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À la Une

G7

Marc Dufumier : Protéger l’agriculture paysanne

Face à ces thèmes, impossible de ne pas parler de la faim et des 821 millions de personnes qui en souffrent. La faim est la première des inégalités. Marc Dufumier, agronome et professeur honoraire à AgroParisTech, répond à nos questions.

1- LES INÉGALITÉS SONT LE THÈME CENTRAL DU PROCHAIN G7. DANS CE CONTEXTE, POURQUOI FAIRE DE LA FAIM DANS LE MONDE UNE PRIORITÉ LORS DES DISCUSSIONS ?

Parce que faim et la malnutrition sont deux mal-être absolument insupportables.

Il n’est pas normal que des dirigeants politiques ne se saisissent pas du sujet alors que des millions de personnes ne reçoivent pas les calories quotidiennes suffisantes pour vivre.

La faim est aussi à l’origine de mouvements migratoires à l’échelle mondiale de personnes qui, ne parvenant pas à dégager des pouvoirs d’achat suffisants, sont contraints de devoir chercher des revenus et des conditions de vie ailleurs.

2- LE G7 PEUT-IL ÊTRE UNE OPPORTUNITÉ POLITIQUE POUR OBTENIR DES ENGAGEMENTS DANS LA LUTTE CONTRE LA FAIM ?

Pour être honnête, à l’heure d’aujourd’hui, je n’en sais rien. Mais le G7 doit absolument être une opportunité politique pour obtenir des engagements dans la lutte contre la faim. Je ne suis pas sûr que cette question soit réellement abordée, et je considérerais cela comme totalement scandaleux !

"IL FAUT METTRE FIN À LA RUINE DES PAYSANNERIES DU SUD"
Marc Dufumier
Marc Dufumier
agronome et professeur honoraire, AgroParisTech
3- QUELLE SERAIT POUR VOUS LA MESURE PRIORITAIRE À METTRE EN PLACE POUR LUTTER CONTRE LA FAIM ?

La mesure prioritaire selon moi serait d’autoriser les peuples du sud et leur gouvernement à mettre des droits de douanes aux frontières sur l’importation de tous les produits agricoles bas-de-gamme en provenance des pays où l’agriculture est mécanisée, robotisée, motorisée, chimisée et subventionnée. Il est urgent que les peuples du sud aient le droit de se protéger de l’importation à bas prix de nos excédents, et puissent par eux-mêmes retrouver, grâce à des revenus rémunérateurs, la possibilité d’investir et de produire l’alimentation dont ils ont besoin.

CONCLUSION

Je recommande que les discussions internationales sur la faim et la malnutrition d’une part, l’environnement, le réchauffement climatique, la perte de biodiversité d’autre part, et les mouvements migratoires, fassent l’objet d’une seule et même négociation.

L’urgence est de ne pas séparer les négociations sur l’environnement, la faim, et les migrations. Ces trois problèmes n’en font qu’un. C’est le problème de la pauvreté de paysannerie qui ne parvient pas à dégager des revenus suffisants, parce que concurrencés par les excédents des pays d’agriculture mécanisée, motorisée, chimisée et subventionnée. Il faut mettre fin à la ruine des paysanneries du sud.

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