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Communiqués de presse

A Sendai, la Conférence des Nations Unies adopte un nouveau cadre à minima pour réduire les risques de catastrophes pour 2015-2030

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Le cadre décrit sept objectifs à atteindre, parfois assez flous, pour ces 15 prochaines années comme de réduire « substantiellement/de manière significative » le nombre de morts dans le monde lié aux catastrophes ou le nombre de personnes affectées. Aussi, malgré les avancées par rapport au précédent Cadre d’Action de Hyōgo couvrant la période 2005-2015, ce cadre est nettement moins ambitieux que ce que la société civile pouvait espérer.

Bien qu’il soit fait mention des autres négociations prévues en 2015, à savoir les objectifs de développement durable et celles sur le climat à Paris à la fin de l’année, il n’y a pas d’orientations claires sur la manière de rendre cohérent ces mécanismes avec le nouveau cadre. Il est de plus regrettable qu’aucun commentaire n’ait été fait sur l’engagement des Etats à diminuer leurs émissions de gaz à effets de serre, pourtant en lien étroit avec l’augmentation des évènements extrêmes dans le monde et la nécessité de renforcer la prévention des risques.

Autre point de déception : aucun financement additionnel n’est prévu pour la réduction des risques de catastrophes et seul un soutien « adéquat et durable » des pays développés envers les pays en voie de développement est inscrit.

Enfin, l’accord souligne l’importance des phases de préparation et de reconstruction, mais sans faire le lien avec les interventions d’urgence, ce qui est alarmant dans un environnement qui sera soumis à des évènements climatiques de plus en plus fréquents et violents.

Toutefois ce cadre met les populations les plus à risque au cœur de l’analyse et des prises de décision, ainsi que l’inclusion des personnes vulnérables telles que les femmes et les personnes handicapées pour relever les défis liés à la réduction des risques. Il est à noter le lien avec l’éradication de la faim et de la pauvreté, et la promotion de l’approche multisectorielle incluant les secteurs de la nutrition, sécurité alimentaire, insertion économique, santé, et gestion des ressources naturelles.

La représentante spéciale du Secrétariat général de l’ONU pour la prévention des catastrophes, Margareta Wahlström déclare : « L’adoption de ce nouveau cadre ouvre un nouveau chapitre important dans le développement durable car il énonce clairement des objectifs et des priorités d’action qui conduiront à une réduction substantielle des risques de catastrophes et des pertes en vies humaines et en moyens de subsistance ».

Même si tous les états saluent ‘l’esprit de coopération’ pour l’aboutissement de ces négociations, il est à rappeler que ce nouveau cadre se base sur un engagement volontaire pour atteindre ces objectifs. Néanmoins pour qu’il soit efficace, il devra être accompagné d’actions responsables et concrètes pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables aux risques de catastrophes, auxquelles ce réseau d’ONG françaises s’engagera à suivre comme une de leur priorité.

Contacts :

Guillaume Devars CARE France + 33 6 67 62 38 10 Email : devars@carefrance.org

Sandrine Roussy ACF France +33 777 98 71 18 Email : sroussy@actioncontrelafaim.org

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