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Témoignages

Irak

L’importance du soutien psychologique pour les réfugiés syriens

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Après un Master en coordination de projet de solidarité internationale et plusieurs années passées en France en tant que travailleur social, Nicolas enchaîne les missions au sein de différentes organisations humanitaires. Timor Oriental, Haïti, Tchad, Soudan du Sud, Burkina Faso, les pays et les contextes se succèdent. Ces expériences lui permettent de mettre en pratique ses connaissances en termes de prise en charge psychosociale des victimes, de reconstruction humaine et de mise en place de mécanismes de protection.

 

A son arrivée au Kurdistan irakien, et plus précisément dans le camp de Gawilan à proximité de la ville d’Erbil, Nicolas est immédiatement frappé par la situation des réfugiés : « Ils sont souvent choqués à leur arrivée dans les camps, ils s’attendent à autre chose. Leurs standards de vie sont généralement assez élevés, beaucoup font partie de la classe moyenne syrienne et c’est une vraie dégringolade pour eux ». La « Residence Card », le sésame délivré par les autorités kurdes et qui permet de se déplacer librement est devenu très difficile à obtenir. Beaucoup de réfugiés se retrouvent donc bloqués à l’intérieur des camps.

 

 

Désorientés, dans des conditions de vie difficiles, les réfugiés syriens sont extrêmement vulnérables. « On craint une détérioration de la cellule familiale due à l’impact de la crise ». Pour pallier cela, ACF va mettre en place divers programmes visant à maintenir les liens familiaux ainsi que la solidarité au sein de la communauté. « Nous allons organiser des groupes de discussion : particulièrement pour les femmes enceintes et allaitantes et leurs nourissons mais il est également primordial d’inclure les pères qui sont très présents auprès de leurs enfants. On les croise souvent, les nourrissons dans les bras et il faut absolument maintenir ce lien. Lors de crises importantes, les pères peuvent avoir le sentiment de perdre leur rôle social et se retrouvent en marge de la cellule familiale ». « Des « groupes de support émotionnels » permettent également aux gens de partager leurs difficultés et leurs préoccupations. Cela permet de créer du lien et de casser le sentiment de solitude. Dans le même temps, c’est l’occasion pour nous d’écouter et de mieux connaitre leurs besoins. »

 

Les jeunes de moins de 18 représentent 50% des victimes du conflit syrien. Ils sont également au centre des préoccupations d’ACF. Des cas de conduites régressives sont régulièrement observés avec des troubles comme du bégaiement, de l’énurésie. Des espaces de dialogues parents – enfants sont mis en place en petits groupes, ainsi que des activités récréatives permettant de stimuler les enfants via du dessin ou du théâtre.

 

Si les réfugiés syriens sont les premiers bénéficiaires des aides apportées par ACF, les équipes d’ACF bénéficient également de formations psychologiques afin qu’elles puissent faciliter le premier contact car si apporter de l’aide est important, la manière dont on le fait l’est tout autant.

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