Myanmar
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Lieux d’intervention

En 2025, le Myanmar a continué de faire face à l’une des crises humanitaires les plus graves et les plus complexes au monde. Après des années de conflit, de déplacements de masse, d’effondrement des services de base et d’insécurité alimentaire généralisée, des millions de personnes vivaient dans le besoin.
La situation s’est considérablement aggravée lorsque le deuxième séisme le plus meurtrier de l’histoire du pays a frappé la région de Sagaing, exposant plus de 9 millions de personnes à de violentes secousses et causant la mort de plus de 5 400 personnes. Des milliers d’autres ont été blessées ou portées disparues, et des habitations, des hôpitaux, des réseaux d’approvisionnement en eau et des infrastructures essentielles ont été détruits. Des villages ont été isolés et des communautés déjà vulnérables plongées dans une précarité encore plus extrême, le nombre de personnes vivant dans les zones touchées étant estimé à 17 millions.
Les États touchés par le conflit, notamment Rakhine, Kayah, Sagaing et Bago, ont continué de faire face à des déplacements, à la destruction des systèmes agricoles et à une grave insécurité alimentaire, certaines zones ayant atteint des niveaux de faim correspondant à la phase 4 de l’IPC (Urgence).
À la suite du séisme, Action contre la Faim a lancé une intervention d’urgence immédiate. Nous avons distribué des paniers alimentaires et des kits d’hygiène à la population et fourni des médicaments et du matériel essentiels aux services de santé, notamment dans la région de Sagaing, où les établissements de santé avaient été gravement endommagés.
Nous avons également maintenu une forte présence dans les États de Rakhine, de Kayah et de Bago, où nous avons fourni une assistance multisectorielle par l’intermédiaire de partenaires locaux. L’accent a été mis sur les services de nutrition pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et allaitantes, la santé mentale et le soutien psychosocial, l’EAH et le soutien en SAME pour les foyers vulnérables.
Les principales initiatives comprenaient des cultures à cycle court adaptées au conflit et des micro-parcelles à domicile, des activités de subsistance nécessitant peu de capital pour les familles déplacées à maintes reprises, et la réhabilitation par les communautés de petites infrastructures et de marchés locaux afin de rétablir l’accès à l’alimentation et aux services essentiels. En parallèle, nous avons continué de renforcer les systèmes de SMPS locaux, notamment en formant le personnel de santé et en développant le soutien axé sur les traumatismes pour les communautés confrontées à une détresse psychologique extrême en raison du conflit et des conséquences du séisme.
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