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ACF en HAìTI

Témoignages

une facette méconnue de la lutte contre la malnutrition

ACF en HAìTI

Jusqu’à il y a peu, David était responsable alimentaire. Son rôle était de distribuer des repas chauds aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu’aux enfants malnutris de six mois à cinq ans. Il avait sous sa responsabilité une équipe de deux assistants, quatre superviseurs généraux et 21 cantines, distribuant quotidiennement plus de 283 repas.

Lors de son admission, l’enfant est examiné afin de déterminer ses besoins nutritionnels, puis une carte comportant toutes les informations nécessaires lui est remise. Chaque jour, avant d’accéder à la cantine, la mère ou l’enfant présente sa carte à l’accueil, et l’on vérifie qu’il ou elle est bien inscrit(e) sur les listes des bénéficiaires. Puis, ils doivent passer devant une infirmière qui vérifie l’évolution de leur guérison. Après s’être lavées les mains, enfin, ils entrent dans la cantine.

Les repas servis, principalement à base de bouillie de soja et de maïs, doivent combler les carences énergétiques des mères et des enfants. Afin d’être sûr que les bénéficiaires mangent bien toute leur ration, assurant ainsi l’apport énergétique quotidien, ils doivent rester à la cantine ; en effet, avant la mise en place de ce système, les bénéficiaires, en rentrant chez partageaient leurs repas avec leurs familles, nuisant de fait à leur guérison.

Au sein des cantines, des infirmières sensibilisent parents et enfants au problème de la malnutrition. « Des psychologues présents sur le terrain complètent les traitements médicaux, en apportant un point de vue différent et nécessaire qui permet de détecter les causes indirectes de la malnutrition » commente David. Une fois ces causes connues, il est plus simple pour les équipes nutritionnelles de traiter correctement les bénéficiaires.

Les cantines ne sont pas le seul exemple de complémentarité professionnelle en Haïti. « Les différentes ONG présentes interagissent ensemble » nous explique David. Ainsi, sur 16 000 enfants soignés par Action contre la Faim, 300 ont été dirigés vers ACF par l’ONG Handicap International, et 300, par Médecins du Monde. Ce travail collaboratif entre les associations permet une meilleure guérison, et une meilleure compréhension des besoins de la population, dans cette nation si petite mais si rude. Car malgré sa petite superficie, la situation de l’île est complexe. « L’Etat ne remplit plus son rôle, et le pays s’enfonce dans la pauvreté » constate David. Clientélisme et corruption sont monnaie courante et il n’est pas rare qu’au moment des élections, comme actuellement les sénatoriales, les candidats tentent une récupération politique des ONG.

Sans s’attarder sur de telles considérations, David a choisi d’y retourner pour travailler sur des projets générateurs de revenus pour les populations comme la création de trois crèches, ou encore de l’aide à la formation. Au cours de ces neuf mois de mission, David et son équipe ont servi à la population des Gonaïves plus de 1 200 000 repas.

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