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Témoignages

Moussa Coulibaly à Markunda, où il a passé cinq mois pour une mission d’aide alimentaire.

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Markunda, zone sensible de la RCA

La zone de Markunda, au nord-ouest du pays, est particulièrement sensible car la population subit depuis plus de cinq ans les conséquences d’une situation politique instable du fait des violences exercées conjointement par l’armée rebelle (l’APRD), l’armée officielle et les « zaraguinas », les coupeurs de routes. Attaquant les convois, pillant les marchandises et organisant des enlèvements, ces derniers représentent une véritable menace sur les axes routiers de la zone.

 

Cette insécurité permanente étouffe l’activité économique et met en danger la population qui n’a par conséquent pas accès aux ressources alimentaires. Pour échapper à cette violence, on estime que des milliers de personnes se sont réfugiées au Cameroun et au Tchad voisins ou ont fui en brousse, à quelques kilomètres de leur village et de leurs champs, dans des abris de fortune.

 

Aujourd’hui, certains reviennent progressivement dans leurs villages mais beaucoup restent dans des campements alentours, davantage reculés des routes et donc moins exposés. Dans ces villages éloignés, les problèmes s’accumulent : infrastructures inexistantes, manque d’accès à l’eau potable, champs abandonnés. Moussa, expatrié d’ACF à Markunda, témoigne de la difficulté pour les habitants de s’approvisionner dans un tel contexte : « Il n’y a quasiment plus de marchés et les commerçants se comptent sur les doigts de la main dans la zone couverte par nos activités ». Ces déplacés en brousse vivent de cultures vivrières mais la production est maigre et souvent ne suffit pas à nourrir convenablement toute une famille. Le coton, naguère principale source de revenus, n’est plus commercialisable depuis la crise. C’est pour répondre à cette situation qu’Action contre la Faim a mis en place depuis un an, un programme d’aide alimentaire et de distribution de semences.

 

Moussa : un homme de terrain engagé

 

Pendant cinq ans, Moussa a travaillé comme employé national pour la mission d’Action contre la Faim en Côte d’Ivoire, en étant tour à tour « Assistant de programme » et « Responsable de projet » en sécurité alimentaire, dans plusieurs régions. « Chargé de programme d’aide alimentaire » depuis 2008, à Markunda en RCA, Moussa nous explique son rôle au sein de la mission : « Très concrètement, il s’agissait d’organiser la distribution des semences et une distribution de nourriture en parallèle, dans le but d’éviter que la population ne consomme les semences avant de les avoir plantées ». En effet, lors de la soudure, période critique pour les populations vulnérables où très souvent il ne reste plus rien à manger avant la nouvelle récolte, les gens pourraient être tentés d’entamer le stock de semences.

 

Il poursuit : « Au départ, je devais distribuer quatre types de semences, dont l’arachide et le sésame et faire ensuite la distribution des vivres pour protéger les semences. Mon travail consistait à aller de villages en villages recenser les chefs de famille.

 

18 000 bénéficiaires du programme alimentaire d’ACF

 

Des séances de sensibilisation ont été organisées en parallèle afin d’expliquer le fonctionnement des distributions d’ACF à l’ensemble de la communauté, afin de ne pas créer de tensions ni de jalousies. 62 villages de la région ont été concernés par ces activités. Au départ, 2400 ménages ont bénéficié de ce programme de distribution de vivres de protection de semences, soit près de 15 000 personnes entre juin et juillet.

 

Mais au cours de la période d’août à octobre, de nouvelles personnes déplacées sont arrivées dans la région, suite aux incidents de février et mars à la frontière de la RCA avec le Tchad. Cet afflux soudain de déplacés autour de Maitikoulou a obligé l’équipe ACF à revoir le programme et à étendre le nombre de personnes bénéficiaires des distributions à près de 18 000 individus et un peu plus de 3000 ménages.

 

Une lueur d’espoir ?

Depuis juin 2008, un accord de paix a été signé entre les rebelles et le gouvernement mais l’heure est à l’expectative. Un accord de paix ne signifie pas pour autant un retour immédiat de la sécurité et donc de la liberté de mouvement pour les populations. De plus, les « coupeurs de route » sont aujourd’hui le plus aigu des problèmes de sécurité pour les populations comme pour les humanitaires.

 

 

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