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Covid-19 Lima Perou response ACF © Dennis Zevallos pour Action contre la Faim

Témoignages

Journée mondiale des réfugiés

850 000 Vénézuéliens affrontent le Covid-19 au Pérou

Les migrants vénézuéliens sont l’un des groupes les plus touchés par la pandémie Covid-19 en Amérique latine. Déjà dans une situation d’urgence socio-sanitaire avant la crise, les familles vénézuéliennes se sont trouvées plus vulnérables en raison du manque d’accès aux services de santé publique et à l’emploi. 

 

 

Lorsque le Covid-19 a touché le Pérou, beaucoup ont trouvé refuge dans des foyers communautaires qui, depuis la déclaration de l’état d’urgence, sont surpeuplés et ne disposent que de peu de ressources pour s’occuper du nombre de personnes confinées, la plupart n’ayant accès à aucune source de revenus. 

La situation sanitaire est un obstacle supplémentaire pour ces migrants qui ont quitté leur pays pour tout recommencer. Trouver un emploi, un logement et s’intégrer sont des défis de tous les jours pour ces populations que le Covid-19 a fragilisé.  

 

Répartir de zéro en temps de pandémie  

 

Lima, capitale du pays et principal foyer du Covid-19, abrite 80% des migrants vénézuéliens du pays. Parmi eux, 1 Vénézuéliens sur 3 est au chômage depuis la quarantaine, laissant de nombreuses familles en insécurité alimentaire et sanitaire. 

Karina Danices Núñez est une Vénézuélienne de 36 ans qui, comme beaucoup de ses compatriotesquitté son pays à la recherche de meilleures opportunités pour elle et sa famille.
Arrivée au Pérou en 2018, elle vit avec sa fille eson neveu à San Martin de Porresau nord de la ville de Lima. 

Avant la pandémieKarina travaillait dans un restaurant. « Depuis le début de la pandémie, le restaurant a fermé et ça fait déjà 66 jours que je ne travaille pas. C’est assez difficile, surtout pour payer le loyer et les courses. Je n’ai pas eu de revenus depuis deux mois, alors je cherche un emploi pour faire vivre ma famille«  

Pour l’aider, Karina un petit réseau de soutien et reconnaît qu’étant si loin de son pays d’origine, il est très important de se sentir accompagnée. Les membres de sa famille ont également été gravement touchés par la pandémie. « J’ai des frères qui vivent à Lima. Nous avons de nombreux besoins, eux aussi ont perdu leur emploi« . 

Pour l’aider à faire face à cette perte de revenus, Karina s’est tournée vers Action contre la Faim. Nos interventions face au Covid-19 se sont concentrées sur trois domaines : l’hygiène, l’alimentation et les moyens de subsistance. « J’ai reçu deux paniers de nourriture et de produits d’hygiène. Ils me contactent et me donnent une heure précise pour éviter les files d’attente et les encombrements« , détaille KarinaCes paniers repas sont d’un grand soutien pour sa famille et leurs permettent de survivre le temps de la crise.   

"Par ici, je ne connais pas d'autres organisations qui apportent leur aide et à cause de la pandémie le gouvernement non plus ne nous vient pas en aide"
Karina Danices Núñez
Pérou

Les équipes d’Action contre la Faim ont distribué plus de 40 000 kg de nourriture et 1000 kits d’hygiènes pour les migrants et les péruviens en réponse à la crise du Covid-19. Dans une situation d’urgence socio-sanitaire, les familles vénézuéliennes sont plus vulnérables en raison du manque d’accès aux services de santé publique, à l’emploi ou aux liens économiques fournis par le gouvernement péruvien aux familles en situation d’extrême pauvreté.  

Covid-19 Lima Perou response ACF © Dennis Zevallos pour Action contre la Faim
Covid-19 Lima Perou response ACF © Dennis Zevallos pour Action contre la Faim
Covid-19 Lima Perou response ACF © Dennis Zevallos pour
Action contre la Faim
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Une communauté parfois rejetée 

 

En plus des risques économiques et sanitaires, les migrants vénézuéliens ont vu la xénophobie et le rejet de ceux-ci croître de manière exponentielle ces derniers mois. Les ressources économiques limitées poussent les Péruviens à prioriser les nationaux dans l’aide et les dépenses de l’Etat.  

Ce rejet vient s’additionner au contexte déjà compliqué de la crise sanitaire et de la situation instable des migrants vénézuéliensMême si cela est parfois difficile, les familles mettent à profit les liens culturels et historiques qui existent entre les deux pays pour se faire une place. 

"C'est difficile de quitter son pays, sa famille, son travail, de se rendre dans un nouvel endroit et de repartir à zéro"
Yuselvis Josefina Carmona
Pérou

Yuselvis Josefina Carmona est une Vénézuélienne de 40 ans qui vit à Lima avec son mari et ses deux enfants depuis 2019. Pour Yuselvis, la principale raison de quitter son pays d’origine était de chercher un meilleur avenir pour ses enfants : « Un de mes enfants souffre d’autisme et d’un trouble du développement, et au Venezuela tout était beaucoup plus difficile avec le manque de nourriture. Nous mangions de la farine et de l’hydrate de carbone et mon fils été toujours malade.  

A son arrivée, elle a tout de suite été confronté aux réticences de certains. « En tant que migrants, il ne nous est pas facile d’arriver dans un pays avec une culture différente et des discriminations. Il est très difficile de quitter son pays, sa famille, son travail, de se rendre dans un nouvel endroit et de repartir à zéro« . 

Malheureusement, avec l’aide croissante dont ont besoin les populations pour faire face à la crise sanitaire, cette situation pourrait s’intensifier. “Il existe un risque que ce phénomène
s’accentue lorsque les distributions et l’aide de l’état commenceront. Le fait que la communauté vénézuélienne soit soutenue peut représenter un élément qui réactive le rejet de cette population, malgré le fait que la plupart d’entre eux ne reçoivent aucune aide 
de l’État et ont été laissés en dehors 
du plan de subvention pendant l’urgence
,” précise América Arias, directrice pays d’Action contre la Faim au Pérou 

Action contre la Faim apporte un soutien ainsi que des conseils en matière de santé, d’alimentation et de moyens de subsistance aux migrants et aux réfugiés pour les aider à s’intégrer dans la vie locale. Depuis le début de la pandémie, nous faisons partie dRéseau National Humanitaire, d’un groupe de travail pour les réfugiés et les migrants, ainsi que de la Mesa de Concertación pour la lutte contre la pauvreté. 

 

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