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Placide © Christophe Da Silva / Hans Lucas
pour Action contre la Faim

Témoignages

République Centrafricaine

Témoignage Placide

C’est moi qui soigne les enfants malnutris. J’aime bien mon travail. Quand j’arrive le matin, je fais mes passations de service avec mes collègues. J’observe mes patients, je revois leur traitement s’il y a quelque chose à ajouter. Je le fais chaque jour. Ce sont souvent des enfants qui souffrent de malnutrition sévère, souvent parce que les mères ne trouvent pas assez de quoi manger. Il y a beaucoup de paludisme et les enfants ne dorment pas bien. Les conditions sont précaires dans notre pays. Les pathologies peuvent être très différentes chez les enfants malnutris.

S’il y a un conflit, le nombre d’enfants malnutris augmente. Je ne peux pas être libre, je cous ici et là pour les médicaments, je ne dors pas, ça joue sur ma vie et ma santé. Je ne peux pas aller comme je veux, la charge devient énorme. Ma famille ne peut pas me voir autant car je travaille beaucoup au centre. 

"Les enfants tombent dans la malnutrition à cause des conflits. Aussi, les parents ne travaillent pas, ils ne vont pas aux champs pour cultiver à cause de la violence."
Placide
Placide
Bégoua, RCA

Parfois, les parents décèdent et l’enfant n’a pas de suivi. Cette question est capitale. Je remercie beaucoup la population française et les ONG qui viennent en RCA. Sans ça la population souffrirait beaucoup et les difficultés seraient énormes. Ce qui me tient à cœur de partager à la population française c’est que les difficultés sont énormes. La malnutrition touche les enfants mais aussi le troisième âge. Il y a beaucoup de capacité à renforcer. Nous avons besoin de médicaments et de vivres pour les enfants. Il y a beaucoup de besoin sur les axes périphériques mais il n’y a plus d’activités. Certaines mères amènent alors leurs enfants ici dans un état déjà grave. Il n’y a pas tous les moyens ici et nous devons transférer les enfants vers le CPB (ndlr : centre pédiatrique de Bangui) mais cela coûte cher pour les accompagnants. Souvent les enfants guérissent au centre, retournent à la maison et retombent dans la malnutrition car les mères n’ont pas assez de moyen. Certains accompagnants, des villageois, viennent au centre pour leur enfant mais cela leur coûte cher de venir. Aussi, une fois au centre, ils n’ont rien à manger. Les mères ne veulent aussi pas laisser les autres enfants seuls à la maison. Parfois ils ne peuvent pas revenir et leur enfant meurt à la maison.

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