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Lys Arango pour Action contre la Faim

Témoignages

Inde

Protéger les mères pour combattre la malnutrition

A Baran, dans l’État de Rajasthan, le taux de malnutrition chez les enfants atteint les 41,1%. La prévalence de la malnutrition dans la région est due à de multiples facteurs en lien avec les pratiques d’hygiène mais aussi l’accès à la santé et le genre.

 

Le cas de Bhumika

Bhumika est âgée de 3 ans. Balmram, bénévole communautaire pour Action contre la Faim l’a dépistée lors d’un déplacement dans la région. Après le diagnostic, Balmram qui a été formé pour détecter les premiers signes de malnutrition décide de l’envoyer à l’hôpital. Son cas est grave, la fillette est atteinte de malnutrition aiguë sévère, la pire forme de la faim et nécessite un suivi.

 

« Elle souffrait fréquemment de diarrhées, y compris de vomissements, et elle était très déshydratée. C’est de cette façon qu’elle a développé la maladie », nous explique sa mère. « Balmram nous a dit qu’elle est très faible, qu’il fallait l’admettre au centre de santé d’Action contre la Faim et commencer le traitement ».

Bhumika va donc être admise au centre de santé, accompagnée de sa mère et de sa sœur, pour recevoir le traitement.  Après deux semaines, Bhumika va mieux, elle peut sortir du centre de santé et retrouver sa famille. Chez elle sa mère qui a été sensibilisée doit adopter de nouvelles pratiques pour que sa fille ne fasse pas de rechute.

« Nous avons reçu un petit bol, je dois l’utiliser pour surveiller son appétit, je l’utilise pour mesurer ce qu’elle mange et en quelles quantités. Le personnel du centre de santé m’a dit qu’il fallait bien se laver les mains avant de préparer à manger et laver tous les aliments pour éviter qu’elle ne développe des maladies.

 

Lys Arango pour Action contre la Faim

Lys Arango pour Action contre la Faim

Lys Arango pour Action contre la Faim

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Lys Arango pour Action contre la Faim

Lys Arango pour Action contre la Faim

Lys Arango pour Action contre la Faim

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Avant, quand elle était malade elle ne buvait plus de lait, maintenant elle le boit toute seule. Elle mange aussi du Roti’s (pain plat indien à base de blé) et des légumes à présent. Elle a repris des forces et du poids alors qu’avant elle était faible. Deux fois par mois un bénévole communautaire va venir pour l’ausculter et vérifier que son état est stable. »

 

Un cercle vicieux

 

Partout dans le monde, 1 tiers des femmes en âge de procréer souffre de carences en fer voire d’anémie.

Dans la communauté et la région de Baran en général, beaucoup d’adolescentes et de femmes sont anémiques et souffrent aussi de carences en iode et en vitamine A. Cela signifie qu’un plus grand nombre d’enfants présentent un poids plus faible que la normale à la naissance. Ces enfants ont à leur tour des carences et donnent naissance eux aussi à des enfants en sous-poids, créant ainsi un cercle vicieux.

A Baran la prévalence de l’anémie chez les enfants de moins de 5 ans concerne 80,0 % d’entre eux. Nous observons qu’il existe un lien étroit entre la santé maternelle et la prévalence de maladies nutritionnelles chez les enfants. Une communauté dans laquelle les mères souffrent pour la plupart de carences va être une communauté avec de forts taux de sous-nutrition. Ici à Baran, près de 90% des enfants atteints de malnutrition aiguë sévère avaient un faible poids à la naissance.

La coutume veut que les filles se marient et deviennent mères très jeunes – une enquête récente a révélé que 38 % des filles âgées de 15 à 19 ans avaient déjà donné naissance à au moins un enfant, et 16 % étaient enceintes à Baran.

Les mères en bonne santé sont la première ligne de défense des enfants contre la sous-nutrition. Cependant, au sein de la communauté, la santé de ces femmes est souvent négligée en raison du manque de sensibilisation et d’information et à cause de la discrimination envers les femmes. Le genre entre en compte dans la lutte contre la faim, il est important de protéger la santé de toutes et tous pour un monde sans faim.

 

 

 

 

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