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CM_Nut&H_2019_ © Christophe Da Silva pour Action contre la Faim

Communiqués de presse

RAPPORT SOFI 2020

Pour la quatrième année consécutive la faim augmente dans le monde

Dans son dernier rapport « Impact de la COVID-19 sur la faim : quand une pandémie en cache une autre », l’organisation humanitaire craint que plus d’un milliard de personnes ne souffrent de la faim suite à cette pandémie. Action contre la Faim appelle les décideurs et gouvernements à prendre les mesures à la hauteur de la situation: au Nord comme au Sud, il est urgent de transformer les systèmes alimentaires pour les rendre durables, résilients et plus justes.

Le nouveau rapport de la FAO prouve une fois de plus que la faim est un fléau tristement d’actualité. Après des années de baisse progressive, les chiffres de l’insécurité alimentaire continuent d’augmenter depuis 2014. Le nombre de personnes concernées s’alourdit en 2019, et touche 690 millions de personnes [1]. Alors que les trois derniers rapports s’intéressaient aux grandes causes de la faim (les conflits, la crise climatique, les inégalités économiques), le SOFI 2020 envisage des recommandations pour rendre accessible à l’ensemble de la population mondiale une alimentation nutritive et durable, en transformant les systèmes alimentaires. Action contre la Faim, qui intervient dans 25 pays à travers le monde, observe la détérioration de la sécurité alimentaire des populations sur le terrain :

« Nous constatons déjà les effets sur la sécurité alimentaire des populations dans les nombreuses régions d’intervention. La situation mondiale inédite liée à la propagation de la COVID-19 a entraîné une réduction globale des échanges commerciaux et affecté l’accès aux moyens d’existence pour les plus vulnérables », explique Jean-François Riffaud, Directeur Général d’Action contre la Faim France.

Selon le rapport, s’il s’agit de rendre accessible financièrement l’alimentation saine et nutritive, il convient également de réduire les coûts que supportent nos sociétés, liés aux conséquences d’une alimentation industrielle, non saine et non durable. Des coûts gigantesques liés aux impacts sur la santé et sur le climat.

« Si rien n’est fait, ce rapport confirme que l’objectif « Zéro Faim » que la communauté internationale s’est fixé pour 2030 à travers ses Objectifs de Développement Durable ne sera pas atteint », selon Pierre Micheletti, Président d’Action contre la Faim France. « Il devient impératif de transformer nos systèmes alimentaires pour les rendre durables, résilients et justes, et en finir avec la faim. Pour Action contre la Faim, l’agroécologie paysanne doit être au cœur de cette transformation, au Nord comme au Sud», conclut-il.

Dans son rapport publié la semaine dernière, Action contre la Faim a alerté sur la menace d’une crise alimentaire en 2020 comme conséquence directe et indirecte de la pandémie de la COVID-19 dans les pays déjà touchés par des crises humanitaires. Une réalité dramatique qui frappe en priorité les populations les plus vulnérables qui n’ont pas d’accès suffisant aux services essentiels. En outre, cette crise a mis en exergue les inégalités des systèmes, sociales et géographiques et renforcé considérablement la pénurie alimentaire chronique et le manque de diversité dans certaines régions, ainsi que les écarts saisonniers dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Action contre la Faim appelle les instances politiques internationales à tirer des leçons de cette pandémie et à véritablement considérer les crises, qui elles sont annoncées de longue date. « C’est avec la même fermeté que les Etats, et la France en particulier, doivent désormais agir pour répondre aux causes connues de la faim et en particulier à la crise climatique, dont les conséquences sur la faim pourraient être bien dramatiques. La pandémie de Covid nous aura au moins montré qu’ils peuvent s’en donner les moyens, quand ils le souhaitent », conclut Jean-François Riffaud.


[1] Suite à une réévaluation des données en provenance de la Chine, le rapport SOFI présente un chiffre moins élevé de personnes touchées par la faim, passant de 821,6 millions de personnes à 640 millions. Ce nouveau calcul confirme néanmoins à l’échelle planétaire une tendance à l’augmentation des chiffres de la faim.

 

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