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Communiqués de presse

YEMEN

RENFORCER LES CAPACITES DE L’AIDE HUMANITAIRE

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L’action humanitaire en cours est insuffisante.

Malgré l’intensification des violences, Action contre la Faim maintient les programmes en cours partout où l’activité peut se faire sans mettre en danger les populations bénéficiaires et les personnels.

Depuis une semaine, les détections de cas de sous-nutrition continuent à l’ouest du Yémen. 56 enfants ont été admis dans les programmes et reçoivent désormais un traitement nutritionnel.

En mars 2015, ce sont 1630 enfants qui ont bénéficié d’un suivi thérapeutique par les équipes d’Action contre la Faim. Ces derniers jours, les équipes ont encore pu finaliser 14 puits dans des villages, et 10 latrines dans des écoles. Des kits d’hygiène sont également distribués dans le cadre des activités normales.

En 2014, la seule activité d’Action contre la Faim avait pris en charge plus de 275 000 personnes au sein de programmes en nutrition, sécurité alimentaire, eau, hygiène et assainissement. Financée par l’UNICEF (Nations Unis), ECHO (Union Européenne), DFID (Grande-Bretagne), et SIDA (Suède) mais aussi sur les fonds propres de l’association grâce aux dons de particuliers, l’action de l’ONG répondait déjà une crise humanitaire chronique.

16 millions de personnes avaient déjà besoin d’une assistance humanitaire dont 10,6 millions nécessitaient une assistance alimentaire. Parmi eux, 850 000 enfants de moins de 5 ans. Aujourd’hui, c’est un conflit armé violent qui prend la population en étau. L’assistance régulière en place est insuffisante : les stocks diminuent et il est impossible de faire entrer du matériel de soin ou de la nourriture, les équipes sur place ont besoin de renfort en travailleurs humanitaires.

L’accès à l’eau et à la nourriture est sous pression.

Ces chiffres reflètent la réalité du Yémen : peu d’infrastructures, une pauvreté généralisée, une dépendance aux marchés pour l’approvisionnement en nourriture. La moitié de la population vit avec moins de 2 euros par jour. Cette situation déjà critique depuis des années s’aggrave chaque jour davantage depuis les opérations militaires et frappe de plein fouet les plus vulnérables. Les violences et l’insécurité jettent les personnes sur les routes. Les blocus aérien et portuaire privent actuellement les déplacés internes et les victimes du conflit de l’aide humanitaire qui leur est indispensable.

La pénurie de carburant augmente la difficulté pour les civils de se ravitailler en biens de consommation courante et de se déplacer vers les marchés disponibles : l’assistance doit arriver partout où elle est vitale. L’accès des populations à une aide est un enjeu majeur, l’accès des observateurs indépendants, des agences et organisations humanitaires est décisif.

Les équipes d’Action contre la Faim travaillent avec des centres de santé locaux et régionaux, elles fournissent des aliments thérapeutiques et une expertise de suivi or ces centres de santé sont menacés par les combats, le départ du personnel qualifié, les coupures d’électricité, la pénurie de médicaments. Les ONG médicales travaillent également dans des conditions extrêmement compliquées par l’impossibilité de se déplacer et de recevoir le soutien nécessaire à leur intervention.

Lors d’une crise humanitaire liée à un conflit, une réponse d’urgence s’impose. Le Droit Humanitaire International exige la protection des civils. La sécurité des travailleurs humanitaires doit être garantie.

Les déplacements internes accentuent la vulnérabilité des civils.

Le pays compte près de 250 000 réfugiés auxquels s’ajoutent plus de 365 000 déplacés internes qui fuient régulièrement des zones d’affrontement depuis 2009. La crise de mars 2015 augmente ces déplacements de population et aggrave la situation des déplacés précédents qui vivaient dans des camps officiels, des villages ou des campements improvisés.

Les déplacés internes se retrouveront très vite à cours d’eau potable, les cas de malnutrition qui peuvent conduire à une sous-nutrition et à la mort d’enfants et de personnes fragiles vont se déclarer dans les prochains jours et les prochaines semaines. La difficulté pour les acteurs humanitaires demeure l’identification des zones de regroupement, et l’évaluation précise des besoins car les mouvements de population sont très fluides et changeants ces derniers jours.

Dans un tel contexte, les besoins les plus urgents relèvent de priorités vitales : soins de santé, eau potable, hygiène, nourriture et prise en charge psychologique des personnes traumatisées. L’aspect psychologique revêt une importance parfois ignorée : des adultes choqués deviennent incapables de subvenir correctement aux soins nécessaires aux enfants qui dépendent d’eux.

La coalition doit permettre l’entrée sur le territoire du matériel et du personnel indispensables à une aide d’urgence. Les décisions militaires de bloquer l’accès au pays ne doivent pas entraver l’accès de l’aide humanitaire. Porte-parole joignables à Paris et au Yémen. 

Contact presse: Karima Zanifi – kzanifi@actioncontrelafaim.org – 01 70 84 72 37 / 06 70 01 58 43

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