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Garden_Kim_Yi_-_Traping_Sangke_Lich_Village © Cambodge pour Action contre la Faim

À la Une

Cambodge

Des groupes de paroles et des potagers pour lutter contre la sous-nutrition

Nos équipes se sont lancé le défi de changer cela en se concentrant sur les mères de famille et les enfants et en collaborant étroitement avec les leaders de communauté à chaque étape du processus de planification et de mise en œuvre du programme.

Dans le cadre de notre projet COMMON (Community-Oriented Multisector Mechanism on Nutrition, littéralement « Mécanisme communautaire multisectoriel sur la nutrition »), et en partenariat avec l’Agence française de développement et Buddhist Global Relief, entre autres, nous sommes intervenus dans 22 villages pour améliorer l’égalité entre les sexes, la nutrition, la sécurité alimentaire et l’eau, l’hygiène, et l’assainissement.

L’une des façons dont nos équipes ont travaillé à améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire a été à travers les groupes de paroles. Dans les communautés, des volontaires se réunissent régulièrement avec le personnel d’Action contre la Faim pour recevoir une formation, une supervision et un soutien. Les volontaires transmettent ensuite ces leçons à leurs groupes de parole individuels : 10 à 15 mères de famille dans leurs communautés.

Les formations couvrent une variété de sujets, l’un des plus populaires étant apprendre à cultiver un potager chez soi. Nous vous présentons trois femmes qui récoltent désormais les fruits (et les légumes !) de leur labeur.

Cambodia-1 © Cambodge pour Action contre la Faim

Cambodge

Sur son terrain, Dib Kim Lay discute avec l’un des membres de l’équipe d’Action contre la Faim.

© Cambodge pour Action contre la Faim

« JE SUIS TRÈS FIÈRE DE CETTE RÉCOLTE »

Dib Kim Lay, 33 ans et mère de quatre enfants habitant dans le village de Svay, participe activement à un groupe de soins entre mères et à un groupe d’utilisateurs d’eau. Elle bénéficie également des activités de sécurité alimentaire d’Action contre la Faim. Kim Lay, participante active au programme, s’est instruite sur une variété de sujets, tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire, le genre, l’utilisation des latrines et l’eau potable filtrée.

Lors de l’une des sessions de son groupe de soins, elle a entendu parler du Sen Kra Ob, une variété de riz améliorée. C’est un riz biologique sans OGM qui présente des avantages considérables par rapport aux types de riz traditionnels. Sa production est également beaucoup plus courte, de 105 à 120 jours entre la plantation et la récolte, par rapport à une moyenne de 150 à 180 jours pour les graines de riz traditionnelles.

« La plupart des participantes ne croyaient pas que des graines ayant poussé aussi vite pourraient être de meilleure qualité que les graines traditionnelles », explique Kim Lay.

Malgré le scepticisme des autres, après la session, Kim Lay et son mari ont décidé d’essayer les nouvelles graines. Une fois la série de sessions de formation avec le personnel technique d’Action contre la Faim terminée, Kim Lay a reçu 15 livres de graines de riz Sen Kra Ob et les a plantées. Exactement 107 jours plus tard, sa récolte a donné 330 livres de riz.

« Je suis très fière de cette récolte », déclare Kim Lay. « Mon mari et moi avons décidé de garder des graines pour la récolte de l’année prochaine, et je sais que d’autres familles en font de même. »

La variété de riz améliorée a offert de nombreux avantages à la communauté. En effet, elle consomme moins d’eau, permet aux familles d’économiser un temps précieux et offre un rendement impressionnant par rapport à la variété de riz traditionnelle, qui a généralement besoin d’au moins 66 livres de graines pour produire 330 livres de récoltes.

« La production de riz a changé la mentalité et l’état d’esprit de notre communauté », explique Kim Lay.

Cambodia-2 © Cambodge pour Action contre la Faim

Cambodge

Chorn Sreypov a été choisie par les membres de sa communauté pour diriger le groupe de soins local.

© Cambodge pour Action contre la Faim

« SURMONTER SES PEURS »

Chorn Sreypov, mère de famille et veuve de 26 ans, habite dans le village de Traping Sangke lich.

« Quand je suis arrivée ici, la terre était remplie d’herbe ! », s’exclame Sreypov. « Ma famille n’avait pas assez à manger, parce qu’à part le terrain autour de la maison, nous n’avons pas de terres agricoles ni de parcelle pour planter du riz. Pour permettre à ma famille de survivre, j’ai décidé de cultiver des légumes autour de ma maison. »

Sreypov a rejoint un groupe de soins en 2017. Elle a reçu des graines de légumes, appris de nouvelles techniques et reçu d’autres types de soutien de la part d’Action contre la Faim.

