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Tanzanie partage © Toby Madden pour Action contre la Faim

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Tanzanie

Trois repas par jour grâce aux potagers

Il y a deux ans, avant que Salama Madinda ne commence à cultiver son propre potager, elle et sa famille de quatre personnes ne pouvaient se permettre que deux repas par jour dans leur village de Ving’awe, en Tanzanie.

Salama (53 ans) et sa famille prenaient le petit-déjeuner à 11 heures du matin et attendaient jusqu’à 20 heures pour dîner.

Mais les choses ont changé le jour où Salama a reçu un appel de son amie.

« Une amie m’a appelée et m’a invitée à venir découvrir les différentes activités organisées par l’agent de santé communautaire du village voisin. J’ai appris à préparer des repas spéciaux pour les enfants de moins de cinq ans. Et j’ai aussi appris à utiliser le petit espace dont je disposais chez moi pour planter différents légumes », explique Salama.

Après la formation, Salama a mis en pratique ses nouvelles compétences agricoles et a commencé à mélanger terre et fumier pour préparer le sol de son potager avant la plantation. Ses récoltes ont été tellement bonnes que son potager est devenu l’objet de toutes les conversations.

Aujourd’hui, sa famille peut se permettre trois repas complets par jour.

Action contre la Faim a fourni à Salama différentes graines de légumes, un réservoir d’eau, des arrosoirs et un déshydrateur qui lui permet de conserver ses légumes pour les saisons sèches.

« Le soutien d’Action contre la Faim m’a permis de cultiver encore plus de légumes. J’ai commencé à les vendre sur les marchés des villages voisins. L’argent des ventes nous permet de nous payer le petit-déjeuner, et parfois, nous gagnons même assez pour acheter d’autres produits de première nécessité. » —Salama

Salama ne veut laisser personne de côté. Elle tenait à partager ce qu’elle avait appris, et pour cela, elle a lancé une initiative pour former d’autres femmes de sa communauté. Elles ont formé un groupe appelé « Tupendane » (« Aimons-nous » en swahili) : 32 femmes qui se soutiennent mutuellement et qui travaillent ensemble pour préparer leurs potagers et planter des légumes.

« Les femmes ont désormais quelque chose à faire. La plupart d’entre nous ne sommes pas qualifiées pour avoir un emploi formel. Cela nous permet de faire quelque chose d’utile plutôt que de rester à la maison », explique-t-elle.

Tout cela a renforcé l’unité de la communauté, ce qui rend Salama très heureuse. Son potager a amélioré ses relations avec ses voisins. Ils organisent désormais différentes activités ensemble. Ils ont même créé un groupe d’épargne qui leur permet de faire des économies et d’emprunter de l’argent à un taux d’intérêt faible. Beaucoup utilisent leurs prêts pour acheter du matériel agricole.

Les femmes du groupe Tupendane apprennent à préparer des aliments nutritifs pour les enfants ou pour toute personne ayant besoin d’une alimentation saine. Elles préparent des plats à base de patates douces, de carottes, de lait et parfois, lorsqu’il y en a, de bœuf, de poisson ou de poulet.

Les femmes ont également appris à sécher leurs légumes pour les conserver. Plutôt que de faire bouillir les légumes pendant longtemps et de les laisser sécher au soleil, une pratique traditionnelle qui peut faire perdre leurs nutriments aux légumes, elles ont appris à tremper leurs récoltes dans de l’eau chaude pendant cinq minutes puis à les envelopper dans un chiffon propre.

De cette manière, lorsque la saison des récoltes sera terminée et la saison sèche commencera, elles auront suffisamment de réserves pour nourrir leurs familles.

Selon Salama, protéger les cultures contre les ravageurs et les pesticides nocifs est le plus grand défi auquel sa communauté est confrontée. Les femmes ont appris à préparer un antiparasitaire maison à base d’ail, d’oignons, de savon et de poivre mélangés à de l’eau, qu’elles versent dans leurs plantes pour les protéger. Après avoir utilisé ce mélange, elles peuvent récolter leurs légumes en toute sécurité seulement 12 heures plus tard. Avec les pesticides chimiques, il faut attendre sept jours.

