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Food distribution at Balukhali Kathleen Prior

À la Une

Bangladesh

Trois ans après, un regard sur la crise Rohingya

La majorité des réfugiés Rohingyas vivent dans des camps surpeuplés où la superficie par individu n’atteint pas les 15 mètres carrés, ce qui est bien inférieur aux directives internationales minimales pour les réfugiés qui sont de 30 à 45 mètres carrés par personne. La plupart des Rohingyas vivent dans des abris fragiles au milieu de plaines inondables et sur des collines sujettes aux glissements de terrain. Les inondations saisonnières de la mousson menacent une grande partie des camps. Ceux-ci sont également mal préparés aux puissants cyclones qui frappent généralement les côtes du Bangladesh autour de mai et en octobre. Les fortes pluies provoquent alors de multiples glissements de terrain, endommageant les abris et les latrines.

La pandémie de coronavirus a atteint les camps de réfugiés Rohingya en mai 2020. Depuis lors, le système de santé fonctionne sous pression et les services de santé sont insuffisants pour couvrir les besoins croissants. Les organisations d’aide humanitaire et le gouvernement ont renforcé les possibilités de confinement et de traitement, en menant un travail de sensibilisation sur les pratiques d’hygiène et la distanciation sociale. En juillet, Action contre la Faim a coordonné l’ouverture du nouveau centre d’isolement et de traitement du COVID-19 en extension de l’hôpital Sadar de Cox’s Bazar. Il est désormais pleinement opérationnel et capable d’accueillir de nouveaux patients.

Alors que le risque de maladies à transmission hydrique et vectorielle reste élevé dans les camps, les ONG et l’OMS continuent de surveiller les risques et de soutenir les partenaires dans les activités de prévention et de gestion. Depuis le début du mois de mai, nos équipes à Cox’s Bazar ont soutenu 203 185 personnes grâce à des sessions de sensibilisation de masse qui ont permis de mettre en place des initiatives de promotion de l’hygiène et de prévention et de contrôle des infections dans les camps de réfugiés et la communauté d’accueil. Ces activités, ainsi que d’autres, telles que les jardins potagers et la distribution de nourriture, continuent d’être assurées par des travailleurs humanitaires dévoués pendant cette période sans précédent de COVID-19.

Cornavirus pandémie épidémiologiste @ Action contre la Faim Bangladesh
Lavage de mains au Bangladesh © UNDP
1 (1) © Action contre la Faim Bangladesh
Bangladesh Covid-19 © Action contre la Faim Bangladesh
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La CoVID-19 fait la une des journaux, mais d’autres crises n’ont pas cessé

Si la santé publique est une préoccupation importante, la sécurité alimentaire reste l’un des principaux défis. Les taux de malnutrition dans les camps étaient déjà extrêmement élevés avant la crise du COVID-19. Aujourd’hui, les réfugiés Rohingyas sont encore plus vulnérables et ont besoin d’un soutien nutritionnel urgent. Distribués toutes les deux semaines, les colis alimentaires comportent actuellement du riz, de l’huile et des légumineuses mais l’accès à une nourriture plus diversifiée et plus nutritive est faible tant pour les réfugiés que pour les communautés d’accueil. Ils ont besoin d’un accès régulier à la nourriture et à l’eau potable pour survivre et assurer leur quotidien. Action contre la Faim a lancé une initiative de soutien aux repas cuisinés à Cox’s Bazar, où 38 458 personnes ont pu recevoir des repas chauds, y compris celles qui sont en quarantaine à domicile.

Les ONG plaident pour faire face à une crise invisible qui inclut la santé mentale et le soutien psychosocial des réfugiés de tous âges. Nombre d’entre eux sont accablés par le traumatisme de la perte d’un être cher, l’anxiété d’une peur aiguë et l’incertitude de ne pas savoir où se trouve leur famille. En plus des facteurs de stress quotidiens liés au déplacement – comme la faim, le manque de travail, la maladie, le manque de terrains de jeux adéquats ou d’espace pour l’activité physique – la dépression et d’autres problèmes de santé mentale commencent à apparaître en raison de la situation du COVID-19. En collaboration avec des psychologues qualifiés, Action contre la Faim propose des séances de téléconsultation pour aider les enfants et leurs familles à faire face à la situation et à commencer à guérir.

Plus la crise se prolonge, plus elle devient problématique si les personnes ne reçoivent pas le soutien nécessaire. Notre priorité est de nous concentrer sur les besoins fondamentaux de la population Rohingya déplacée de force, sur l’aide immédiate, sur leur bien-être et leur dignité, sur la restauration de l’environnement gravement endommagé à Cox’s Bazar et sur le renforcement de la confiance entre les réfugiés et les communautés d’accueil.

Les réfugiés Rohingyas sont confrontés à des années de privation et à un avenir très sombre. Malgré leur résilience face à l’adversité, cette population de réfugiés reste exceptionnellement vulnérable.

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