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InterInterview de Clarisse Marteau, infirmière nutritionniste

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Quelles raisons vous ont donné envie de vous investir dans l’humanitaire ?

Sans doute mon éducation tournée vers les autres et l’accueil et un premier voyage en Côte d’Ivoire en 2002 pour aller voir une amie ivoirienne, sage-femme qui est responsable d’une PMI (protection maternelle et infantile)Et puis mon métier d’infirmière puéricultrice qui me donne la possibilité de pouvoir travailler partout.

Que vous ont appris vos diverses expériences au sein d’ACF, en tant que bénévole et en tant qu’expatrié en mission au Tchad ?

Il me semble important de pouvoir faire le lien entre les missions et les délégations. Car les bénévoles font beaucoup et ils apprécient de discuter, de voir des images des missions.

Sur le plan professionnel, mon travail d’infirmière nutritionniste était assez différent au Tchad, de ce qu’il est d’habitude en France. J’ai appris à être plus autonome en mission. Sur le terrain, Il faut savoir prendre des décisions très rapidement.

Sur le plan humain, cette mission m’a beaucoup apporté. La vie avec les autres expatriés a beaucoup d’aspects positifs. Il se créé un certain lien, on vit ensemble, on ne sent jamais seul, on se parle beaucoup. Parfois, la vie en collectivité est un peu pesante mais la solidarité qui se créé dans le groupe est très importante.

Quels ont été les difficultés que vous avez rencontré sur le terrain lors de votre mission au Tchad ?

Une des grandes difficultés est l’incertitude des financements. Cela signifie que nous sommes obligés de ralentir les activités.

Une autre difficulté qui est incontournable c’est la différence culturelle. La première barrière est celle de la langue. Les mères et les enfants dont je m’occupais ne parlait pas français mais des dialectes locaux. Il m’était donc parfois difficile de communiquer avec elles.

Au niveau de la vie quotidienne, il faut s’habituer au rythme et aux habitudes de la population, ce qui n’est pas toujours facile. Tout d’abord, à cause de la température qui atteint parfois 50°, on ne peut pas travailler dans les mêmes conditions que d’habitude. De plus, dans un pays majoritairement musulman, la vie est rythmée par les prières et il faut donc adapter nos actions en fonction des ces temps.

En mission, le rythme de vie « occidental » parfois nous manque un peu. Il n’y a pas, par exemple, de possibilité après sa journée de travail, de s’adonner à des loisirs (aller au cinéma, voir ses amis, etc…). On se plonge totalement dans la vie quotidienne des Tchadiens et dans notre travail. C’est parfois difficile mais ça renforce les liens des équipes sur place.

En tant qu’infirmière nutritionniste, pouvez-vous nous donner votre avis sur la situation nutritionnelle au Tchad ?

J’étais dans l’Ouest du Tchad, donc les problèmes nutritionnels ne sont pas liés à conflit mais à la sécheresse. En effet depuis quelques années il y a une diminution de la pluviométrie et un raccourcissement de la saison des pluies. Les habitants ne produisent pas suffisamment pour nourrir leur famille. Avec la dernière récolte qui a eu lieu en octobre 2009, la population explique que leur réserve ira jusqu’en janvier. Cela signifie qu’à partir de janvier ils vont devoir acheter le mil (principale céréale dans leur alimentation), et pour acheter ils devront emprunter de l’argent.

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