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À la Une

Kenya

ACF DEMANDE UNE REPONSE IMMEDIATE POUR EVITER L'AGGRAVATION DE LA CRISE

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Le gouvernement kenyan doit répondre à l’urgence car l’aide humanitaire ne peut suffire à elle seule à faire face à cette crise alimentaire, actuellement « la plus grave du monde ». Ce sont près de 10 millions de personnes qui subissent de plein fouet les conséquences de la grave crise alimentaire qui touche en ce moment la Corne de l’Afrique: pénurie de nourriture, bétail décimé, conditions de vie pénibles à cause de la sécheresse prolongée… Au Kenya, environ 3.5 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. Parmi eux, un nombre significatif de personnes ne se sont pas encore remis du manque de pluie des précédentes années. Ce sont les années les plus sèches que la région n’ait jamais connu depuis 1950.

Pour éviter un désastre humain Action contre la Faim – Internationale appelle à une réponse d’urgence du gouvernement kényan et à un renforcement massif de l’aide internationale. Il est urgent d’enrayer la hausse excessive des prix des denrées alimentaires, de réduire la mortalité du bétail et d’éviter des déplacements massifs de populations.

Absence de pluie, mauvaise récolte et hausse des prix

En 2010, la saison des pluies a été catastrophique et les récoltes désastreuses. L’année 2011 ne s’annonce pas meilleure. Dans certaines zones du nord du Kenya, les précipitations ont été inférieures de 30 % par rapport à la période 1995-2010, avec des conséquences désastreuses pour les petits agriculteurs et éleveurs. Les taux de mortalité du bétail à atteint de 15 à 30 %, certaines zones enregistrant même des taux de 40 à 60 %. Les prix des céréales de base sont restés bien supérieure à ceux de l’année dernière, deux fois plus élevés selon certaines estimations, approchant ainsi, ou dépassant même, les anciens records.

La situation est déjà critique pour des millions de gens et les prévisions pour le reste de l’année sont loin d’être optimistes: épuisement rapide des sources d’eau et des pâturages et niveau encore trop élevé des prix des denrées alimentaires, de l’eau et du carburant.

Une crise alimentaire régionale avec des taux de malnutrition inquiétants

Les familles sont contraintes de vendre leurs moyens de production, comme leur bétail, afin de pouvoir assurer leurs besoins primaires. En conséquenceles taux de malnutrition aiguë sont montés en flèche au Kenya. De récentes enquêtes nutritionnelles font état d’une importante menace sur la santé publique dans 11 districts du nord du pays. Dans ces districts, les taux globaux de malnutrition aiguë atteignent entre 24 et 37 %, ce qui est bien supérieur au seuil d’urgence fixé par l’Organisation Mondiale de la Santé qui est de 15 %. Plus inquiétant encore, les taux de malnutrition aiguë sévère, la forme mortelle de la malnutrition, atteignent 3 à 9 %. Même si 84 % des structures de santé kenyanes assurent quotidiennement une prise en charge de la malnutrition, fruit de plusieurs années d’efforts pour assurer un protocole de traitement de la malnutrition uniforme, les indicateurs révèlent la gravité de la crise: le nombre d’admissions mensuelles pour le traitement de la malnutrition aiguë sévère a augmenté de 78 % dans les zones du pays les plus touchées par la sécheresse.

Une réponse rapide pour éviter un drame humain

La sécheresse menace donc la vie de milliers de Kenyans. En plus d’une aide internationale, indispensable, des mesures simples peuvent être prises par le gouvernement pour éviter une catastrophe humanitaire. Des actions immédiates sont indispensables, telles que:

– augmenter l’aide alimentaire dans les zones les plus gravement touchées ;

– déployer des programmes de traitement de la malnutrition et fournir une aide préventive pour les enfants âgés de moins de cinq ans ;

– assurer un accès en urgence à du fourrage, de l’eau et à des services vétérinaires pour empêcher des pertes de bétail supplémentaires.

– intervenir sur les marchés dans le but de stabiliser les prix des denrées alimentaires et du bétail dans les zones touchées par la sécheresse.

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