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Témoignages

Distributions d'urgence en République Centrafricaine

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Après un DEUG d’histoire, Claire aspire à une activité où elle pourrait véritablement se sentir utile. Décidée à s’engager dans l’humanitaire, c’est en 2003 qu’elle entreprend une préqualification aux métiers de l’humanitaire, qu’elle finalisera avec l’Institut Bioforce en tant que logisticienne. Riche de ces formations, elle rejoint Action contre la Faim où elle effectue trois missions en tant que chargée de l’aide alimentaire au Darfour, au Sri Lanka, puis en Côte d’Ivoire.

Pour sa nouvelle mission, cette habituée des terrains d’urgence part dans le Nord Ouest de la République Centrafricaine. Depuis deux ans, cette zone connaît des troubles importants. Les populations civiles sont prises en étau entre une rébellion en lutte contre le gouvernement du président Bozizé et les forces armées centrafricaines. Des centaines de villages ont été pillés, brulés, les civils sont traumatisés, et soumis à une prédation incessante de la part des parties au conflit. Les habitants sont contraints de survivre en « brousse » dans le dénuement le plus total. Claire se souvient encore de ces regards apeurés : « les gens sont sous pression, ils ont peur. Au moindre bruit de moteur, ils fuyaient croyant à l’arrivée de véhicules chargés d’hommes armés ! ».

Pour aider ces populations à survivre et relancer l’agriculture locale, Action contre la Faim a mis en place un important programme de distribution de nourritures et de semences, accompagné d’une logistique bien rodée. Pendant la période de soudure (entre deux récoltes) les gens doivent tenir sur leur réserve. Mais dans cette zone, les stocks de semences étant le plus souvent pillés et les récoltes trop maigres, les habitants se nourrissent très peu, et surtout, de manière déséquilibrée. Dès son arrivée, Claire a donc distribué des semences, mais aussi des vivres (farine, haricots, huile, sel, sucre) afin de protéger les futures récoltes agricoles.

Au total, 110 tonnes de nourriture par mois et 150 tonnes de semences ont été distribués à 3000 familles de déplacés (environ 13500 personnes) !

Ce qui a particulièrement marqué Claire, c’est la léthargie dans laquelle toute la région est plongée par l’insécurité : aucun mouvements commerciaux, quasiment pas de nourriture sur les marchés : « Pour manger certains aliments comme du poisson, les habitants devaient passer commande auprès d’une personne et attendre plusieurs jours avec que cela arrive ! Sur les étalages des marchés, il n’y avait presque rien ».
Nostalgiques de leur vie passée et de leurs anciens commerces plutôt florissants (notamment de coton), les habitants n’ont plus pour seuls moyens de survie la pêche, la chasse et la cueillette.

« Ce n’est pas le Darfour, mais la situation reste très préoccupante. Elle ne doit pas perdurer plus longtemps et doit être surveillée de très près » conclut-elle.

Action contre la Faim recrute régulièrement des volontaires pour partir en mission dans une vingtaine de pays. La liste des postes à pourvoir ainsi que les qualifications requises sont disponibles sur le site Internet www.actioncontrelafaim.org.

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