement des capacités de l’Etat. Une crise alimentaire pourrait hypothéquer un processus de paix encore fragile, au moment même où des accords avec la dernière faction rebelle sont en cours.

 

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