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À la Une

Les survivants en sursis

ACF fait partir un premier convoi vers Bogalay

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Les survivants en sursis face aux multiples conséquences du cyclone

Suite au passage du cyclone Nargis il y a maintenant cinq jours, le bilan humain ne fait que s’aggraver et la situation des survivants devient de plus en plus préoccupante.

A Rangoon, alors que les rues commencent à être déblayées, et que le circuit central d’alimentation en eau se remet en marche doucement, d’autres difficultés apparaissent.

«L’un des problèmes majeurs aujourd’hui pour les habitants, c’est l’accès à l’essence. On craint une grosse pénurie. Sur les 2 seules raffineries existantes en Birmanie, une a été complètement détruite et l’autre est endommagée. On voit donc des queues interminables devant les stations essences», témoigne Felix Léger, le chef de mission d’ACF sur place.

«L’autre problème est l’accès aux denrées de base. Les supermarchés sont hors service, les gens s’approvisionnent auprès des petites échoppes. Il y a encore des denrées mais à des prix de plus en plus élevés.»

En effet, cette hausse des prix qui touchait déjà la Birmanie avant la catastrophe, ne fait que s’aggraver, puisque le cyclone a en grande partie dévasté ce qui était le «grenier» du pays.

Les Birmans sont donc en sursis, l’aide alimentaire internationale doit être immédiatement doublée pour prévenir une pénurie car sans aide extérieure les stocks de nourriture vont se vider très rapidement.

Un premier convoi vers Bogalay

La zone de Bogalay a été l’une des plus ravagée par le cyclone. Dans cette région abritant environ 350000 habitants, les autorités estiment que 10 000 personnes sont décédées. Mais par manque d’informations précises sur la situation des survivants et sur l’ampleur concrète des dégâts, Action contre la Faim craint le pire.

Les populations de cette région étaient déjà dans une situation de grande vulnérabilité avant cette catastrophe. En effet une étude menée par ACF en février dernier a montré que 80% des points d’eau étaient déjà déficients et que près de 70% de la population n’avaient pas accès à une eau saine.

Face à la menace d’une hécatombe, une première équipe d’Action contre la Faim part demain matin avec un stock minimum pour aider les survivants: 2 camions chargés de 10 tonnes de riz ainsi que des pastilles purifiantes pour l’eau, de quoi assurer la distribution de 25 000 rations alimentaires.

Un second convoi est déjà en préparation à Rangoon. L’objectif est de subvenir aux besoins primaires de ces populations qui ont tout perdu. Des produits de première nécessité (ustensiles de cuisine, d’hygiène…), des abris, du matériel pour fournir de l’eau potable sont en cours d’achat.

Dans l’urgence et pour s’adapter à un contexte opérationnel difficile, ACF prévoit de multiplier ces allers-retours d’aide vitale en attendant l’accès à des stocks plus importants.

Malheureusement cette aide humanitaire est elle-aussi fortement paralysée. «Si les difficultés d’approvisionnement en essence persistent, elles risquent de limiter nos déplacements et nos capacités d’action», explique Felix Léger. Pour l’instant, nos équipes en Birmanie mobilisent au maximum leurs moyens humains et matériels, mais elles sont en attente de renforts. Dix volontaires d’Action contre la Faim sont sur le départ. Dès réception des visas, ils pourront venir soutenir les équipes d’ACF déjà en place à Rangoon et déployer l’aide dans les zones du Sud. Des stocks d’aide sont aussi d’ores et déjà pré-positionnés pour être envoyés.

Aujourd’hui chaque nouvelle information que nous recevons, nous indique que la situation s’aggrave et que les besoins sont de plus en plus importants. Après la catastrophe naturelle, le pays risque très fortement d’être touché par un désastre humanitaire.

Contact Presse: 06.70.01.58.43

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