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Témoignages

Visages de réfugiés #2

Quatre mois dans le camp de Kutapalong

Quatre mois après l’éclatement des violences dans l’état de Rhakine, au Myanmar, plus de 650 000 réfugiés Rohingya ont passé la frontière du Bangladesh. Femmes, hommes et enfants essaient d’organiser la vie dans le camp de Kutapalong.

Mohammed, 10 ans : reconstruire un abri

Mohammed - Bangladesh

Mohammed, 10 ans, entame sa deuxième portion d’un plat de riz et de lentilles nommé « Khichuri » au sein du centre mis en place par Action contre la faim dans le camp de Kutapalong – il s’agit probablement son seul vrai repas de la journée. Comme plus d’un demi-million d’autres Rohingya, il a fui la violence au Myanmar avec ses quatre frères et sœurs et sa mère il y a près de quatre mois. Son père, dit-il, a été tué par les militaires.

« Lorsqu’ils ont mis le feu à notre village, nous nous sommes abrités dans une rizière et avons dû marcher à pied, avant de traverser la frontière avec le Bangladesh en bateau », explique-t-il.

« C’était un long voyage, il y avait des moustiques et j’étais obligée de boire de l’eau du canal. Nous n’avions pas de nourriture et je craignais que les militaires nous tirent dessus s’ils nous trouvaient. »
Mohammed est dans le camp de réfugiés de Kutapalong depuis plus de 3 mois maintenant. Bien que sa famille ait construit une sorte d’abri en bambou, ce n’est « pas comme une vraie maison » pour lui.

Il vient au centre tous les jours avec sa mère parce qu’ils ne peuvent pas avoir de riz ou de matériel de cuisine dans le camp, mais il se souvient des repas de riz, de curry, de légumes et de poisson séché qu’il avait l’habitude d’avoir à la maison.
« Nous avons eu très souvent faim, mais maintenant nous avons trouvé cet endroit et pouvons manger » dit-il.

Mohosena, 21 ans : voir son enfant grandir

Mohosena - Bangladesh

Après avoir fui son village de Maungdaw pour échapper à la violence de l’armée du Myanmar, Mohosena a lutté pour subvenir aux besoins de son fils d’un an, Nur Fat, lors de son voyage de quatre jours pour rejoindre le Bangladesh.

« J’étais à peu près capable de me procurer de la nourriture auprès d’étrangers, mais j’ai eu du mal à allaiter mon enfant correctement. Il a attrapé la diarrhée et une maladie de la peau, et je le sentais maigrir au fur et à mesure de notre voyage. »

Aujourd’hui, elle regarde attentivement son enfant pendant qu’il est pesé et examiné : « Je sens qu’il est bien protégé et je me sens moi-même en sécurité ».

 

Paravina, 10 ans : reprendre goût au jeu

Paravina-Bangladesh

« Il n’y a rien qui empêche de jouer ici, j’aime bien », dit Paravina timidement, assise au milieu du bruit et des rires de l’espace mis en place pour les enfants par Action contre la faim, où environ 1000 garçons et filles Rohingyas viennent chaque jour se comporter à nouveau comme des enfants.

C’est loin du cauchemar qui était, jusqu’ à il y a quelques semaines sa vie quotidienne. Dans son village de Kumar Kak, au Myanmar, elle avait l’habitude de jouer à des jeux avec ses voisins.

Mais tout cela a pris fin lorsque les militaires du Myanmar ont attaqué son village.

« Ils voulaient nous tuer au Myanmar, c’est pour ça que j’ai dû partir. »Paravina explique qu’elle n’a pas vu son père depuis qu’elle s’est enfuie : elle pense qu’il a été arrêté par les militaires.

Paravina reste profondément traumatisée par ce qu’elle a traversé, mais au sein du centre, elle retrouve une forme d’évasion propre à son âge… « Je ne pensais pas que je pouvais jouer au Bangladesh, mais ici c’est possible. »

 

La réponse d’Action contre la Faim

Notre réponse d’urgence a touché 603 243 réfugiés depuis le 25 août 2017.

  • Nos équipes ont distribué plus de 2 779 920 repas chauds et 5 242 358 litres d’eau potable dans les camps de fortune.
  • Nous avons examiné 263 045 enfants de moins de 5 ans et avons déjà diagnostiqué 8 251 cas de malnutritions aigüe sévère qui ont été admis dans nos programmes de nutrition pour recevoir un traitement
  • Nos équipes fournissent actuellement une aide alimentaire à 11 917 femmes enceintes et mères allaitantes.
  • Nous avons installé plus de 3 875 latrines de secours dans les camps
  • 66 puits et 101 points d’eau potable ont été installés
  • 21 055 kit d’hébergement d’urgence ont été distribués
  • 21 762 couvertures d’hiver et 10 881 moustiquaires ont été distribuées
  • Nos équipes ont apporté un soutien psychologique (Santé mentale & Pratiques de soin) à 250 566 nouveaux arrivants traumatisés et en état de stress.

ACF travaille avec une équipe de 707 employés et plus de 1 171 volontaires qui lui permet d’être présente dans 4 zones de Cox’s Bazar : Ukhiya, Teknaf, Moheshkhali, Cox’s Bazar Sadar.

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