« Un jour, un membre du personnel d’Action contre la Faim m’a rendu visite et m’a encouragée à agrandir mon jardin en diversifiant mes cultures », raconte Sreypov. En effet, cultiver plus de variétés permet de gagner plus d’argent. « Mais je n’ai pas osé. J’avais peur de l’échec et je ne savais pas où vendre mes produits. »

L’équipe d’Action contre la Faim a aidé Sreypov à surmonter ses peurs grâce à la formation : « J’ai rejoint une formation d’Action contre la Faim qui parlait de surmonter ses peurs, et cette session m’a encouragée à agrandir mon potager. »

Un potager qui est aujourd’hui la seule source de revenus du foyer de Sreypov et qui lui permet de gagner plus de 20 $ par jour. Et Sreypov investit ses économies pour assurer l’avenir de sa famille. « Pour m’assurer que mon potager fonctionne toute l’année, j’ai économisé de l’argent en vendant des légumes pour creuser un puits. Nous pompons l’eau et la stockons dans de petits réservoirs en plastique. »

Pour la féliciter de son succès et la remercier de son implication dans le groupe de soins, Sreypov a été choisie par ses voisines pour en devenir la leader. Elle aide à gérer et à dispenser les sessions de formation et effectue des visites à domicile aux côtés des 13 membres du groupe de soins de sa région.

« J’ai également partagé des techniques pour aider les membres de mon groupe de soins. Maintenant, au moins la moitié des membres de mon groupe cultivent des légumes, comme moi », explique-t-elle. « Leurs familles se nourrissent de leurs propres légumes et en vendent une partie. »

Les membres du groupe de soins vendent leurs produits à la fois à des intermédiaires et directement sur le marché. L’un des défis auxquels elles sont actuellement confrontées est la tarification. « Nous recevons parfois des sommes différentes pour le même produit », explique Sreypov.

"Je pense que nous devrions créer un groupe de productrices, nous développer ensemble et vendre ensemble afin de nous assurer que nos prix soient les mêmes."
Sreypov
, Cambodge

« D’après mes observations et les informations que j’ai rassemblées lors des visites à domicile, la situation des membres de mon groupe de soins s’est améliorée. Nous n’avons plus besoin d’amener nos enfants au centre de santé aussi souvent qu’avant. Ils grandissent normalement. »

Cambodia-3 © Cambodge pour Action contre la Faim

« Nous avons désormais un beau potager », déclare San Makara, mère de deux enfants et enceinte d’un troisième.

© Cambodge pour Action contre la Faim

« C’EST QUELQUE CHOSE DE SIMPLE MAIS D’IMPORTANT »

San Makara, 27 ans, habite dans le village de Peak Sbek. Elle est mère de deux enfants de moins de cinq ans et attend un autre bébé. Elle participe à un groupe de soins entre mères et aux activités d’Action contre la Faim dans le secteur du genre et de la sécurité alimentaire. En plus d’assister aux sessions régulières de son groupe de soins, elle a planté des graines de légumes et reçu un soutien technique de la part de nos équipes pour cultiver son potager.

Le mari de Makara est militaire, ce pourquoi il n’est pas toujours à la maison. Elle doit donc s’occuper de la plupart des tâches ménagères, y compris le ménage, la garde des enfants et la cuisine. Pour gagner du temps et de l’argent en n’ayant pas à se rendre constamment au marché pour nourrir sa famille, Makara a voulu cultiver son propre potager. Action contre la Faim lui a appris à préparer son terrain et lui a fourni des graines de légumes pour qu’elle puisse commencer à planter.

Lorsque les responsables du projet se sont rendus au domicile de la famille, ils ont aidé Makara et son mari à élaborer un plan d’action (une liste d’étapes à suivre pour atteindre leurs objectifs) conçu pour favoriser l’égalité et le partage des responsabilités. Makara a dressé une liste d’objectifs à atteindre, l’un d’entre eux étant son potager, puis elle et son mari ont créé leur plan d’action ensemble.

Pendant plusieurs mois, son mari l’a aidée à préparer, à arroser et à fertiliser le terrain. « Le résultat, c’est que nous avons désormais un beau potager. C’est quelque chose de simple mais d’important », explique Makara.

Le couple cultive des radis, des concombres, des haricots et des choux, entre autres. Le mari de Makara a également joué un rôle actif en encourageant leur famille à adopter une alimentation plus variée.

Quelques mois après avoir commencé leur potager, il était temps de revoir le plan d’action de leur foyer. Le couple a décidé de continuer à cultiver son potager afin de pouvoir subvenir aux besoins de la famille toute l’année. Makara et son mari ont également décidé ensemble que l’accouchement devait se faire au centre de santé local plutôt qu’à la maison.

"« Je suis très heureuse d’avoir un potager »"
San Makara
Peak Sbek, Cambodge

« Mes enfants aiment y passer du temps avec moi et m’aident à enlever les mauvaises herbes. Je suis très reconnaissante du soutien que j’ai reçu de la part d’Action contre la Faim. Je me sens très bien lorsque la leader du groupe de soins me rend visite à domicile. »

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