"Les femmes ont désormais quelque chose à faire. La plupart d’entre nous ne sommes pas qualifiées pour avoir un emploi formel. Cela nous permet de faire quelque chose d’utile plutôt que de rester à la maison"
Salama Madinda
Tanzanie, Habitante

Tout cela a renforcé l’unité de la communauté, ce qui rend Salama très heureuse. Son potager a amélioré ses relations avec ses voisins. Ils organisent désormais différentes activités ensemble. Ils ont même créé un groupe d’épargne qui leur permet de faire des économies et d’emprunter de l’argent à un taux d’intérêt faible. Beaucoup utilisent leurs prêts pour acheter du matériel agricole.

Les femmes du groupe Tupendane apprennent à préparer des aliments nutritifs pour les enfants ou pour toute personne ayant besoin d’une alimentation saine. Elles préparent des plats à base de patates douces, de carottes, de lait et parfois, lorsqu’il y en a, de bœuf, de poisson ou de poulet.

Les femmes ont également appris à sécher leurs légumes pour les conserver. Plutôt que de faire bouillir les légumes pendant longtemps et de les laisser sécher au soleil, une pratique traditionnelle qui peut faire perdre leurs nutriments aux légumes, elles ont appris à tremper leurs récoltes dans de l’eau chaude pendant cinq minutes puis à les envelopper dans un chiffon propre.

De cette manière, lorsque la saison des récoltes sera terminée et la saison sèche commencera, elles auront suffisamment de réserves pour nourrir leurs familles.

Selon Salama, protéger les cultures contre les ravageurs et les pesticides nocifs est le plus grand défi auquel sa communauté est confrontée. Les femmes ont appris à préparer un antiparasitaire maison à base d’ail, d’oignons, de savon et de poivre mélangés à de l’eau, qu’elles versent dans leurs plantes pour les protéger. Après avoir utilisé ce mélange, elles peuvent récolter leurs légumes en toute sécurité seulement 12 heures plus tard. Avec les pesticides chimiques, il faut attendre sept jours.

tanzanie agriculture © Toby Madden pour Action contre la Faim

Salama montre fièrement ses cultures.

À proximité du village de Salama, Zena Lukali et son mari John Mhangamkali travaillent pour améliorer leur potager avec le soutien d’Action contre la Faim. Notre équipe leur a fourni des graines, un réservoir d’eau, des arrosoirs, une pompe et un déshydrateur solaire, ainsi que des conseils pour préparer au mieux leur potager.

« Les compétences que j’ai acquises grâce à Action contre la Faim m’ont aidée à organiser mon potager en petites rangées de 2,5 centimètres, ce qui facilite l’arrosage. Les récoltes ont été bonnes et nous avons pu gagner de l’argent en vendant les légumes restants », explique Zena.

Le voisin de John et Zena, Majuto Mhangamkali, cultivait du maïs, des tournesols et des cacahuètes. Mais après avoir constaté le potentiel des légumes et le succès de ses voisins, il a commencé à construire son propre potager. Le jardinage est traditionnellement considéré comme un « travail de femme », mais Majuto estime qu’il est temps que les hommes s’y mettent et y contribuent eux aussi.

Aujourd’hui, John et Zena aiment travailler ensemble dans leur potager. Ils se soutiennent mutuellement pour faire pousser leurs légumes, les vendre au marché, gagner de l’argent et nourrir leur famille. Grâce au soutien d’Action contre la Faim, ils ont pu payer les frais médicaux, les fournitures scolaires et les frais de scolarité de leurs enfants, et cela a également amélioré leur alimentation.

Selon John, travailler ensemble en tant que parents leur permet de faire comprendre à leurs enfants l’importance de la collaboration, ce qui les prépare à subvenir aux besoins de leur propre famille à l’avenir.

Tanzanie famille © Toby Madden

John et Zena cultivent des légumes avec leurs enfants.

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