Personnel national : 136
Expatries : 14
Lieux d’intervention
Types d'intervention :
La République Centrafricaine (RCA) est un pays faiblement peuplé qui compte 4,2 millions d’habitants (63% ruraux et 37% urbains) pour une superficie de 622 984 km², soit 6 h/km2. Caractérisée par l’absence de l’Etat dans tous ses domaines de responsabilité, la RCA présente une incapacité institutionnelle qui lui vaut le qualificatif d’« Etat fantôme » . La succession de crises politico-militaires, les finances publiques exsangues et une corruption généralisée qui affecte tous les niveaux de l’appareil étatique et des entreprises publiques, ont achevé la faillite de l’Etat. Les quatre secteurs traditionnellement créateurs de richesse que sont le diamant, le bois, le coton et l’élevage (au Nord) déjà sinistrés du fait de l’insécurité et de la mauvaise gouvernance ont été particulièrement touchés par la crise économique mondiale de 2008-2009.
La RCA est un pays en état de vulnérabilité chronique dont la situation s’aggrave d’année en année depuis plus de 40 ans. Près de 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté. La crise humanitaire a culminé avec les conflits armés de 2002 et 2003 lors de la prise de pouvoir par un coup d’Etat de François Bozizé, lequel a été finalement élu démocratiquement président en mars 2005. A partir de cette date, des groupes d’opposition armés sont apparus dans les régions du nord du pays, et se sont violemment affrontés avec l’armée régulière, provoquant des déplacements de population massifs. Chassées de leurs villages, 98 000 personnes avaient alors fui pour se réfugier au Tchad, au Soudan ou au Cameroun. 190 000 autres s’étaient réfugiées dans la brousse ou avaient rejoint les grandes villes. Des mouvements de retour dans les villages d’origine ont été observés en 2009 mais demeurent précaires dans l’attente d’un message politique fort et rassurant.
Sur le plan politique, les efforts menés par les différentes parties au conflit ont permis d’aboutir en décembre 2008 à un accord de paix, le DPI . Néanmoins, l’application en demi teinte des recommandations de cet accord (gouvernement dit d’ouverture ; lancement du processus de DDR ; préparatifs du processus électoral) n’a pas permis de stabiliser le pays en 2009 comme espéré. Les élections présidentielles prévues au printemps 2010, si elles ont lieu, seront une chance de stabilité.
Cette stabilité du territoire reste semée d’embûches et d’inconnues comme la persistance de zones d’insécurité dans le nord ; le déroulement du processus de DDR; la liberté de circulation indispensable pour des élections libres ; le retour des populations déplacées ; un processus électoral tardivement et partiellement organisé.
Malgré les efforts de sensibilisation menés par les acteurs humanitaires depuis 2006, les bailleurs de fonds internationaux se sont peu mobilisés en RCA qui demeure un pays « orphelin » de l’aide, ce qui rend difficile la mise en place de projets de développement.
En 2009, ACF a continué à développer son intervention dans
le nord du pays tout en se déployant dans le Sud Ouest (Berberati) où une
urgence nutritionnelle a été détectée en juillet 2009. Les axes d’intervention
de la mission sont de :