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Boy carries jerry cans to fill from a water tanker truck in a slum neighborhood in Yemen's Red Sea city of Houdieda © REUTERS/Abduljabbar Zeyad

Communiqués de presse

Yémen

La faim utilisée comme méthode de guerre au Yémen, selon les experts

Le rapport du Groupe d’Experts Éminents¹ décrit la situation au Yémen comme « un échec collectif et une responsabilité collective » et appelle à la cessation immédiate de tous les actes de violence: “La poursuite d’attaques contre les infrastructures civiles telles que les hôpitaux, les infrastructures d’approvisionnement en eau, le transport de vivres, les exploitations agricoles et les marchés, ainsi que le recours au blocus et au siège, et le fait d’entraver l’accès de l’aide humanitaire et d’autres mesures analogues ont exacerbé une situation humanitaire désastreuse.”

« Ce rapport met en lumière le niveau ahurissant de violations commises au Yémen par toutes les parties au conflit et notamment la potentielle utilisation de la faim comme arme de guerre, qui est un crime de guerre. », déclare Lucile Grosjean, Référente plaidoyer à Action contre la Faim.

 

"Tous les décideurs doivent maintenant agir pour mettre fin à ces violations, condamner les responsables et mieux protéger les civils"
Lucile Grosjean
Référente plaidoyer, Action contre la Faim

Action contre la faim soutient pleinement les recommandations du rapport et en appelle à la responsabilité du Conseil de sécurité des Nations Unies qui s’est engagé à agir contre l’utilisation de la faim comme arme de guerre via l’adoption à l’unanimité en 2018 de la résolution 2417 sur les liens entre les conflits et la faim.

Trois semaines avant l’Assemblée générale des Nations Unies et une semaine après le discours d’Emmanuel Macron à la conférence des ambassadeurs où il a déclaré que « la responsabilité de la France devait porter une nouvelle exigence en termes de droits de l’homme et dans les théâtres d’opérations pour lutter contre l’impunité et défendre les civils et les humanitaires » : la France doit effectivement traduire en acte ses discours.

Cinq ans après le début du conflit, la situation économique au Yémen est au bord de l’effondrement et 80 % de la population a besoin d’aide humanitaire et de protection. Le non-paiement total ou partiel des salaires depuis août 2016 et la perte d’emplois ont une incidence sur le revenu et la capacité des gens d’acheter de la nourriture et d’autres produits essentiels à leur survie. Avec la suspension des importations de biens commerciaux via le port de Hodeidah, la population fait face à des fortes difficultés en termes de disponibilité et d’accessibilité à la nourriture: les biens alimentaires et de première nécessité ayant à parcourir de longs itinéraires pour atteindre les personnes dans le besoin. L’accès aux marchés est également limité dans les zones actives de combat à travers le Yémen. Selon l’IPC², 69% de tous les districts du Yémen sont menacés de famine et 3,2 millions de personnes ont besoin de traitement pour la malnutrition aiguë.

Bien que le droit international humanitaire interdise clairement le refus arbitraire d’accès à l’aide humanitaire aux populations dans le besoin, les organisations humanitaires au Yémen font face au quotidien à des obstacles pour fournir cette aide.


¹ Le “groupe d’éminents experts internationaux et régionaux sur le Yémen” est chargé de suivre et de rendre compte de la situation des droits de l’homme au Yémen par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

² Classification intégrée par phase de l’insécurité alimentaire

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