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Communiqués de presse

Séisme à Port-au-Prince

5 ans après, Haïti se relève doucement

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Les destructions ont été massives et la reconstruction prend du temps, mais la situation s’améliore doucement. Il y avait 1.5 million de personnes déplacées juste après le tremblement de terre, ils sont encore plus de 70 000 aujourd’hui dans la capitale. Ce chiffre est encore bien trop élevé, mais il met en lumière le travail énorme qui a été fait. La tâche n’est pas simple, en particulier dans le contexte d’une ville déjà très vulnérable avant la catastrophe et où les solutions de logement sont limitées.

 

Si les séquelles et les traces physiques du séisme disparaissent doucement, le pays tout entier est encore bien fragile et le quotidien des haïtiens les plus vulnérables et des déplacés est difficile : « Le séisme a vraiment été un événement sans précédent, une expérience douloureuse que je ne veux jamais revivre. » explique une mère de famille, qui a quitté le camp du champ de Mars un an après le séisme pour aller revire dans la vallée de Bourdon. « À la saison des pluies, les maladies de peau nous démangeaient. Et au moment où le soleil brillait il est impossible de vivre sous les bâches. Aujourd’hui, nous continuons à faire face à beaucoup de difficultés, tout n’est pas résolu, mais avec l’aide d’ONG, nous pouvons au moins subvenir à nos besoins. Regardez mon petit jardin potager installé grâce au soutien d’ACF, cela me permet de cultiver quelques légumes pour manger » explique-t-elle.

La reconstruction parait bien lente mais ce ne sont pas que les maisons qui doivent être reconstruites, mais c’est bien tout un système, tout un pays qui a été mis à terre. « Pour comprendre ce que cela implique rappelons-nous que lorsque la ville de Caen a été détruite en 1944 par exemple, il a fallu 2 ans pour reloger tout le monde et la reconstruction a pris 20 ans. Ce n’était qu’une ville de 60 000 habitants. Port au Prince comptait environ 3 millions d’habitants avant le séisme. » explique Hélène Queau, Directrice pays pour la mission ACF en Haïti. « La reconstruction d’Haïti après le séisme n’est pas seulement la reconstruction physique des zones touchées comme Port au Prince – 250 000 personnes sont mortes ce jour-là, en quelques secondes. Le pays tout entier en a été profondément bouleversé- Elle implique aussi celle des institutions étatiques, mais aussi de son économie, des systèmes d’approvisionnement en eau, hygiène et assainissement, de santé, ou d’éducation… Pour que cette reconstruction soit pérenne et soulage effectivement les Haïtiens, il faut s’attaquer aux causes structurelles qui pèsent sur le pays depuis des décennies, ces problèmes chroniques qui sont régulièrement aggravés par des crises ponctuelles et maintiennent les familles les plus fragiles dans un état de vulnérabilité permanent. » Ainsi, près de 6% des haïtiens sont encore considérés en situation d’insécurité alimentaire chronique (soit 600 000 personnes) et 30 % en insécurité alimentaire modérée, extrêmement vulnérables à tout choc externe.

Les équipes d’ACF étaient présentes auprès des haïtiens avant le séisme et resteront tant que cela sera nécessaire en travaillant avec les institutions et organisations nationales pour trouver ensemble des réponses pérennes et adaptées aux besoins des populations, notamment des plus fragiles. 

 

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Contact presse : Julia Belusa : 01 70 84 72 22/ jbelusa@actioncontrelafaim.org / @JuliaBelusa

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